Operation reussie!
Avant de vous raconter l epopee de ces 36 dernieres heures, laisser moi vous compter mon dernier jour en Bolivie.
Comme je l avais dit il me semble ds mon dernier post, je suis donc arrive a Tarija le 29 octobre. Pour ceux qui suivent, attention je les vois les cancres du dernier rang qui ont rate des episodes :-) je dois etre a BA (Buenos Aires) le 5 novembre.
Avant cela, une de mes dernieres envies residait ds le Paraguay. Ce pays etrange m avait laisse totalement indifferent jusqu a ce que je commence a lire des choses et d autres a son sujet..Mais j y reviendrai par la suite.
Ainsi j suis arrive a Tarija ds la nuit du...Ah, j oublais le trajet Tupiza->Tarija d abord, parce que epique aussi. Je saute ds le bus a le derniere minute (ca devient un sport ca aussi, plus ca va plus j arrive au dernier moment, j vais finir par en louper un...) je m assois, pas eu l temps de manger que le bus demarre; j vois la bonne femme de l autre cote du couloir en train de se signer. Ma voisine m explique que la veille le bus est tombe ds le precipice (17 morts et 46 blesses). "Et vous, vous voyagez pour le plaisir?" me demande-t-elle. Elle se signe a son tour, ben ca promet. Pour la forme j le fais aussi -ca peut pas faire de mal pas vrai-, mais c pas ca qui va m couper l appetit...He he qui voila, mon sauveur avec son steak de lama hache, son mais et son oeuf dur sous cellophane.
Effectivement, la route est impressionnante, meme de nuit. On passe tout d abord a travers des mares gigantesques et le nbr de camions et bus croises est impressionnant.
On laisse ensuite la route qui va vers Villazon et la frontiere argentine pour bifurquer vers Tarija. Je m endors rapidement mais vais me reveiller 2-3 fois durant le trajet. A chaque fois, j me marre en jetant un oeil a ma voisine cramponne a son siege.
Bref, on arrive a bon port, content d etre en un seul morceau, vers 3h du mat. Le chauffeur sympa nous permet de finir la nuit ds le bus, et une nuit d hotel de gagner, une! Au ptit matin, en prenant le ptit dej, je m informe des nouvelles en lisant le journal et j apprends qu il y a un blocus forme par des paysans pour protester contre des pbs d alimentation en eau. Meme si je n ai pas eu trop a en souffrir jusque la, il faut savoir que la Bolivie est un pays tres contestataire, il y a souvent des manifestations et les routes sont regulierement bloquees.
Bref, le chemin que je voulais prendre est ferme depuis 2 jours. Je passe la journee a faire le tour de la ville, tres agreable au demeurant. C est une ville de taille moyenne, 150 000 hab.environ, peu touristique, et encercle par les vignes. Le lendemain, mon hotelier m ayant file les bons tuyaux pour la tournee des cave, je prends la direction de la cooperative. On m accueille quasimment les bras ouverts, j ai droit a une visite privee et gratuite, avec la degustation comme il se doit a la fin.
Ensuite j enchaine une cave privee, le patron n est pas la mais j ai qd meme le droit a gouter a la production maison. Pas terrible en comparaison avec ce que j ai goute
avant alors je change de cremerie..
J arrive a la 3eme adresse et la je flaire immediatement la bonne adresse : ce lieu est l antichambre du paradis, des vins en veux-tu en voila; j en vois de toutes les couleurs! la degustation est un peu rapide mais permets d avoir un apercu avant de passer a table. Je m approche du comptoir pour passer commande et 2 nanas en train de commander egalement me proposent de me joindre a leur table.
Il s agit de collegues travaillant ds le milieu hospitalier, l ambiance est bonne enfant, et le vin aidant les langues se delient. On reste la jusqu au milieu de l apres-midi puis on prend la direction de l hopital pour la "supervision" que 2 d entre elles doivent assumer. On attend ds la voiture qd j assiste a une scene de "mini-guerre civile". La question que j ai eu la mauvaise idee de poser pendant le repas sur les pbs actuels que traverse le pays, associee aux effets de l alcool, reveillent les vieilles rancoeurs. Depuis la veille, sans presque m en rendre compte, j ai change de bord. La docteur originaire de La Paz tape une crise en disant que les autres sont des autonomistes. Heureusement, les soi-disant autonomistes sont moins emeches que la docteur et la situation ne s envenimera pas.
Ensuite elle s endort et tout le monde rentrera sagement se coucher..
C etait donc le 30 cotobre, dernier jour complet en Bolivie. Depuis je suis passe en Argentine (le 31), puis de la au Paraguay(hier donc, le 1er novembre). Et quelle satisfaction d etre arrive a bon port. Ca a ete long, pas toujours evident, mais j ai eu la confirmation que qd on veut vraiment qqch -avec un peu d argent certes-, on parvient a son but.
Et pourtant il y avait des obstacles, le blocus d abord, les passages de frontieres ensuite, et les temps de transports. Finalement je suis content du chemin que j ai pris, ca s est plutot bien goupille.
D abord l arrivee a Bermejo, ou c la galere pour comprendre ou passer la frontiere et sutout pour savoir ou aller apres..Il faut savoir que j ai fait tout ca en naviguant a vue. J ai eu beau chercher sur Internet, d une part part pas grand-monde est venu jusqu ici, et ya encore moins d infos pour savoir comment passer d un pays a l autre, les temps de trajet, etc...Bref, j avancais au coup par coup car qd je demandais en Bolivie combien de temps pour aller au Paraguay, personne etait foutu de me repondre. La situation a commencee a s eclaircir a mon arrivee en Argentine. Une fois que j ai passe la forntiere il etait clair qu il fallait que j aille jusqu a Pichanal ou il existe un noed autoroutier.
De la, je suis tombe sur le sachant de la region, le gd manitou des transports, le responsable local de l agence Fletcha. Oui, Monsieur, vous pouvez aller au Paraguay, nous avons un bus qui part a 18h40, 12h plus tard pour etes a Clorinda, tt pres de la frontiere et a une volee d Asumption. Mais c est parfait ca!! Bah, j vous raconte tout ca parce que sur le coup on s pose des milliards de question, ya toujours plein de choix de possibles, avec des informations partielles, erronnees souvent. Il faut savoir distinguer le totalement faux de l approximatif (ya jamais de totalement vrai...), jauger les personnes, raisonner tout en ecoutant son instinct, tout ca dans le respect de ses valeurs.
Evidemment, au lieu de 18h40, on est parti a 19h30, evidemment c etait pas 12 mais 13h mais peu importe, j etais hier matin a la porte d entree. Encore fallait-il savoir l ouvrir..En descendant du bus, j sentais pas les mecs qui attendait pour proposer service de taxi, bureau de change, tt ce qu tu veux mon ami...Je m adresse qu chauffeur qui contredit ce que me raconte un des types, la frontiere est la, toute proche, et pas besoin de prendre le taxi.
Et patatrac, cette fois j me suis plante...y avait un fond de verite ds c que le type racontait, ils ont pas le timbre la ou j comptais passer. Alors on repars...Sympa, les douaniers m explique comment me rendre en collectivo au fameux puente. Bah, moi ca m eclate tout ca. Certains diraient c la galere, moi je dis c l experience et l metier qui rentrent.
J prefere galerer comme ca que qd c est du tt cuit. Les frontieres se suivent et ne se ressemblent pas. Ici, ya un premier point de passage ou on me dit que c pas pour moi, va comprendre Charles...J demande confirmation cote paraguayen (mieux vaut 2 fois qu une avec les chgts de pays..). Apres c un ptit peu longuet, la file d attente cote argentin, la paraguayenne qui m demande mon billet de bus qui m a servi a venir jusque la, puis l attente pour le depart du collectivo et la bonne heure pour aller jusqu au terminal d Asumption.
Et pour couronner le tout, les elements qui se dechainent. Ouais, le temps est pas trop au rdv et j me dis qu heureusement que j suis passe par le cote argentin et que j ai evite les pistes de terre bolivienne avec ce temps la..
Voila, la j sors du cinoche, j suis allez voir "A la Deriva" qui apparemment est sorti ya plusieurs mois en France.
J sais pas encore si j reste jusqu a mardi soir ou si j mets les bouts des demain. Allez, j laisse encore une chance a ce pays mais c vrai qu j suis assez mitige. D abord il fait vraiment pas super beau (trombes d eau a plusieurs reprises depuis hier midi) et personne ds les rues -ptet l effet we mais c la 1ere fois que j vois ca en Amerique-La "bonne" surprise" par contre, c que c vachement moderne et ca ca change!!
Allez, j vous laisse, j vais allez faire qq courses car l hotel a une cuisine, profitons-en!!
Ciao
Comme je l avais dit il me semble ds mon dernier post, je suis donc arrive a Tarija le 29 octobre. Pour ceux qui suivent, attention je les vois les cancres du dernier rang qui ont rate des episodes :-) je dois etre a BA (Buenos Aires) le 5 novembre.
Avant cela, une de mes dernieres envies residait ds le Paraguay. Ce pays etrange m avait laisse totalement indifferent jusqu a ce que je commence a lire des choses et d autres a son sujet..Mais j y reviendrai par la suite.
Ainsi j suis arrive a Tarija ds la nuit du...Ah, j oublais le trajet Tupiza->Tarija d abord, parce que epique aussi. Je saute ds le bus a le derniere minute (ca devient un sport ca aussi, plus ca va plus j arrive au dernier moment, j vais finir par en louper un...) je m assois, pas eu l temps de manger que le bus demarre; j vois la bonne femme de l autre cote du couloir en train de se signer. Ma voisine m explique que la veille le bus est tombe ds le precipice (17 morts et 46 blesses). "Et vous, vous voyagez pour le plaisir?" me demande-t-elle. Elle se signe a son tour, ben ca promet. Pour la forme j le fais aussi -ca peut pas faire de mal pas vrai-, mais c pas ca qui va m couper l appetit...He he qui voila, mon sauveur avec son steak de lama hache, son mais et son oeuf dur sous cellophane.
Effectivement, la route est impressionnante, meme de nuit. On passe tout d abord a travers des mares gigantesques et le nbr de camions et bus croises est impressionnant.
On laisse ensuite la route qui va vers Villazon et la frontiere argentine pour bifurquer vers Tarija. Je m endors rapidement mais vais me reveiller 2-3 fois durant le trajet. A chaque fois, j me marre en jetant un oeil a ma voisine cramponne a son siege.
Bref, on arrive a bon port, content d etre en un seul morceau, vers 3h du mat. Le chauffeur sympa nous permet de finir la nuit ds le bus, et une nuit d hotel de gagner, une! Au ptit matin, en prenant le ptit dej, je m informe des nouvelles en lisant le journal et j apprends qu il y a un blocus forme par des paysans pour protester contre des pbs d alimentation en eau. Meme si je n ai pas eu trop a en souffrir jusque la, il faut savoir que la Bolivie est un pays tres contestataire, il y a souvent des manifestations et les routes sont regulierement bloquees.
Bref, le chemin que je voulais prendre est ferme depuis 2 jours. Je passe la journee a faire le tour de la ville, tres agreable au demeurant. C est une ville de taille moyenne, 150 000 hab.environ, peu touristique, et encercle par les vignes. Le lendemain, mon hotelier m ayant file les bons tuyaux pour la tournee des cave, je prends la direction de la cooperative. On m accueille quasimment les bras ouverts, j ai droit a une visite privee et gratuite, avec la degustation comme il se doit a la fin.
Ensuite j enchaine une cave privee, le patron n est pas la mais j ai qd meme le droit a gouter a la production maison. Pas terrible en comparaison avec ce que j ai goute
avant alors je change de cremerie..J arrive a la 3eme adresse et la je flaire immediatement la bonne adresse : ce lieu est l antichambre du paradis, des vins en veux-tu en voila; j en vois de toutes les couleurs! la degustation est un peu rapide mais permets d avoir un apercu avant de passer a table. Je m approche du comptoir pour passer commande et 2 nanas en train de commander egalement me proposent de me joindre a leur table.
Il s agit de collegues travaillant ds le milieu hospitalier, l ambiance est bonne enfant, et le vin aidant les langues se delient. On reste la jusqu au milieu de l apres-midi puis on prend la direction de l hopital pour la "supervision" que 2 d entre elles doivent assumer. On attend ds la voiture qd j assiste a une scene de "mini-guerre civile". La question que j ai eu la mauvaise idee de poser pendant le repas sur les pbs actuels que traverse le pays, associee aux effets de l alcool, reveillent les vieilles rancoeurs. Depuis la veille, sans presque m en rendre compte, j ai change de bord. La docteur originaire de La Paz tape une crise en disant que les autres sont des autonomistes. Heureusement, les soi-disant autonomistes sont moins emeches que la docteur et la situation ne s envenimera pas.
Ensuite elle s endort et tout le monde rentrera sagement se coucher..

C etait donc le 30 cotobre, dernier jour complet en Bolivie. Depuis je suis passe en Argentine (le 31), puis de la au Paraguay(hier donc, le 1er novembre). Et quelle satisfaction d etre arrive a bon port. Ca a ete long, pas toujours evident, mais j ai eu la confirmation que qd on veut vraiment qqch -avec un peu d argent certes-, on parvient a son but.
Et pourtant il y avait des obstacles, le blocus d abord, les passages de frontieres ensuite, et les temps de transports. Finalement je suis content du chemin que j ai pris, ca s est plutot bien goupille.
D abord l arrivee a Bermejo, ou c la galere pour comprendre ou passer la frontiere et sutout pour savoir ou aller apres..Il faut savoir que j ai fait tout ca en naviguant a vue. J ai eu beau chercher sur Internet, d une part part pas grand-monde est venu jusqu ici, et ya encore moins d infos pour savoir comment passer d un pays a l autre, les temps de trajet, etc...Bref, j avancais au coup par coup car qd je demandais en Bolivie combien de temps pour aller au Paraguay, personne etait foutu de me repondre. La situation a commencee a s eclaircir a mon arrivee en Argentine. Une fois que j ai passe la forntiere il etait clair qu il fallait que j aille jusqu a Pichanal ou il existe un noed autoroutier.

De la, je suis tombe sur le sachant de la region, le gd manitou des transports, le responsable local de l agence Fletcha. Oui, Monsieur, vous pouvez aller au Paraguay, nous avons un bus qui part a 18h40, 12h plus tard pour etes a Clorinda, tt pres de la frontiere et a une volee d Asumption. Mais c est parfait ca!! Bah, j vous raconte tout ca parce que sur le coup on s pose des milliards de question, ya toujours plein de choix de possibles, avec des informations partielles, erronnees souvent. Il faut savoir distinguer le totalement faux de l approximatif (ya jamais de totalement vrai...), jauger les personnes, raisonner tout en ecoutant son instinct, tout ca dans le respect de ses valeurs.
Evidemment, au lieu de 18h40, on est parti a 19h30, evidemment c etait pas 12 mais 13h mais peu importe, j etais hier matin a la porte d entree. Encore fallait-il savoir l ouvrir..En descendant du bus, j sentais pas les mecs qui attendait pour proposer service de taxi, bureau de change, tt ce qu tu veux mon ami...Je m adresse qu chauffeur qui contredit ce que me raconte un des types, la frontiere est la, toute proche, et pas besoin de prendre le taxi.
Et patatrac, cette fois j me suis plante...y avait un fond de verite ds c que le type racontait, ils ont pas le timbre la ou j comptais passer. Alors on repars...Sympa, les douaniers m explique comment me rendre en collectivo au fameux puente. Bah, moi ca m eclate tout ca. Certains diraient c la galere, moi je dis c l experience et l metier qui rentrent.
J prefere galerer comme ca que qd c est du tt cuit. Les frontieres se suivent et ne se ressemblent pas. Ici, ya un premier point de passage ou on me dit que c pas pour moi, va comprendre Charles...J demande confirmation cote paraguayen (mieux vaut 2 fois qu une avec les chgts de pays..). Apres c un ptit peu longuet, la file d attente cote argentin, la paraguayenne qui m demande mon billet de bus qui m a servi a venir jusque la, puis l attente pour le depart du collectivo et la bonne heure pour aller jusqu au terminal d Asumption.
Et pour couronner le tout, les elements qui se dechainent. Ouais, le temps est pas trop au rdv et j me dis qu heureusement que j suis passe par le cote argentin et que j ai evite les pistes de terre bolivienne avec ce temps la..
Voila, la j sors du cinoche, j suis allez voir "A la Deriva" qui apparemment est sorti ya plusieurs mois en France.
J sais pas encore si j reste jusqu a mardi soir ou si j mets les bouts des demain. Allez, j laisse encore une chance a ce pays mais c vrai qu j suis assez mitige. D abord il fait vraiment pas super beau (trombes d eau a plusieurs reprises depuis hier midi) et personne ds les rues -ptet l effet we mais c la 1ere fois que j vois ca en Amerique-La "bonne" surprise" par contre, c que c vachement moderne et ca ca change!!
Allez, j vous laisse, j vais allez faire qq courses car l hotel a une cuisine, profitons-en!!
Ciao
Publicité