A chaque jour sa nouvelle limite...

Publié le par Sylvain

Comme je le projetais, J ai pu finalement louer la bicycleta de mes reves (pas de photo de celle-ci, dommage); me voila donc parti vers la station de bus, a la recherche de qqun pour me conduire a 3 700 m , aux lagunes de Mojanda (Otavalo est situe a une altitude de 2 500 m).

Je tombe sur Hugo dans son taxi, lui demande s il connait qqun qui pourrait m emmener. Mais oui, lui! Pour 10 dollars, il est ok. Les sieges ne se rabattent pas mais Hugo avec son tendeur a tt prevu...Et nous vla parti. La route cede rapidement la place a un chemin de pave seme d embuches, les trous, les branches sur la route, les eboulements..

Finalement la vieille Nissan et ses amortisseurs s averent de bonne qualite et  nous atteignons l objectif en moins de 40 min. On sort le VTT, je remonte la roue avant, demande confirmation a Hugo, le Fuya-Fuya, c est bien par la? et en avant..

Je suis le chemin sans me poser trop de questions; mon objectif est de me faire l ascencion de ce ptit 4 200m, histoire de m echauffer et acclimater mon corps avant le Cotopaxi (5 700 m), qui doit etre la revanche du Kili.

Le chemin serpente tranquillement autour du 1er lac; qq centaines de metres plus loin, une fourche. A gauche, ca continue le long du lac, en contrebas de la montagne. Sur la droite, a 200-300 m des indiens que je n ai pas trop envie de croiser.
Bizarre, je n apercois pas de chemin montant vers le sommet ni d un cote, ni de l autre.
Je decide de continuer a longer le lac. D un coup, ca commence a monter severe; j ai pas fait de velo depuis un bout de temps, et rarement en montagne en fait..Au detour d un virage, a l applomb du lac, je planque le velo que je prends soin d attacher avec le casque.

Je continue donc a pied; mince le chemin repart vers le lac... Tant pis, je pars a l assaut de la montagne, pas trop envie de rester sur ce chemin car, malgre ce que m a dit le tacos, j ai lu que certains y avaient fait de mauvaises rencontres. Et comme j ai vu strictement personne jusqu a present, et que j ai fais la connerie de ne pas laisser mon passeport et ma carte bleue a l hotel, j prefere pas prendre de risque..

Donc, je monte gaillardement, suivant le chemin des biquettes dans un 1er temps. J arrive sur un contefort, m arrete pour me reposer un peu et me sustenter. Un ptit coup d oeil aux enlentours, rien en haut mais un groupe de caballeros suit le chemin sur lequel j etais qq instants auparavant. Malgre les jumelles, je n arrive pas a distinguer s il s agit de touristes. Alors ds le doute, restons discret.
Je contourne la montagne, decouvre une autre lagune, mais tjours pas de chemin sur les hauteurs.

Tant pis, je continue a monter, en tournant autour de la montagne, on verra bien..Je m arrete de nouveau, et ouais, a 4000m on s arrete souvent, surtout qd on grimpe a flanc de montagne..Un regard aux cavaliers qui avancent toujours aussi tranquillement.

Encore qq metres, .utain je vais bien finir par le trouver ce .utain de chemin!! Au moins, la ou j passe, pas de risque de faire de mauvaises rencontres, ou alors une bete sauvage mais j pense pas qu il y ait d ours ds le coin alors.. :-)

Je monte depuis au moins 1 heure; d apres mes souvenirs de cours de mon maitre de montagne - mon pote Mickey qui, je viens de l apprendre, ne viendra pas me rejoindre pour faire le machu-pichu :-( - , ca veut dire 300m. J dois plus etre tres loin du sommet..

Et puis j arrive sur un promontoire, et la, j eprouve ma limite du jour, ca y est, j ai la trouille... le vide c mon point faible, et puis la c est vraiment plus raisonnable. Ci joint le mur devant lequel je renonce, je laisse tomber, et puis j suis pas sorti d affaire, faut redescendre maintenant. Et la c pas gagne car ya pas plus de chemin pour le retour.





Donc, au milieu des herbes qui m arrivent presque a la taille, j entame la descente. Il me faudra une bonne demi heure et qques frayeurs pour en venir a bout.











Tiens, un cheval et 2 personnes en contrebas. Je recupere le velo, les double rapidement et c parti pour 17 km de descente.
Au passage, je m arrete devant le panneau de signalisation. Et oui, c bien c que je pensais, c etait pas la bonne montagne...

13h, normalement, y en a pour 2h30, mais la faim me ramene a Otavalo en moins de 3/4 d heure. Malgre les paves et les trous, la pente n est pas si raide, pas de frayeur particuliere.

Un ptit tour a la cascade Peguche, et je pense que l endroit n a plus rien a me livrer. Demain, je mets les voiles. Apres un passage par Quito, prochaine destination : le Cotopaxi!
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Publié dans America del Sur

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N
T'es le plus fort, bonne continuation !
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