Et oui, les plans sont fait pour etre changes...je devais aller a Mindo, je me retrouve a Otavalo, charmante bourgade de 50 000 ames environ; ca m a pris comme ca, hier matin : j avais lu que
Mindo etait tres frequente par les Quitonates le we et j avais pas de reponse des hoteliers de la-bas. Pas envie de passer une journee de plus a Quito, alors voila, 5 minutes pour faire le
sac de 2-3 jours, 5 de plus pour laisser le gros et payer les 2 nuits d hotels, et me vla parti vers la gare d autobus. J crois qu c est ca que j apprecie le plus, l extreme liberte d aller ou de
rester.
Je passe sur le ptit detour pour trouver la gare -bcp de mon temps est consacre a chercher : des hotels, des restos, des loueurs de velo..malheureusement aujourd hui etait un
dimanche et il faut croire queceux-ci s etaient donnes le mot : soyons la seule profession a ne pas travailler!
Donc changement de programme! Mais c fou c que c facile a changer un plan lorsqu on est tt seul : suffit d etre d accord avec soi-meme! Apres avoir chercher en vain un moyen de locomotion pas
trop cher pour me monter jusqu a 3700 m -j ai pas abandonne l idee, c un report..-, j opte finalement pour la lagune de San Pablo, qui parait il vaut le coup d oeil. Vla donc que je monte
dans le bus -il est 11h30-, je suis le seul occidental et
vais le rester pendant une bonne partie de la journee.
Au bout de 20 min, j me retrouve au bord d un lac, tres tres grand certes, au pied d un enorme Volcan -Ibaramba ou qqch comme ca-. Ya pas grand chose ds le bled ou j atterris. Apparemment, c le
grand tournoi de foot local alors je reste un ptit moment. Puis je vois une barque qui approche alors je cours, chouette, elle va ptet m amener la ou on est sense pouvoir faire de la voile, du
cayac...En fait, je fais le tour du lac pour 1 dollar et je m apercois qu il y a effectivement une base nautique un peu plus loin, avec 2-3 bateaux a moteur et 2-3 cayacs. Bref, rien de folichon.
De retour au terrain de foot, un morceau de j sais pas quoi vite avale, je repars vers San Pablo, histoire de voir car ds le guide ils disent que c est un pueblo typique indien. Bon, j en fais le
tour rapidement, 15h, que faire, retourner a Otavalo -la j aurais voulu mettre un pt d interrogation mais marche pas sur ce .utain de clavier- J regarde le guide, ya une ville un peu
plus loin en continuant le tour du lac, ca permet de faire une boucle - j ai horreur de prendre le meme chemin pour revenir...
Hop, encore un coup de bus, par le chemin des ecoliers, les routes secondaires toutes cabossees avec la poussiere partout. c y est, j y suis la, ds le confin de la sierra. 1 heure plus tard, j
arrive a Ibarra, derniere ville avant la Colombie ou est sense flotte un parfum de colonialisme, et ou les patisseries sont parailt il un regal..ca m fait marrer, n acheter surtout pas le ptit
fute, ils disent que des conneries!!
Ya un gros gros marche, j y achete une maracuya -l indienne hallucinne qd j lui dis que j en veux qu une alors qu elle me fait le kg a 50 ct- ce qui est agreable ds ces villes du nord, c que
meme si j suis le seul europeen -c pas le cas d Otovalo qui est un peu touristique tt d meme-, on n est pas devisage comme on peut l etre a quito et je trouve, miracle, un expresso, mon 1er
depuis au moins 2 semaines!
17h, apres avoir tente de trouver un semblant de centre historique a cette ville dont je n ai pas reussi a percevoir le charme dont parle le ptit fute, je m en retourne ds ma ptite bourgade
provinciale.
Et la, en repassant par le marche artisanal mondialement repute -c ptet un peu exagere mais c vrai qu il est pas mal- il va m arriver un truc auquel je ne m attendais vraiment pas..Je
retombe sur un type qui m avait aborde le matin. Nous l appellerons Walter -c le nom qu il m a donne mais je doute que cela soit son veritable prenom-.
Il me dit qu il veut discuter, pourquoi pas..il est tout stresse, regarde tout autour de lui. Otavalo est une petite bourgade, un peu comme Niort, tout le monde se connait, tout se sait tres
vite.. Je vais rapidement comprendre pourquoi il tient tant a ce que nous conversions en anglais. Walter a 28 ans, il ne travaille pas sur le marche mais pour un industriel de liqueurs. Il m
explique rapidement que depuis 2 ans, il se demande s il n est pas, et la il prend son portable et tape sur son telephone le mot tabou ici...... gay. Il ne peut en parler a personne, ni a sa
famille, ni a ses amis, il me dit qu il est en depression et cherche qqun a qui parler.
Et c vrai que commencant a connaitre un peu le pays, la societe est ici extremement conservatrice, extremement fermee. Et c et encore plus vrai sur les hauts plateaux de la
sierra. Les gens sont catholiques, et pratiquants. Pour nous cela n a plus trop de signification mais ici c est une realite.
Il ne veut pas continuer a parler la, au milieu du marche, trop de monde le connait. J lui propose d aller ds un bar, il refuse, me dit qu il y aura forcement du monde de connu, ce que je
peux concevoir. Il me propose le bar de mon hotel, j suis reticent mais bon qu est ce que je risque, effectivement c tt ptit ici alors..Je lui montre la carte de l hotel et la il tire la mou, il
connait qqun ds cet hotel.
Bref, vous connaissez ma bonne ame alors, apres lui avoir precise que je l etais pas, moi, j accepte finalement de le retrouver a cote de l hotel. 5 minutes apres, il est deja la, ds sa
voiture. J pose mes affaires a l hotel -on sait jamais qd meme-, et je le retrouve.
Je le jauge, il est plus ptit que moi, plus barraque que la moyenne mais bon, j aurais le dessus si ca tourne au vinaigre. Il a l air vraiment mal alors je monte ds sa voiture pour
discuter.
Il m explique qu il ne sait pas ou il en est, qu il voudrait savoir s il est homo ou pas. Je lui demande s il n a pas essaye d aller a Quito, ou de discuter sur Internet. Il me supplie de l
aider, il voudrait savoir s il en est...ca parait risible mais ca l est pas tant que ca sur le moment. Bref, il voudrait me faire une faire une fellation, juste pour voir s il serait repulse
ou pas..non mais ca va pas, j veux bien etre gentil mais bon..il essaie de negocier d autre truc mais niet, ma sexualite a moi et tres clair et mes limites aussi.
On se sert la main bons amis, et je sors de la voiture en lui souhaitant bonne chance. Pauvre gars, je veux bien croire qu etre homo ds une petite borugade d Equateur, c doit pas etre facile. Qu
est ce que j peux lui souhaiter. Ben qu il tombe sur un etranger homo pour enfin se connaitre, car n est ce pas ce qu il y a de plus important ds la vie, se connaitre soi-meme. Et alors il aura
surement un choix de vie lourd a effectuer...
Apres l homosexualite ds la sierra de l Equateur, rdv pour un autre theme de societe ds un prochain numero!
Tchuss
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Sur cette photo, on peut
noter le mode de chauffage de l eau tres perfectionne,avec etincelle et fumee a la cle, frissons garantis..
puis le mitad del mundo
que je n avais pas pu aller voir auparavant. Las, il faut passer bien vite sur le site principal qui est pour moi un attrape-touriste (mais aujourd hui ca avit un interet car ily avait bcp d
equatoriens venus assister a un concert) puis se rendre 250 m plusloin; au bout d un chemin de terre, un tout petit "musee" sur le veritable site ligne equatoriale. Et la, visite guidee, en
francais je vous prie -et ca fait du bien d entendre sa langue natale au bout d un moment- Super interressant, ludique, le coup des forces qui s annulent, l eau qui s ecoule droite, l oeuf
que j aurais du pouvoir faire tenir en equilible lol
nous avons visite Guayaquil. C´est la
capitale economique du pays et celle-ci s´ouvre peu a peu au tourisme.