Dimanche 7 septembre 2008

Hola todos!

Apres bien des peripeties, je suis enfin a Panama City d ou je vous ecris *hotel Voyager International Backpackers, barrio Cangrejo*.
Apres une derniere soiree tranquille a Cartagena ou a pu gouter les cigarres d une authentique cubaine, nous avons connu tt les peines pour parvenir jusqu ici.

Tout a commence avec les autorites colombiennes -ou l agence par laquelle on est oblige de passer au port, on ne sait pas trop...- qui ont ete extremement longues pour donner un coup de tampon-. J sais pas exactement c que  leur avait fait captain Marcello, mais la suite va nous montrer que malgre son beau sourire, il est pas si clean que cela...

Bref, on a fini par quitter le port sur le coup des 18h, au lieu des midi prevu.

Un mal pour un bien, ca nous a donne l opportunite d admirer le coucher de soleil sur la ville de Cartagena, qui vaut ma foi son pesant de cacahuettes...


Ceci dit, ce sera chaque soir un veritable enchantement que d assister a la descente de notre astre sur la mer des Carraibes. J ai teste aussi le sunrise de 5h du mat, et franchement c est pas aussi bien.
Quelles que soient les conditions, et on a eu droit a a peu pres tout, excepte la grosse grosse tempete, les couleurs du ciel surtout sont vraiment magnifiques a cette heure que l on appelle magic hour par ici...













Apres ce depart complique, on a eu la *chance* de voir arriver ds notre retroviseur ces chers US coasts guards qu on avait apercu au port la veille. Et ouais, cs bons vieux ricains sont partout ds le monde, et c particulierement vrai ds ce coin qui est un peu leur chasse gardee. Donc gros coup de stress pour un de mes compagnons de voyage  qui avait eu la bonne idee d emporter un peu d herbe pour agrementer le voyage..


Bref, il etait a deux doigts de balancer par dessus bord le peu qu il avait mais les gardes cotes se sont cantonnes a demander par radio les infos generales, ou nous allions et qui etaient a bord quand meme...
A part ce petit incident et bon gros coup de soleil attrape sur le pont entre 9h et 10h pendant que je jouais aux echecs avec Michael avec -un des 4 allemands de notre expedition-, rien a signaler.

Le lendemain a ete beaucoup plus fun..la nuit fut terrible pour mes compagnons de voyage, et quelle ne fut par leur surprise de me voir lire tranquillement a l interieur de la cabine -j me planquais du soleil- alors qu ils etaient tous + ou - malades. Celui qui m a fait marre, c Andre avec les 3 packs de biere qu il avait prevu pour la traversee. Comme il l a dit lui meme, 8 le 1er jour, 2 le second puis plus rien jusqu a la fin du voyage tellement il etait malade. Et moi, toujours rien, c comme si j avais naviguer tt ma vie alors que je n avais fait du voilier que 2 fois, 3 jours en tt et pour tout.

La 3eme nuit fut encore plus desagreable. Ca tanguait encore plus, quasimment tt le monde s est retrouve ds le salon -putain j aurais du prendre une photo!!- Pour ma part, j ai ete affecte indirectement...tt d abord, j avais fait la connerie d ouvrir la fenetre pour avoir un peu d air. Quelle ne fut pas mon erreur! Ayant mal referme, je me retrouvais regulierement asperge par qq vaguellettes. Je check le hublot, putain, non c bien ferme pourtant!! Je me leve 2 fois, 3 fois, l allemand sur le lit du dessous est tellement malade qu il a juste la force de me tendre sa frontale pour que verifie encore le joint. Et finalement, au 4eme jet, je rouvre le hublot, referme, attends un ptit peu dessous, et la c la derferlante..Pour le coup, c vraiment pas bien ferme et je prends la douche quasi integrale, et l allemand aussi par la meme occas! C a ce moment la qu il migre vers le salon rejoindre les autres. Pour ma part, je recupere l avant du bateau laisse libre par le couple. Mais je vais vite le delaisser pour reintegrer ma couche trempee, non pas a cause du fait qu on est ss cesse balance d un cote a l autre -certes le tanguage est encore + intense a la proue- mais a cause de la chaleur difficilement supportable ds ce reduit. 
Je termine donc la nuit la ou je l avais commencee, n ayant a me relever qu une fois pour regler le pb d une porte qui ne cesse de claquer..

Comme le dit Marcello, avec un voilier on sait qd on part, pas trop qd on va arriver...Et au lieu des 1 journee et demi a 2 et demi annonce initialement , c 3 jours qu il nous aura fallu pour atteindre l archipel de San Blas -avec le moteur quasimment toute la derniere journee tellement le courant et le vent etaient contraires-.
Et la, au moment ou tt le monde se rejouis d arriver enfin, je ne sais pas, est-ce la retour prochain a la terre, la navigation au moteur, ou le trop plein de nourriture que je recuperais de tt mes compagnons malades..mon estomac a craque..c etait vraiment etrange, arriver ds un paysage paradisiaque, et c ce moment precis que mon estomac a choisi..surprenant les reactions du corps parfois...il existe une photo de ce moment humiliant, j espere qu elle ne traversera jamais l atlantique, ni la mediterrannee car elle sera bientot du cote de l Israel.


Bref, ceci explique pourquoi il y a si peu de photos des iles San Blas, avec le fait qu on a eu le temps de n en voir qu une finalement, car des le lendemain matin on a repris la route pour notre destination finale Puerto Linton.
Pour moi, tt etait rentre ds l ordre, et j ai pu profiter pleinement de cette derniere journee durant laquelle nous avons longe la cote panameenne.
Je passe sur l episode de la panne de moteur du zodiac de Marcello, mais pas sur la mauvaise surprise en arrivant a l hotel. Comment, vous n avez pas vu le service de l immigration, mais vous etes ds l illegalite, vous risquez d etre renvoyes illico presto en Colombie, et votre capitaine la prison..Bref, un peu d exageration des 2  cotes je pense>notre captain a ete un peu cool en nous disant, allez au service d immigration de Colon -a
2h de bus de la ou il nous a debarques- et le patron allemand de l hotel un peu stresse...N empeche qu il a appele immediatement le service en question et 2h apres, sois disant a cause des travaux sur la route, quand nous fumes rentres du resto en compagnie de Marcello qu on avait retrouve entre tremps, le mec s est pointe avec son tampon magique et nous a fait passe en un instant de la situation d immigrants illegaux a celle de voyageurs dument autorises a visiter le Panama. Beacoup de zones d ombres sur cette histoire, mais comme on dit toujours entre voyageurs, peu importe, ca fait partie du voyage, ya plein de trucs qu on comprends pas, mais tant qu on s on sort avec nos papiers, notre argent et notre liberte, tout va bien..
Hasta prompto!

Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Dimanche 31 août 2008
Un ptit post tout court, juste pour dire que j ai trouve mon bateau : je pars demain pour le Panama, via les iles San  Blas, pour 5 jours au minimum (depend du vent et de mon humeur, peut-etre aurais je envie de rester un peu dans ces iles si reputees avant de retourner sur le continent). Le bateau s appelle le Nausicaa, et le capitaine Marcello Corsi. J ai egalement rencontre 2 de mes compagnons de voyage, Boris (l isrealien) et Andre (l allemand), avec qui j ai passe mon avant dernier soiree en Colombie.
On a commence par un petit tour dans la vieille ville; on y a pris de nombreuses photos car les couleurs etaient magnifiques a cette heure de la journee ou le soleil est en train de se coucher.
Un ptit repas typique avale, retour a l hotel pour se doucher -et ouais, on transpire bcp ici, 3 douches ds la journee- puis on a chope un taxi pour se diriger vers le point de depart de la Chiva -photo en a droite-; il s agit d un tour de la ville guide avec musiciens et rhum coca a volonte!! Bref, la soiree fut chaude et on a termine dans une des nombreuses boites de la calle de l Arsenal. Programme de la derniere journee : courses, derniere visite et plage!
















Ciao
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Samedi 30 août 2008
Apres 3 jours dans la region de Medellin, je me trouve maintenant a Cartagena des Indes, sur la cote Atlantique, au nord de la Colombie. Je suis arrive ce matin, a 7h, par le bus de nuit, apres 14h de trajet!! Meme si ca parait long, ca se fait comme une fleur car les sieges sont tres confortables, inclinables a souhait. Ceci dit, heureusement que j avais pris mon sac de couchage, car c est vrai qu avec la clim, il peut faire assez froid par moment..Le seul regret, c est par rapport au paysage spendide dont je n ai pu profiter que 2h, avant le coucher du soleil.

Mais revenons sur ces 3 derniers jours...J avais choisi cette fois-ci de faire le trajet entre Bogota et Medellin de jour, et quel spectacle les environs de Medellin m ont reserve!! Collines, cascades, rivieres rugissantes, les paysages sont reellement a couper le souffle. Je suis donc arrive vers 19h, accueilli par une trombe d eau, la pire tempete que Medellin n ait jamais connu depuis 40 ans -peut etre un lointain soubresault de l oragan qui secoue les Caraibes-, avec en poche le numero de Lucana que j avais sollicite 2-3 jours auparavant sur couchsurfing.com. "Appelle-moi quand tu es dans le coin", m avait elle dit.

 Un colombien avec qui j avais echange qq mots, visiblement inquiet de me laisse tt seul au terminal nord de Medellin, entreprit de m accompagner jusqu a l enseigne d appels telephoniques, situee au 1er niveau en dessous. Bref, apres maintes peripeties, j me retrouve ds le taxi de Jose, en dirrection de l appart de Lucana. Regarde par la vitre si tu ne la voies pas! me dit-il. Sur la colline au- dessus de moi, des dizaines de tours, des milliers de logements, le quartier d El Poblado, je l apprendrais plus tard, le quartier chic de la ville. Mais pour le moment, autant chercher une aiguille...
Si les explications donnes par Lucana au chauffeur par telephone n ont pas ete plus claires, on est pas arrive...
Il s engage dans la montee de la colline, au milieu des immenses buildings. La route serpente encore sur quelques centaines metres, et finalement on apercoit une femme en robe de chambre a l entree d une residence, Lucana..
Dans le quartier, les degats causes par la tempete a peine 2h auparavant sont considerables : des torrents de boues ont devale la montagne, s engouffrant ds les appartements les plus bas, sallissant les voitures...
Apres avoir un peu discute, je ne me fais pas prier qd on me propose une douche, chaude qui plus est! Puis je decouvre mon "lit", super bien place, devant la tele familiale :-) il consiste en 2 enormes poufs sur lesquels je vais dormir pendant les 3 prochaines nuits. Je precise que ceux-ci sont tres confortables car epousent parfaitement la forme du corps, et qu en fait de tele familiale, ya que moi qui en profite car chacun a son propre materiel ds sa chambre.
1ere journee : visite du centre de Medellin, de la plaza des Esculturas de Botero -dont Medellin est la ville- de sa cathedral, des rues commercantes..en compagnie de Sarah, une des locataires de Lucana. La visite se fait en espagnol, bien sur, mais ca n en a que plus de charme, et ca me permet de faire encore qq progres ds cette langue que j adore.

















    Dans le parc des scultures de Botero, si si yen a une dessous...
Depuis le mont j me rappelle plus comment..

Lucana me recupere vers 14h, on passe a son futur appartement - achete a la niece de Pablo Escobar- pour checker l avancee des travaux puis on rentre se preparer : pendant mon bref sejour, j ai eu la chance d assister a un defile de mode. En effet, Lucas le fils de mon hote s est fait repere il y a peu et ce soir, il a 2 invits pour son 1er defile...
La soiree se poursuivra autour du parc ou tt les jeunes se retrouvent pour voir un verre ou plus..





Defile de mode a Medellin











2eme journee : circuit de l oriente                                    
Apres avoir ptit dejeurner ensemble dans un troquet du quartier des mecanos -Lucana possede 2 mercad des annees 60- comme chaque matin, elle me laisse a un arret ou passent les bus pour l est. J attends celui pour Martinilla depuis 1/2h qd un gars me dit que pour aller la-bas il faut d abord aller a autre endroit. Je change mon plan et commence la boucle par la ou je voulais la finir; et je ne vais pas regretter car l endroit le plus sympathique s averera etre celui-ci. Medellin>La Ceja>Rionegro>Martinilla>Medellin                                   

Martinilla est un petit pueblo typique paisa (du nom dont s affuble les gens de la region, dont fait partie l actuel president Uribe) avec une place centrale cernee de maisons embalconnees, de son eglise et sur laquelle tronent l eternelle fontaine et les grands arbres. Mais ce qu il y a de particulier en cet endroit, c est l atmosphere: un vrai bon feeling, des gens que l on sent serein, heureux de vivre en cet endroit, ensembles. Je ne saurais expliquer cette impression que j ai ressentie. Il y a des endroits comme cela. Quand on voyage, c est une annerie de dire que c est merveilleux et fantastique partout: il ne faut pas rever, comme chez nous, il y a plein d endroits extremement banals, et il y a meme des jours ou il pleut!! Mais, parfois, si on sait ouvrir les yeux et le coeur, on ressent ce genre d impression : on est ds un endroit particulier, on vit qqch de special, et c est la que l on se sent veritablement vivant.
J etais tellement aux anges qu un ptit vieux m a aborde, et s est pris a vouloir m amener a droite a gauche. Vraiment un endroit que je recommande vivement si vous passez un jour par Medellin..Et comme moi, vous laisserez peut etre tomber l objectif touristique de la journee, el Pinol, un monolythe de 200m de haut que je n ai pas vu finalement, tellement j etais sous le charme de cette petite ville.

3eme journee : matinee en solo ds Medellin
Apres avoir laisse mes affaires au garage du frere de Lucana, je pars me balader ds Medellin. Je visite le musee d Antioquia -du nom de la region-, qui est bien mais sans plus par rapport a la fondation Botero de Bogota qui recelle les oeuvres majeures de celui-ci. Un bon repas traditionnel enfile, puis je retourne dire au revoir et recupperer mes sacs. Je me ferai conduire au terminal par un des clients du garage.

Une chose est sure, les colombiens -et c est encore plus vrai ds cette ville qui a si mauvaise reputation- sont vraiment surpris a chaque fois qu ils rencontrent un touriste occidental, et se mettent toujours en 4 pour aider, conseiller, mettre en garde..
En maintenant, l objectif de la journee, c est de trouver un bateau pour le Panama; ce qui va ptet pas etre evident car le plan que j avais est tombe a l eau..
A+




















Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Dimanche 24 août 2008

Voila, ma compagne de voyage de ces 10 derniers jours s en est allee..Hier, je l ai accompagnee de bon matin a l aeroport, avec le pincement au coeur des gens qui restent, mais avec le sentiment du "devoir" accompli, meme si je la rends un peu malade a son copain; ptet le cognac qu est pas bien passe.. :-) Je crois pouvoir dire que l entente a ete bonne, et la collaboration fructueuse. Bref, c etait vraiment la bonne occas pour ouvrir la bouteille, merci les collegues, c etait pas un cas d urgence mais la trousse de secours se devait d etre ouverte pour feter cette tranche de vie.
 

Merci Kristen, merci pour ces 10 jours, et pour tout ce que tu m as apporte. En 1er, c est mon dos qui te remercie. Grace a toi, mon sac s est allege de moitie. C etait pas une chose facile, je repoussais a chaque fois, mais qd tu m as dit il y a 2 jours : "Allez Sylvain, voyons ton sac", j ai bien fait d accepter. Quelques heures apres ton depart, je me rendais a la poste avec mon paquetage des affaires en partance pour la France; quant au reste, je crois que ca servira aux colombiens de l auberge.

Merci aussi car a ton contact, j ai ete conforte ds l idee que je suis ds le vrai : il est legitime de se poser les questions que je me pose et, meme s il est a peu pres certain que je n aurais pas les reponses a toutes d ici la fin de mon voyage, peu importe, ce qui compte c est d etre conscient de son ignorance; car c est cela qui permet d avancer.

Mais tu as raison, l important c est d essayer de faire en sorte d etre heureux, tout en sachant qu il n y a rien d acquis, et que les reponses d aujourd hui ne sont pas forcement celles de ds 10 ans. Je realise que je ne suis qu au tout debut du chemin que tu as commence a parcourir il y a bien longtemps.

Vrai aussi, rien n est irreversible -excepte la vie... et la mort bien sur- et on a la chance d etre nes dans une partie du monde ou les choix sont possibles. Dans les pays que je traverse, bien peu ont cette chance, et c est gaspillage que de suivre le mouvement, sans se demander ce que l on veut vraiment faire de notre passage.  Les plans faits peuvent etre changes, et l argent depense doit etre regarde comme faisant parti d un autre espace temps. J ai bien aime l exemple de la place de cine achete pour un film qui s avere mauvais; s il y a une meilleure maniere de passer l heure qui vient, peu importe les 8 euros qu on a laisse a la caisse.

Bogota est vraiment une chouette capitale, beaucoup plus agreable que Quito, qui est fraiche et sale en comparaison. Ces 2 derniers jours, j ai arpente la vieille ville et ses musees, quasimment tous gratuits (la fondation Botero!! la casa de la monada et l annexe temporaire du musee del oro -ferme pour travaux- que j ai fini par trouvee; de plus, j ai eu la chance de pouvoir beneficier d une   visite guidee, et gratuite toujours!!)

Aujourd hui, j etais ds le nord de la ville, le quartier international, avec son world trade center, ses buildings et ses grands centres commerciaux.









Parmi les choses surprenantes que j ai pu observees:

les magasins d ornements religieux; j en reviens toujours pas, une dizaine ds la meme rue, a croire qu ils ont pour client les eglises du monde entier..



les vendeurs de minutes de telephone, c est trop marrant de les voir avec leur panneau, enchaines a 3-4 portables. bref, des cabines telephoniques ambulantes..

 





    Pas de photo car j avais pas pris l appareil hier soir, mais j ai vraiment hallucine : qd je suis sorti, vers 19h, une des avenues principales du centre historique, l equivalent des Champs Elysees etait fermee a la circulation.

A la place, des dizaines de milliers de gens deambulant ds qqch a mi-chemin entre la foire du trone et le quartier Beaubourg! Avec leur stand, des centaines de vendeurs de hot dogs, brochettes, mais grilles, empanadas, ananas-pasteques, d aguadiente (la boisson tord-boyau locale)...Quelques spectacles de rues (chanteurs, comiques, demonstrateurs, de caipouera, de sabres, artistes diverse...) des vendeurs d artisanat bien sur, bcp de policiers, des delinquants, pas d etranger pour sur, et, ce qui m a le plus surpris, de nombreux jeux d argent : avec des des, avec une piece que l on lance sur un panneau de gains et, plus etonnant, avec un cocon-dinde : tu gagnes s il se dirige vers la boite que t as choisi..).
Et puis d un coup, apres avoir pris mon agua-diente, 21h30, le cortege arrive: 2-3 motos de police avec les girophares, suivi de la cohorte de taxis, de bus..En 5 min, le trafic reprends ces droits. Et c est ainsi tous les vendredi soir, carrera septima, a Bogota...

Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Mercredi 20 août 2008
La promenade continue, les cheveux et la barbe poussent, et les idees avec j espe re...
Aujourd hui j suis un peu malade -un bon rhume- alors je ne profite pas totalement de Villa de Leyva on nous sommes arrives hier.


Par rapport a ce que l on avait vu jusqu a present, c est tres touristique, les prix ont quasimment double, il y a qq occidentaux et bcp de magasins d artisanat ou l on voit de tres jolies choses.








On avait bcp aime Barichara, sa grande place avec les grands arbres et la fontaine -comme partout sauf ici ou la place est completement nue et tres impressionnante, la plus grande du pays-, son jardin d enfants, son cimetierre -malheureusement ferme au grand desespoir de Kristen-.

Nous etions loges chez une petite mamie, qui nous a fait une petite scene quant nous sommes rentres un peu emeches a 22h30 au lieu des 20h annonces lol
Ben ouais, pas grand chose a faire ds ces ptits bleds alors on essaye les ptits vins du coin en regardant les JO ;-) on s est bien marre ce soir la, desesperant de voir autre chose que les memes images de l alterophile colombienne ayant gagne la medaille de bronze de la categorie 62-69kgs! Ensuite, quand se fut fini, on a eu la chance d assister aux 130 tours de pistes en direct du velodrome de Beijing! Heureusement qu il y avait le defile  a la pissotiere judicieusement placee pour nous divertir...


Le lendemain, une petite excursion nous a conduit au village de Guane, perdu au milieu de la pampa. Malgre la chaleur la balade fut tres agreable et le bus de retour nous a permis de faire la connaissance de 2 colombiens tres representatifs de cette classe vraie classe moyenne qui nous surprend chaque jour par son niveau de vie relativement eleve.





















Demain, nous partons pour Bogota, d ou Kristen repars pour les States vendredi; pour ma part, je ne sais pas encore ce que je fais ensuite. Je projette d aller a Medellin, qui est parait-il tres jolie, puis j irais bien a Carthagene et au Panama voisin. Il faut que je me renseigne pour voir si c est possible; apparemment, il n y a pas de route entre les 2 pays mais des bateaux pour faire la connexion...

Hasta luego.



Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Samedi 16 août 2008

Voila 4 jours que nous sommes arrives ds ce pays, et tout se passe bien. Que dire, et bien c est bien different de l Equateur, et je pense que j ai bien fait de faire un saut jusqu ici avant le Perou qui devrait ressembler par bien des aspects a l Equateur.

Ce qui frappe en premier, c est le manque d infrastructures touristiques et, ca va avec, le peu d occidentaux : on a du en apercevoir 4-5 a tt casser pour l instant.
Kristen est vegetarienne, et c vrai que c est assez complique de trouver un endroit pour manger autre chose que du poulet frites.
La population egalement est bien differente, plus d indien alors qu il y en a partout en Equateur, des visages bcp plus melanges, et de bien jolies femmes, bcp plus appretees que les equatoriennes.

Et puis, a altitude equivalente, il y fait clairement plus chaud. Meme a 1100 m, il y a un ventilateur ds chaque chambre, et l eau chaude est loin d etre la norme.

Apres l arrivee a Bucaramanga, nous sommes alles a Giron, banlieue qui devient au fil des ans le lieu de villegiature des habitants de la ville.
Ce village, tres joliment restaure, apparait tel qu il etait il y a 350 ans: c est une succession de rues bordees de maisons blanches, aux volets marrons et aux toits de tuiles rouille.
L ensemble, tres uniforme, est tres joli et il est plaisant d y flaner, decouvrant, au detour d une rue, un surprenant cimetierre, des ponts de pierre, qques maisons colorees et des charmantes eglises sur des petites places ou les collegiens discutent a la sortie des cours.
On y a discute longuement avec 5 d entre eux, ceux-ci etant venus vers nous avec le seul desir de nous entendre parler anglais.









San Gil, on nous sommes depuis 2 jours, est une ville bcp plus classique mais assez representative de la Colombie : une place avec de grands arbres, une fontaine autour de laquelle les gens se regroupent pour boire une Aguila -la biere reference- a la nuit tombee, qq blocs comportant nombres de petits commerces, et c est tout.













L attraction de la ville est son parc botanic situe entre plusieurs affluents du rio qui la traverse.

La vegetation y est luxuriante et il est agreable de se promener au milieu des arbres gigantesques, couverts d une sorte de liquen trainant presque jusqu au sol.

Celui-ci comporte aussi une piscine naturelle ds laquelle nous avons fait qq longueurs apres la balade.

Notre programme : quelques sorties culturelles, de la flanerie et les JO que l on suit en depit de la difficulte linguistique et de la persistence des medias locaux a ne pas s interesser aux resultats des athletes francais.. ;-)

La suite, c est Barichara et le village typique de Guane, qui est parait-il un des plus beaux de Colombie.
Ciao 

Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Mercredi 13 août 2008
Coucou, juste un ptit mot pour dire qu on etait bien arrives en Colombie. Comme je me doutais, la reputation de ce pays est un peu galvaude. Bien sur, se balader le soir apres 22h n est pas trop recommande ds certains quartiers. Mais de ce que j en ai vu pour l instant, c loin d etre le bronx, les gens sont amicaux et avenants, les rues propres.

Apres avoir deposes nos affaires ds un hotel du centre ville, on s est ballade un peu dans Bucaramanga, qui est un pas un ptit bled puisqu il y a 600 000 hab. (l equivalent de Bordeaux). Apparemment, c la capitale de la chaussure, y en a partout, beaucoup, de diverses formes et qualites.

Ensuite, on s est arretes ds un boui-boui de poulet. Et la j ai mange le meilleur poulet asado depuis que j suis arrive en Amerique du sud!! Dans l arriere-cour, un type lancait une sorte de grosse boule metallique en direction de 3 quilles de bois disposees a une vingtaine de metres. On s approche, et commencons a observer : on vient de decouvrir un des sports national colombiens, la bolo, une sorte de bowling simplifie. Rapidement, on nous propose de participer; je finis mon cafe, jauge la boule et me lance; les 2-3 premiers essais ne sont guere concluants...Mais une fois trouvee la bonne boule, les premieres quilles commencent a tomber!!
On va y passer l apres-midi; je joue d abord par equipe, puis seul contre mon coequipier. Bien sur, j me fais lessiver, j m en tire pour 2 bieres a payer, mais l honneur est sauf, j suis pas fanny...

Ce matin, le plan, c est d aller a Giron, petite ville a une dizaine de kilometres d ici. Ensuite, San Gil, ou nous attendent treks, descentes en raftings, etc..

a plous
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Dimanche 10 août 2008
Hola todos,
Je vous ecris depuis Baños, station thermale du centre de l Equateur, ou je suis arrive hier. Malheureusement, il pleut depuis hier soir aussi il faudra repasser pour les nombreuses activites de plein air offertes par la region (canyoning, VTT, randonnees, etc...).

Finalement je n ai pas fait l ascencion du Cotopaxi : le temps n etant vraiment pas de la parti, je ne trouvais pas le prix justifie pour grimper au milieu des nuages et ne rien voir arrive au sommet.
Je me suis cantonne a la boucle de Quilotoa, ou j ai rencontre nombres de francais, plus en 2 jours que depuis mon arrivee le 10 juillet.

Les paysages, un patchwork de cultures, se succedent et on a vraiment l impression de se trouver ds un film de Sergio Leone.

Avec David, on fait un super trek, montant au sommet d une colline surplombant le village de Zumbahua, puis nous avons longe le grand cañon qui traverse la valee. Nous avons traverse des hameaux peu accoutumes a la presence d occidentaux.

C est la saison des moissons en ce moment, les femmes coupent le ble a la faux, puis les grains sont tries, pour ensuite etre revendus ds un des nombreux marches.

On apercoit egalement tout un village attele a creuser a la pioche une tranchee devant accueillir un canalisation; celle-ci doit amener l eau ds une vallee voisine.

On fera le retour par le cañon; j suis pas tres chaud au depart car il est 3h de l aprem et on a rien mange depuis le matin. Finalement, ca valait vraiment le coup, la traversee de la riviere se fait ss trop de difficulte, qq zigzags pour contourner les obstacles mais, de retour a l auberge vers 17h, nous sommes satisfaits de notre balade hors des sentiers battus.


Apres cette journee, un gars nous conduit avec sa camionetta a la lagune de Quilotoa (il y a bien un bus, mais une seule fois par jour et en milieu de journee).
Une fois arrivee, on pose nos affaires a l hotel et partons pour la lagune dont l entree se trouve juste a cote. Malgre les nuages, la vue est superbe, nous entamons la descente, histoire d aller toucher cette eau si mysterieuse (personne n a jamais reussi a en connaitre la profondeur).

La remontee, qui peut se faire en mulet, est harassante et un vent terrible nous attend au retour au sommet.


L aller-retour effectue, on se dit que finalement, on a fait le truc du coin. Il est possible de faire le tour de la lagune mais c est tres long et on en voit pas trop l interet. On s assoit sur les 20 dollars qu on a deja laisse pour la nuit et on decide de suivre Michelle, Kristen et Veronica qui sont arivees la veille et doivent prendre le bus de 14h pour l etape suivante.

La descente vers Chugchulan (ou qqch comme ca) est epique. Ya plus de place dans le bus, on monte nos bagages sur le toit. David fera le trajet d une heure en leur compagnie, evitant les branches, s accrochant ds les virages..Dans le bus, c est tel qu on imagine les voyages en Amerique du sud : les animaux, les sourires edentes, la musique latino a tue-tete..Viva Sur-America!!

On se balade un peu ds le village et on passe une soiree bien arrosee; en plus de la cerveza nationale, les americaines ont mis la mis sur, oh sacrilege, ce qu ils osent appeller ici du vin, un melange a base de fraise, de sucre, et surement un peu de raisin  -figurez-vous que ca existe aussi a la peche et a le cerise-. Bref, la soiree se deroule et je surveille de pres David, qui comme ts les british, ne tolere pas bien le vin...

Tt le monde pars se coucher sauf lui -et moi donc- qui ne semble pas vouloir dormir. David voyage depuis des annees, pour les experiences mais aussi car ca coute moins cher de vivre ici qu en Europe. Tous les voyageurs ont leur raison; je comprends en discutant que pour moi il s agit de trouver des reponses.
Pour David, ces reponses sont en moi, je dois juste trouver la personne qui  posera les bonnes questions.

David n est pas cette personne; je l ai quitte hier et dois retrouver Kristen a Quito demain soir. J ai decide de l accompagner ds son periple  en Colombie. Je pars donc mardi matin pour Bucamaranga. De la, nous gagnerons
Bogota en 10 jours, d ou elle doit prendre l avion de retour pour les States.

17h, je vous laisse, je vais profiter des eaux naturellemendes chaudes d une des nombreuses piscines de la ville.
En attendant la Colombie,
Nos vemos
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Jeudi 7 août 2008
Hola todos,
Hoy escribo un poco en español para mis amigos que encuentre aqui y que no entienden el frances.

Estoy ahora a Latacunga; encuentre alguien de Ecossia; se llama David y vamos a viajar un poco junto : primero haremos una vuelta de 4-5 dias. Vamos mañana a Quilotoa y despues hasta Saquisili, pasando por Sigchos, al pie del Cotopaxi. Y luego buscaramos un tour para hacer el subida de la cumbre.

Bon pour ceux qui n auraient pas tout compris, je pars pour un ptit de trek de quelques jours avec David, un ecossais rencontre devant un agence de voyage. Au menu, des beaux paysages de montagne, des marches colores et des petits villages indiens.

Je pense que je vais en prendre plein les mirettes, la region comptant parmi les plus belles du pays..

A bientot,
Sylvain
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Mardi 5 août 2008
Comme je le projetais, J ai pu finalement louer la bicycleta de mes reves (pas de photo de celle-ci, dommage); me voila donc parti vers la station de bus, a la recherche de qqun pour me conduire a 3 700 m , aux lagunes de Mojanda (Otavalo est situe a une altitude de 2 500 m).

Je tombe sur Hugo dans son taxi, lui demande s il connait qqun qui pourrait m emmener. Mais oui, lui! Pour 10 dollars, il est ok. Les sieges ne se rabattent pas mais Hugo avec son tendeur a tt prevu...Et nous vla parti. La route cede rapidement la place a un chemin de pave seme d embuches, les trous, les branches sur la route, les eboulements..

Finalement la vieille Nissan et ses amortisseurs s averent de bonne qualite et  nous atteignons l objectif en moins de 40 min. On sort le VTT, je remonte la roue avant, demande confirmation a Hugo, le Fuya-Fuya, c est bien par la? et en avant..

Je suis le chemin sans me poser trop de questions; mon objectif est de me faire l ascencion de ce ptit 4 200m, histoire de m echauffer et acclimater mon corps avant le Cotopaxi (5 700 m), qui doit etre la revanche du Kili.

Le chemin serpente tranquillement autour du 1er lac; qq centaines de metres plus loin, une fourche. A gauche, ca continue le long du lac, en contrebas de la montagne. Sur la droite, a 200-300 m des indiens que je n ai pas trop envie de croiser.
Bizarre, je n apercois pas de chemin montant vers le sommet ni d un cote, ni de l autre.
Je decide de continuer a longer le lac. D un coup, ca commence a monter severe; j ai pas fait de velo depuis un bout de temps, et rarement en montagne en fait..Au detour d un virage, a l applomb du lac, je planque le velo que je prends soin d attacher avec le casque.

Je continue donc a pied; mince le chemin repart vers le lac... Tant pis, je pars a l assaut de la montagne, pas trop envie de rester sur ce chemin car, malgre ce que m a dit le tacos, j ai lu que certains y avaient fait de mauvaises rencontres. Et comme j ai vu strictement personne jusqu a present, et que j ai fais la connerie de ne pas laisser mon passeport et ma carte bleue a l hotel, j prefere pas prendre de risque..

Donc, je monte gaillardement, suivant le chemin des biquettes dans un 1er temps. J arrive sur un contefort, m arrete pour me reposer un peu et me sustenter. Un ptit coup d oeil aux enlentours, rien en haut mais un groupe de caballeros suit le chemin sur lequel j etais qq instants auparavant. Malgre les jumelles, je n arrive pas a distinguer s il s agit de touristes. Alors ds le doute, restons discret.
Je contourne la montagne, decouvre une autre lagune, mais tjours pas de chemin sur les hauteurs.

Tant pis, je continue a monter, en tournant autour de la montagne, on verra bien..Je m arrete de nouveau, et ouais, a 4000m on s arrete souvent, surtout qd on grimpe a flanc de montagne..Un regard aux cavaliers qui avancent toujours aussi tranquillement.

Encore qq metres, .utain je vais bien finir par le trouver ce .utain de chemin!! Au moins, la ou j passe, pas de risque de faire de mauvaises rencontres, ou alors une bete sauvage mais j pense pas qu il y ait d ours ds le coin alors.. :-)

Je monte depuis au moins 1 heure; d apres mes souvenirs de cours de mon maitre de montagne - mon pote Mickey qui, je viens de l apprendre, ne viendra pas me rejoindre pour faire le machu-pichu :-( - , ca veut dire 300m. J dois plus etre tres loin du sommet..

Et puis j arrive sur un promontoire, et la, j eprouve ma limite du jour, ca y est, j ai la trouille... le vide c mon point faible, et puis la c est vraiment plus raisonnable. Ci joint le mur devant lequel je renonce, je laisse tomber, et puis j suis pas sorti d affaire, faut redescendre maintenant. Et la c pas gagne car ya pas plus de chemin pour le retour.





Donc, au milieu des herbes qui m arrivent presque a la taille, j entame la descente. Il me faudra une bonne demi heure et qques frayeurs pour en venir a bout.











Tiens, un cheval et 2 personnes en contrebas. Je recupere le velo, les double rapidement et c parti pour 17 km de descente.
Au passage, je m arrete devant le panneau de signalisation. Et oui, c bien c que je pensais, c etait pas la bonne montagne...

13h, normalement, y en a pour 2h30, mais la faim me ramene a Otavalo en moins de 3/4 d heure. Malgre les paves et les trous, la pente n est pas si raide, pas de frayeur particuliere.

Un ptit tour a la cascade Peguche, et je pense que l endroit n a plus rien a me livrer. Demain, je mets les voiles. Apres un passage par Quito, prochaine destination : le Cotopaxi!
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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