Ben si, ca l est... j y suis enfin, le but 1er de mon voyage, le pays qui m a donne envie de partir. J avoue que pour l instant, mais j me suis garde le meilleur pour la fin, c est loin d etre
comme je l imaginais...
Tout d abord, il fait pas tres chaud..mais ce n est pas une surprise car apres tout l hiver n est pas encore termine ici. Ensuite, la region ou je me trouve, la cote au sud de Lima, est extremement
desertique.
L impression de desolation est encore plus accentuee depuis que je suis arrive pres de l epicentre du terrible tremblement de terre qui a ravage la zone il y a tout juste un an. La reconstruction n
est pas terminee, loin s en faut, et il faudra encore qq temps avant que l impression de zone de guerre ne disparaisse totalement.
C est bien simple, par moment on se croirait vraiment ds un pays sous developpe de l Afrique, ou plus encore dans l arriere pays du sud Tunisien, avec les dunes de sable et les maisons a moitie
achevees.
Mais ce qui frappe le plus, c est que l on sent les gens veritablement traumatises par l evenement. C est qqch d encore tres present et qui revient souvent ds les conversations.
Les peruviens ont le contact facile, amicaux et curieux de savoir comment nous avons vecu cet evement. Le lendemain de mon arrivee, en rendant visite aux agences de voyage de Lunahuana, j ai
rencontre un couple de Lima, Dante et Cathy avec qui nous avons bien sympathise. Faut dire que l experience de descendre une riviere dechaine en rafting, ca rapproche..On a occupe l apres midi
en faisant le tour des curiosites de la region : degustations diverses -confitures de nispuro, miel, vins semi-doux et liqueur appellee Pisco-, visite de la maison hantee et d un pont
suspendu.
On a ensuite pas mal discuste, comparant nos vies repectives. La soiree s est termine ds le restaurant El Langlino -j ai promis a Mr et Mme de leur faire un peu de pub-
ou l on deguste dans une paillote -et oui, la aussi bcp de maisons sont encore par terre- les specialites de la region, essentiellement a base de camarones, grosses crevettes de
riviere. La aussi, le patron a tenu a nous faire gouter sa production viticole maison.
Aujourd hui, c etait visite de la reserve de Paraccas et des iles Balestas, les Galapagos du pauvre. Mais ceci dit, pour a peine 10 dollars et une demi journee, tu vois plus d oiseaux, d
otaries et de dauphins que tu ne peux en voir en tout une vie en France..
Bref, une bonne petite journee mais j avoue que je regrette un peu la mer des caraibes de l archipel de Boca del Toro ou j ai passe ma derniere journee panameenne.
J me suis vraiment senti pendant qq heures dans la peau de Robinson.
Il me manquait que la machette pour y etre veritablement. Mais tout le reste y etait : la nature luxuriante -les noix jonchees sur le sol et en train de donner naissance a un nouveau cocotier-, les
araignees, les bananiers, les plages desertes, les ilots a portee de main, les fruits inconnus -je vous laisse decouvrir les photos associees au lien Boca, elles ont ete prises sur l ile
Bastimientos, un petit coin de paradis qui ne le sera peut etre plus tres longtemps.

Cette journee etait vraiment
bizarre, elle a commence comme un reve de paradis perdu, puis c est comme si j avais trouve l enves du decor : sur le chemin du retour, un gars que j avais croise qq temps auparavant et qui m avait
le chemin d une plage que je cherchais me propose de m emmener faire un tour de quad. Nous voila parti, sur le chemin marque propriete prive et en direction que j avais apercu a travers les arbres.
On passe la maison qui s avere en construction, et la c en fait tout un lot de maison -une cinquantaine au bas mot- qui se decouvre devant mes yeux, sur les hauteurs de l ile. Le chantier a
pris du retard, un pb legal, je suppute que les defenseurs de grenouille rouge menacee de disparition sont derriere tout ca. Enfin, tout ca pour dire que les riches americains sont en train d
investir le terrain et que Mickael Jordan devrait certainement pouvoir disposer bientot de son nouveau pied a terre.
Apres ce petit tour tres instructif, quelle ne fut ma surprise de voir une des plages sur laquelle j etais passes qq heures plus tot envahie de beaux touristes avec leur joli bracelet colore au
poignet. Et le must, le ptit panneau stop, women only, topless beach que je n avais pas remarque en passant la 1ere fois..
Et qq heures apres, autour d un verre entre panameens et europeen, l un d enre eux nous raconte qu i bosse pour la version survivor de la tele russe. Bref, un paradis en grand peril...
Pour terminer sur le Panama, faut quand meme que je raconte pour la posterite mon retour qui a ete epique.
Un truc que je referai pas, un bon coup de speed la veille de prendre mon avion pour le Perou, et l enchainement de 25h de trajet...
Tout bon voyageur raisonnable ne fait pas ce que j ai fait : 1ere des choses, qd on prend l avion a 10h du mat, la plupart des gens se prennent un hotel, pas trop loin de l aeroport
histoire de s eviter un stress inutile. Mais, ceux qui me connaissent savent que j aime vivre dangereusment, profiter des choses a fond et me donner des sueurs froides... :-
Ainsi, la veille de prendre l avion, j etais sur la fameuse ile, situee a qq kms de la frontiere avec le Costa Rica. 2 choses me tenaient a coeur : je n avais pas envie de
repasser une nuit dans la capitale que j avais moyennement appreciee, et je voulais aller voir cette frontiere que m avait decrite Julie : un pont de bois uniquement franchissable
par les pietons. Je m etais un peu renseigne, il y a bien des bus de nuit vers la capitale, mais ceux-ci partent de David, a 4h de bus de la frontiere. Il y en ensuite pour 6h. Normalement, ca
passe, je vise l avant dernier au cas ou et c est bon.
Donc j prends mon temps avant d aller a la frontiere, mon dernier repas a Changuinola, la grosse bourgade a une dizaine de kms de celle-ci, j imprime mon e-billet au cas ou, passe 2-3 coups de
fils...mince il est deja 17h. j me renseigne encore un peu, y en a pour une demi-heure pour faire l aller-retour en bus, le dernier bus pour David est a 19h, c bon, ca passe. Bon, vous suivez
toujours* j suis ds le bus qui bien sur pour une fois s arrete prendre de l essence, prend son temps, le temps passe et on arrive toujours pas..Et la j commence a gamberger et a calculer. en
fait des 1/2h c plutot 40 min. Bon ca, j suis habitue, faut toujours rajouter 30%. Non c que j suis en train d me dire, c que si ya qu un seul bus qui fait le trajet..20 min pour repartir, 20 min
pour revenir, et la ca commence a faire juste..Bon, j reflechis encore et j me dis que j poserai la question en descendant -j suis tt au fond avec mon sac- et qu au pire du pire, si y a pas de
taxi, j fais juste la photo et j repars avec le meme bus...
Finalement, ya un autre bus qui fait la navette, ya moult taxis, donc tt va bien...Je commence a avancer sur

le frele pont du bois, ya une fiesta de l autre cote, au Costa Rica, et il me tarde d
aller y jeter un coup d oeil. Un gars me fais signe en designant un bureau -a oui, le coup de tampon avant de sortir-. J raconte a la nana du guichet qu en fait, j fais juste l AR,
juste histoire d avoir un tampon de plus sur mon joli passeport qui commence a bien se remplir ma foi..
Et la, elle me dit : a demain alors! comment ca a demain, mais non, mais non, j peux revenir demain, j ai un avion a 600km d ici demain matin, donc faut que j parte, et ce des ce soir..Et la j
comprends, je regarde ma montre, six heures moins le quart! merde c vrai que j ai lu qq part que ce poste frontiere tt riquiqui a des heures d ouverture..Bon ben j vais pas au Costa Rica, j veux
revenir au Panama. Elle fait la mou, la superieure s approche, comment allez-vous, bien. Super, c sympa de montrer que vous baragouinez 2-3 mots de francais, mais la, non c pas le moment, je
stresse un peu..Je lui reexplique la situation et elle me retorque avec un grand sourire, que maintenant que j suis sorti du Panama, ben faut entrer et ressortir de qq part pour pourvoir
rerentrer. Bon, non elle m a pas dit tt cela, mais c ce qu il fallait comprendre..Et la c le speed..j lui demande si en un quart c est jouable, elle me rassure par un autre gd sourire mais j
pense que je ne vais profiter pleinement de mon sejour au Costa Rica...Le pont est pas tres long certes, mais fait bien une bonne centaine de m, 2-3 min pour le traverser quoi. J arrive de l autre
cote, et la tout s enchaine a peu pres bien, 2 min pour mettre la main sur le gars de l immigration qu est pas loin de la debauche, qq secondes pour remplir le formulaire, et puis encore qq
secondes de plus qd il me rappelle pour le 2eme coup de tampon -pour la sortie pour ceux qui suivent...- Je retraverse le pont dans l autre sens, de l autre cote, ils font la reunion debriefing de
la journee, de nouveau un gd sourire et paf le coup de tampon pour le retour. Ouf..il existe une video de tt ca -fialement ca devais encore aller car j avais encore la presence d esprit de
filmer..-
Plus qu a repartir a Changuinola pour choper le bus pour David. Celui-ci se fait un peu attendre, je prends un taxi, saute dans le bus, attrape l express de 22h45 pour la capitale ou j arrive a 5h
du mat. De la, j reprends un bus de ville -j adore ca les bus...-, 2h apres j suis au terminal, bien en avance finalement. Ca m laisse le temps de prendre u ptit dej, puis un autre cafe.
Encore une fois j ai la surprise de voyager en business -decidement j dois vraiment la tete du mec qui fait marcher l economie du transport, car j ai pas celle de l homme d affaires lol-. 3h
apres je suis a Lima. J ai deja decide de ne pas y rester, il est 13h30, je sors de l aeroport, trouve l arret des bus, monte ds le plus grand que je vois qui me lache, au bout d une heure et
demie, de l autre cote de la ville -l aeroport est tt au nord et je vais tt au sud..- au-dessus d une autoroute. 'Descends la-dessous et prends un bus' J suis au bord de la autouroute avec
tout plein de peruviens. J saute ds un autre gd bus, c bon ca y va, en redescends au bout d un heure et demie, le temps de mater un film de kung fu sous titre en espagnol. De la, un premier combi
puis un 2eme pour arriver a Lunahuana. Ouf, 19h, ca fait 25h que j suis parti du Costa Rica, et j suis pas mecontent d arriver...
Peut etre pour la 1ere fois depuis que j suis en Amerique, j vais m autoriser une grasse mat jusqu a 10h30 le lendemain. Bon, bravo si vous etes arrive jusque la. Vous avez la un exemple d un
enchaiement de folie, que je ne conseille a personne..
Ahora, me voy para Nazca, espero ver las famosas lineas..
Hasta prompto!