Samedi 1 novembre 2008
Avant de vous raconter l epopee de ces 36 dernieres heures, laisser moi vous compter mon dernier jour en Bolivie.
Comme je l avais dit il me semble ds mon dernier post, je suis donc arrive a Tarija le 29 octobre. Pour ceux qui suivent, attention je les vois les cancres du dernier rang qui ont rate des episodes :-) je dois etre a BA (Buenos Aires) le 5 novembre.
Avant cela, une de mes dernieres envies residait ds le Paraguay. Ce pays etrange m avait laisse totalement indifferent jusqu a ce que je commence a lire des choses et d autres a son sujet..Mais j y reviendrai par la suite.
Ainsi j suis arrive a Tarija ds la nuit du...Ah, j oublais le trajet Tupiza->Tarija d abord, parce que epique aussi. Je saute ds le bus a le derniere minute (ca devient un sport ca aussi, plus ca va plus j arrive au dernier moment, j vais finir par en louper un...) je m assois, pas eu l temps de manger que le bus demarre; j vois la bonne femme de l autre cote du couloir en train de se signer. Ma voisine m explique que la veille le bus est tombe ds le precipice (17 morts et 46 blesses). "Et vous, vous voyagez pour le plaisir?" me demande-t-elle. Elle se signe a son tour, ben ca promet. Pour la forme j le fais aussi -ca peut pas faire de mal pas vrai-, mais c pas ca qui va m couper l appetit...He he qui voila, mon sauveur avec son steak de lama hache, son mais et son oeuf dur sous cellophane.
Effectivement, la route est impressionnante, meme de nuit. On passe tout d abord a travers des mares gigantesques et le nbr de camions et bus croises est impressionnant.
On laisse ensuite la route qui va vers Villazon et la frontiere argentine pour bifurquer vers Tarija. Je m endors rapidement mais vais me reveiller 2-3 fois durant le trajet. A chaque fois, j me marre en jetant un oeil a ma voisine cramponne a son siege.
Bref, on arrive a bon port, content d etre en un seul morceau, vers 3h du mat. Le chauffeur sympa nous permet de finir la nuit ds le bus, et une nuit d hotel de gagner, une! Au ptit matin, en prenant le ptit dej, je m informe des nouvelles en lisant le journal et j apprends qu il y a un blocus forme par des paysans pour protester contre des pbs d alimentation en eau. Meme si je n ai pas eu trop a en souffrir jusque la, il faut savoir que la Bolivie est un  pays tres contestataire, il y a souvent des manifestations et les routes sont regulierement bloquees.
Bref, le chemin que je voulais prendre est ferme depuis 2 jours. Je passe la journee a faire le tour de la ville, tres agreable au demeurant. C est une ville de taille moyenne, 150 000 hab.environ, peu touristique, et encercle par les vignes. Le lendemain, mon hotelier m ayant file les bons tuyaux pour la tournee des cave, je prends la direction de la cooperative. On m accueille quasimment les bras ouverts, j ai droit a une visite privee et gratuite, avec la degustation comme il se doit a la fin.
Ensuite j enchaine une cave privee, le patron n est pas la mais j ai qd meme le droit a gouter a la production maison. Pas terrible en comparaison avec ce que j ai goute avant alors je change de cremerie..

J arrive a la 3eme adresse et la je flaire immediatement la bonne adresse : ce lieu est l antichambre du paradis, des vins en veux-tu en voila; j en vois de toutes les couleurs! la degustation est un peu rapide mais permets d avoir un apercu avant de passer a table. Je m approche du comptoir pour passer commande et 2 nanas en train de commander egalement me proposent de me joindre a leur table.
Il s agit de collegues travaillant ds le milieu hospitalier, l ambiance est bonne enfant, et le vin aidant les langues se delient. On reste la jusqu au milieu de l apres-midi puis on prend la direction de l hopital pour la "supervision" que 2 d entre elles doivent assumer. On attend ds la voiture qd j assiste a une scene de "mini-guerre civile". La question que j ai eu la mauvaise idee de poser pendant le repas sur les pbs actuels que traverse le pays, associee aux effets de l alcool, reveillent les vieilles rancoeurs. Depuis la veille, sans presque m en rendre compte, j ai change de bord. La docteur originaire de La Paz tape une crise en disant que les autres sont des autonomistes. Heureusement, les soi-disant autonomistes sont moins emeches que la docteur et la situation ne s envenimera pas.
Ensuite elle s endort et tout le monde rentrera sagement se coucher..


















C etait donc le 30 cotobre, dernier jour complet en Bolivie. Depuis je suis passe en Argentine (le 31), puis de la au Paraguay(hier donc, le 1er novembre). Et quelle satisfaction d etre arrive a bon port. Ca a ete long, pas toujours evident, mais j ai eu la confirmation que qd on veut vraiment qqch -avec un peu d argent certes-, on parvient a son but.
Et pourtant il y avait des obstacles, le blocus d abord, les passages de frontieres ensuite, et les temps de transports. Finalement je suis content du chemin que j ai pris, ca s est plutot bien goupille.
D abord l arrivee a Bermejo, ou c la galere pour comprendre ou passer la frontiere et sutout pour savoir ou aller apres..Il faut savoir que j ai fait tout ca en naviguant a vue. J ai eu beau chercher sur Internet, d une part part pas grand-monde est venu jusqu ici, et ya encore moins d infos pour savoir comment passer d un pays a l autre, les temps de trajet, etc...Bref, j avancais au coup par coup car qd je demandais en Bolivie combien de temps pour aller au Paraguay, personne etait foutu de me repondre. La situation a commencee a s eclaircir a mon arrivee en Argentine. Une fois que j ai passe la forntiere il etait clair qu il fallait que j aille jusqu a Pichanal ou il existe un noed autoroutier.































De la, je suis tombe sur le sachant de la region, le gd manitou des transports, le responsable local de l agence Fletcha. Oui, Monsieur, vous pouvez aller au Paraguay, nous avons un bus qui part a 18h40, 12h plus tard pour etes a Clorinda, tt pres de la frontiere et a une volee d Asumption. Mais c est parfait ca!! Bah, j vous raconte tout ca parce que sur le coup on s pose des milliards de question, ya toujours plein de choix de possibles, avec des informations partielles, erronnees souvent. Il faut savoir distinguer le totalement faux de l approximatif (ya jamais de totalement vrai...), jauger les personnes, raisonner tout en ecoutant son instinct, tout ca dans le respect de ses valeurs.
Evidemment, au lieu de 18h40, on est parti a 19h30, evidemment c etait pas 12 mais 13h mais peu importe, j etais hier matin a la porte d entree. Encore fallait-il savoir l ouvrir..En descendant du bus, j sentais pas les mecs qui attendait pour proposer service de taxi, bureau de change, tt ce qu tu veux mon ami...Je m adresse qu chauffeur qui contredit ce que me raconte un des types, la frontiere est la, toute proche, et pas besoin de prendre le taxi.
Et patatrac, cette fois j me suis plante...y avait un fond de verite ds c que le type racontait, ils ont pas le timbre la ou j comptais passer. Alors on repars...Sympa, les douaniers m explique comment me rendre en collectivo au fameux puente. Bah, moi ca m eclate tout ca. Certains diraient c la galere, moi je dis c l experience et l metier qui rentrent.
J prefere galerer comme ca que qd c est du tt cuit. Les frontieres se suivent et ne se ressemblent pas. Ici, ya un premier point de passage ou on me dit que c pas pour moi, va comprendre Charles...J demande confirmation cote paraguayen (mieux vaut 2 fois qu une avec les chgts de pays..). Apres c un ptit peu longuet, la file d attente cote argentin, la paraguayenne qui m demande mon billet de bus qui m a servi a venir jusque la, puis l attente pour le depart du collectivo et la bonne heure pour aller jusqu au terminal d Asumption.
Et pour couronner le tout, les elements qui se dechainent. Ouais, le temps est pas trop au rdv et j me dis qu heureusement que j suis passe par le cote argentin et que j ai evite les pistes de terre bolivienne avec ce temps la..
Voila, la j sors du cinoche, j suis allez voir "A la Deriva" qui apparemment est sorti ya plusieurs mois en France.
J sais pas encore si j reste jusqu a mardi soir ou si j mets les bouts des demain. Allez, j laisse encore une chance a ce pays mais c vrai qu j suis assez mitige. D abord il fait vraiment pas super beau (trombes d eau a plusieurs reprises depuis hier midi) et personne ds les rues -ptet l effet we mais c la 1ere fois que j vois ca en Amerique-La "bonne" surprise" par contre, c que c vachement moderne et ca ca change!!
Allez, j vous laisse, j vais allez faire qq courses car l hotel a une cuisine, profitons-en!!
Ciao
Par Sylvain
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Mercredi 29 octobre 2008

Mais bon, comme je me dois a mon public -et en particulier a ma chere maman qui s inquiete des qu il n y a pas d article pendant plus d une semaine :-) - je vais qd meme vous livrer 2-3 trucs.
Apres mes qq jours de repos force a Sucre -mais qd meme bien sympa-, on a pris la route avec mon pote Mathias pour Potosi. Auparavant, on avait voulu se faire un road movie ds l arriere pays mais on a recule devant les conditions pour y aller : soit hyper cher avec une agence, soit en camion, debout en pleine cagnat et serres comme des sardines pendant 3h..On aime l aventure ts les 2, mais la pas sur que ca valait le coup alors on a recule.

Arrive a Potosi en debut d aprem, on a fait rapidement le tour de la ville, le tour de 2-3 agences pour s organiser le lendemain matin une visite des fameuses mines. Et oui, celles qui ont fait la richesse de la ville pendant des siecles sont toujours en activite. La, on s est retrouve ds Germinal, les mecs bossent 8h d affile la-dessous, c est vraiment impressionnant de les voir bosser ds de telles conditions : la chaleur, la poussiere, l obsucurite et l altitude (3 500 m). Et qd on pense qu en France y en a qui se plaignent des conditions de travail...
On distribue les fameuses feuilles de coca qui pour avoir teste font leur ptit effet au fond de la mine et permettent de supporter, ainsi et les boissons gazeuses qu on avait apportes. On donne un ptit coup de main pour le fun, ce qui permet de se rendre compte passe 15 coups de pelle qu on pourrait pas faire se metier la...

Bon, qq mots sur Uyuni et son celebre Salar qd meme...Apres la visite des mines, on saute ds un bus en fin a d aprem pour Uyuni, principal pt de depart des excursions vers le desert de sel et le sud-lipiez. On arrive en plein milieu de la nuit, ce qui ne nous empeche pas d etre debout au petit matin pour trouver l excursion de nos reves.
C est ici que nos chemins se separent avec Mathias. Pour moi, pas question de rester une journee entiere a Uyuni, je veux partir le matin meme. C est que l Argentine approche a gd pas maintenant et je n ai plus de temps a perdre.
Mathias fera le choix de rester, esperant trouver une excursion avec escalade d un volcan surplombant le salar.

Pour moi, c le depart des 11h du mat : la 1ere journee se passe tranquillement, d abord le cimetiere de train puis le village de sel et rapidement l entree ds le vif du sujet.
C la premiere fois que je penetre un desert de sel et mes yeux, malgre les lunettes de soleil, ont vraiment du mal a s accoutumer a la reverberation.
Malgre l altitude, ca tape vraiment dur et j ai laisse la creme solaire ds le sac, sur le toit du 4*4 bien sur...
Le coin est vraiment touristique, mais c merite il faut bien l avouer car les paysages sont  exceptionnels.
On decouvre au milieu du desert une ile, un oasis recouvert de cactus millenaires pour certains.
Ensuite, c la fin de la journee, on passe la nuit ds un hotel...de sel bien sur! Apres le repas, je fais la connaissance de Stephane dont le parcours attypique m interpellera.

La 2eme journee est la exceptionnelle. Comme apres les Galapagos, je ne puis trouver les mots pour decrire ce que j ai vu. C est une succession de lagunes aux couleurs magnifiques, de curiosites geologiques, ponctues par l arrivee aupres de la lagune Colorada. On reste sans voix devant le spectacle propose par la nature (plus de 180 photos a venir prochainement).


Apres une fraiche (mais pas les -20 annonce qd meme) et courte nuit, c est le 3eme jour : geysers, lagunes, puis le retour -un peu longuet- sur Uyuni.
Voila, je suis en ce moment a Tupiza, mais en transit puisque je prends un autre bus pour Tarija ds 1/4 d h. De la, j espere gagner le Paraguay, puis Buenos Aeres.
En attendant l Argentine, bises a tous!

Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Mardi 21 octobre 2008
Je vous rassure tout de suite, je ne me suis pas marie :-) mais voici comment j ai passe ma soiree d anniversaire, memorable comme les 2 precedents : il y a tout juste un an, grace a Cricri j etais sur un voilier non loin de la cote rochelaise et l annee anterieure j etais sur l ile de Djerba, festoyant avec les personnes avec qui je m etais retrouve pour faire le tour du sud tunisien. 
Je trouve que c est une saine tradition, a tenter de maintenir, que de passer chaque jour anniversaire dans un pays etranger :-) ou du moins je continuerai a faire qqch de memorable, il y a tellement d anniversaires dont je ne me souviens plus, c est intolerable!
Pourtant, la soiree s annoncait tranquille : 18h le soleil descendait sur la ville, je saute dans bus en direction du plus beau point de vue, le cafe du Mirador. Avant meme de l atteindre, j arrive sur une place charmante. C est la sortie de l ecole, une centaine d ecoliers jouent, rient du rire de ceux qui ne semblent pas s apercevoir qu ils sont ds un endroit unique. Au bout de la place, des arcades ou se becottent les amoureux.
Je descends de qq metres, le pt de vue est effectivement sympa et le lieu joliment amenage. J apercois une chaise longue devant un banc de pierre, je sais en un instant ou je vais deguster ma cerveza...
Marre de la paceña (de la Paz), la potosina (de Potosi bravo!) commandee, yen a plus, toujours pas de Surena (ben j sais pas d ou), ca sera finalement la chala (de Sucre meme il parait, mais la  c etait pas facile a trouver  ;-))
Et finalement, j suis pas decu! Une des meilleurs bieres que j ai pu testee, comme ils disent la biere de "la gente qui quieren salir de la rutina de beber siempre lo mismo". Bref, je profite de ce moment en me disant que j ai bien de la chance, mais aussi que j ai change car aujourd hui je sais profiter de ces instants et les apprecier a leur juste valeur.
J attends que le soleil soit definitivement couche, prenant encore qq photos du paysage, puis je me mets en route; j hesite encore entre un bon resto et aller a l alliance francaise ou ils passent des films de temps en temps et ou j pourrrais ptet parler francais, pour changer... :-)
Finalement le programme sera completement different: en descendant la rue qui mene au centre ville, je passe devant une cour avec tt un tas de gens agglutine devant l entree. A l interieur regne une grande animation, musique entrainante et tout le tointoin...Je m approche, au milieu de la cour, il y a tout un fatras, des meubles, un frigo, et tout un tas de paquet de cadeau. Et au milieu s agitent 3-4 personnes, ils tentent de faire rentrer tout ca le plus vite possible dans une des pieces attenantes. J observe la scene, demande a mon voisin de droite, il s agit bien d un mariage, on m expliquera plus tard que ds la tradition les maries recoivent les cadeaux le lundi soir, apres 3 jours de fiesta -et ouais ils ont demarre samedi matin..-.
Rapidement on vient me proposer un verre d une boisson a l aspect etrange, on dirait un punch qu aurait macere pendant une dizaine...de mois. Je grimace un peu mais invite oblige, je bois. J observe des petits groupes un petit peu partout autour de la cour, assis sur des chaises ou debout. Au milieu, par terre, des petites bassines rempli du "merveilleux" breuvage. :-)
Un jeune vient me voir et me propose de me joindre a son petit groupe. Il s appelle Sergio -salut Des p des Arts!- et va tt m expliquer sur les coutumes des mariages boliviens, et sera un peu mon "tuteur" ds la soiree.
La conversation s engage, legere comme vous vous en doutez car ceux-la comme ts les autres sont sous l effet de la chicha (alcool de mais) qu ils consomment asidument depuis 3 jours si j ai bien compris...
Ici comme ds les autres pays d Amerique du sud, on ne boit pas seul, un seul verre passe de main de main. La coutume veut qu ayant recu le verre, on invite un autre convive. On ingere ensuite rapidement avant de reremplir le verre pour le suivant. Heureusement pour moi, le groupe s agrandit rapidement, le verre revient moins rapidement, et une autre boisson -qui ressemble a du jet 27- fait son apparition.
Je demande si je peux feliciter les maries, Sergio me conduit vers l epouse que je felicite chaleureusement, puis vers le marie. Je me plie de bon coeur a la coutume qui veut que les invites felicitant le marie accrochent un petit billet au veston de celui-ci. Je sors mon billet de 10 bolivianos (environ un euro) et le remercie de m "inviter".
Je parviens a m eclipser du traquenard et a entrer ds la salle ou un groupe se produit. Immaquablement je suis de nouveau convie ds un autre groupe..Visiblement ils ont pas l habitude de voir des etrangers ds leur mariage alors forcement...Je me plie de tellement bonne grace que je suis rince en moins de 3h..
Meme pas 23h quand je prends le chemin de l hotel. Enfin, pas grave, je crois que la soiree touchait a sa fin, 3eme soir oblige. Au passage, je m arrete prendre une pizza car a part le toreji (sorte de pain en forme de petite couronne) que le marie etait venu m offrir, je n ai rien avale depuis le midi.
Voila comment j ai passe mon 33eme anniversaire! Je vous quitte maintenant, je prends le bus pour Potosi ds 3/4 d heure.
A bientot.
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Lundi 20 octobre 2008
...pour vos messages d amitie, et d amour, ya que ca de vrai!!! ca parait bateau de dire un truc comme ca, mais ca n est pas si evident pour bcp. Certains courent apres l argent, d autres recherchent le pouvoir, des centaines de millions ne cherchent qu a survivre, moi je dis que seul compte l amour. Peut-etre la distance rend elle plus preignante l importance de ces attentions.

Et oui, aujourd hui, est un jour particulier; chaque jour merite d etre vecu a fond mais heurement qu il est des jours comme cela ou on s arrete un peu pour regarder en arriere le chemin parcouru.
33 annees que je suis sur cette planete que j ai decide de parcourir durant un an, a la decouverte de l autre mais aussi de moi-meme.
33, l age qu avait le Christ sur la croix; pour moi cela ne signifie pas grand-chose excepte le souvenir que j ai de mon pere a la meme epoque de sa vie, qd on lui demandait son age, "33, comme le Christ".

Alors, comment ne pas se sentir vieux a ce souvenir. Et en meme temps, je me sens encore tellement jeune, tant de pays a visiter encore, tant de choses a apprendre sur moi. Hier, j ai discute avec un francais ds le bus du retour du marche de Tarabuco, il en est a 70 pays; j ai encore de la marge avec mes 24 (dont la moitie en Europe)...
Alors voila, pour marquer l evenement, pour passer le cap, rien de tel qu une petite cure de rajeunissement offerte par le coiffeur-barbier du coin. Tout ca pour la modique de 2 euros; et pourtant y en avait du boulot, j suis bien reste 1h30 pour arriver a ce resultat :


















Va falloir, que j m y fasse, j avoue que j m etais bien habitue a mon look de baroudeur, qui me correspond tellement plus que celui du minot de la partie droite...
Bon cote sante, comme vous pouvez le noter, ya encore a faire : les traits sont tires, le teint un peu pale malgre le soleil du jour! J me remets doucement, les examens vont prendre plusieurs jours et c est ptet pas un mal: ca m oblige a rester tranquille qq jours. En meme temps, apres l excitation de La Paz, le calme de Sucre fait du bien. Le climat y est bien plus clement, printanier, et la ville est un veritable musee.
Voila, pas grand chose d autre a dire aujourd hui, encore merci et a tres bientot.

Mon programme pour les jours qui viennent : Potosi apres-demain, puis le salar de Uyuni sur 3 jours et enfin j en terminerai avec la Bolivie avec Tupia et Tarija, 2 villes dans le sud du pays. Ensuite, direction Buenos Aeres, en passant par le Paraguay histoire de compliquer un peu les choses.
Salut!
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Vendredi 17 octobre 2008
Un ptit coucou rapide de La Paz ou je suis toujours because maladie...Et oui, j crois qu j ai vraiment chope une belle saloperie ce fameux soir a Nazca. Bref, je reste encore un peu le temps de faire des analyses et d avoir les resultats. Aujourd hui, j ai fait l experience de l hopital bolivien...3h d attente pour s entendre dire qu il faut prendre de l immodium et eviter les crudites...

A part ca, j ai kiffe le lac Titicaca, ses couleurs, les tortoras avec lesquels les habitants des iles construisent des bateaux. J ai beaucoup aime Copacabana -rien a voir avec les plages bresiliennes- et l isla del sol ou j ai pu reviser mon lancer de frisbee avec les gamins.































Et puis aussi la route vers La Paz, ou au bout d une heure on nous a fait descendre du bus, celui-ci devant traverser un bras de mer sur une barque -j vous jure, j l ai vu des mes yeux vus-, tandis que les passagers passent sur un bateau. J y ai fait la connaissance de Mathias, gadz art lui aussi, le monde est decidement tres petit.

Hier, on s est fait la descente en VTT de la route de la mort. Un bon gros trip!! Et sans cette maudit saloperie, je devrais etre en route pour le Huana Potosi, un des 6 000m les plus accessibles du monde.

Enfin bref, je prends cela avec philosophie, cela fait partie des desagrements du voyage, je vais bien me soigner pour repartir de plus belle.
ciao
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Samedi 11 octobre 2008
...pour decrire le lieu, les sensations. J en revais depuis des annees, je l ai fait, je suis extremement satisfait, voila. En plus, plus qu une cerise sur le gateau, je l ai fait un peu sportif, un peu rebelle, a ma facon quoi!
Je crois que pour vraiment apprecier les choses, j ai besoin de les meriter...Il n y a rien de pire que qqch tombe tout cru dans la main. Ma maniere a moi de meriter le Macchu Picchu, ca a ete de m y rendre par le chemin des ecoliers: j aurais pu, comme 99% des gens, m y rendre par le train qui passe par Olaytambambo (avec ou sans l option bus depuis Cuzco pour gagner un peu de temps).

Mais non, decidement je n aime pas faire les choses comme tt le monde, et puis, il faut dire que j ai ete revolte -oui, c le terme- par le veritable racket anti-touriste qui sevit ds le coin. Je veux bien, ponctuellement, payer 2-3 fois plus cher que les locaux, mais la c est carrement 80 dollars qui sont exiges pour faire un AR de 110 km. Quand on sait que les locaux paient 10 soles l aller (un peu plus de 3 dollars)...Non, impossible, je ne pouvais cautionner un tel systeme!

Je passe sur mon sejour a Cuzco. Ben non, j peux pas tout raconter ici, j y passerai des heures; je garde ca pour mes vieux jours, lol..ce qui est sur, c que j amasse de la matiere pour remplir qqs bouquins.
Bref, c etait le lendemain du depart de Guadeloupe -et oui, comme l Antille francaise!-, il etait prevu que j attende le retour des mes potes rendus justement au Macchu Picchu. J me reveille vers 6h et demi, comme d hab! C fou comme le corps prend un certain rythme de vie, meme si tout autour change. 
Ya un autre truc qui n a de cesse de m etonner, je ne sais pas si cela vous arrive : en France, autrefois, il m arrivait lorsque je dormais a l exterieur, de ne pas trop savoir ou j etais au reveil, d avoir qq instants de reflexion pour dire : "Oui, c est vrai, je suis la". Depuis que je mene cette vie de baroude, pas une seule fois cela ne s est produit., etrange, non?

7h, je descends donc a la table de l auberge de Carlos, discute avec le present du jour -1 americain de l Ohio, faudra que je check la carte des States..- Je fais part a Carlos de mon desir de partir, j ai un peu fait le tour de Cuzco -bon non, j ai pas ete a la Cathedrale mais bref, j me vois pas passer une journee de plus, surtout qu il a fait un temps de chien la veille-. Les bus pour Santa Marta, c est le matin a 8h. Putain! moins d une heure pour plier les gaules, payer la cuenta, laisser un mot a mes potos, retirer des ronds et me rendre au terminal, qui merci Carlos pour le tuyau, n est pas le meme que pour les autres directions.
Cool, j ai pas bcp d affaires, le sac est plie en 2 min top chrono, le reste s enchaine facilement, j serai meme en avance et puis comme d hab, pas la peine de stresser, le bus partira avec du retard (record battu cette fois, 45 min).
Ca m rassure, ya qd meme qq autres gringos ds le bus, le tuyau du LP (lonely planet pour les secs) doit pas etre mauvais..6h plus tard, apres le passage d un col a plus de 4 300 m ou on se les gele litteralement, et apres presque 2h de piste, ts les gringos descendent. Normalement, le plan c de trouver un type -j ai juste son nom et  adresse mail, qui tient une auberge et mets en relation avec un guide pour aller jusqu a San Theresa (7-8h de marche). De la, ya encore 2-3h jusqu a une centrale hydro electrique, d ou on est plus qu a 2h de marche de Agua Calientes: Ouf!!
En fait, depuis le business du transport s est bien developpe ds le coin. La faute aux abus de Perurail certainement...Bref, on est assailli de proposition de collectivo. Finalement, au lieu des 10h de marche, c est une heure de piste et 5 dollars ds une grosse japonaise. Arrive a la station electrique, j me tate un peu : 15h30, j ai pas mange depuis ce matin, 2h de marche sur les rails ou le train (et oui, Perurail sentant qu elle perdait des parts de marche, a remis en service le troncon) a 8 dollars. Allez, une fois n est pas coutume, soyons raisonnable et assoyons nous sur nos principes.
J arrive donc a Macchu Picchu pueblo sur le coup des 17h, je suis un autochtone qui me dit qu il a un hotel, et qui me fait un prix canon, ce qui n est pas une mince affaire ds ce qui ressemble fort au lieu le plus touristique -et le plus cher- du Perou. Soiree pepere, un ptit chiffa restaurant -c comme ca qu on appelle les resto asiatiques, sal s Xanto, ds toute l Amerique latine- et au dodo.
La journee du 9 octobre demarre tot, le reveil sonne a 4h du mat et me vla parti en direction de la cite mythique. 2h de montee pour commencer la journee, rien de tel pour s echauffer.
J echappe ainsi au racket persistent -7dollars l aller simple, ah ils aiment ca les dolls ici!!-. J suis pas tres tres rassure lors des premiers lacers, frontale au front dans la nuit noire du petit matin, mais je rejoins vite d autres comperes sportifs et atteint la porte d entree. J me place bien ds la file et suis ds les tous premiers a penetrer la cite sacree.
Alors que la majorite se rue vers l entree du Wayna Picchu -la montagne surplombant la cite- reservee aux 400 premiers, je tourne immediatement a gauche pour faire la photo mondialement reputee d une des 7 officielles merveilles du monde (http://www.new7wonders.com/).

Tiens, ca fait un bon theme de voyage, ca! bon, j vais zapper le Mexique parce que c est vraiment pas sur ma route pour cette fois-la, mais pour les autres c tout a fait jouable...
Je redescends traquillement et rejoins la ligne. 1h d attente mais qui vale vraiment la peine: l ascention est physique, surtout la fin ou les marches atteignent parfois les 50 cm, mais pas difficile techniquement. J me marre bien a grimper par les voies "alternatives".














En haut, malgre les nuages, c est un enchantement chaque fois que la cite se decouvre. On a du mal a realiser que le site ait pu reste inconnu pendant si longtemps (decouvert officiliellement en 1912) et on se prends a imaginer la vie ici, la construction des temples, etc...J ai ete veritablement  surpris par la taille du site, balaise les architectes de l epoque!

Ensuite au lieu de redescendre directement, je prends le chemin vers l autre cote de la montagne. A part le gardien du temple tout en bas, pas un etre humain en vue pendant plus d une heure et demie. Je passe les echelles de plusieurs metres a pic, franchit les obstacles mis par la nature, passe sous cavite puis retrouve la foule. Je choisis de laisser passer le flot des day-trippers entre 11h et 14h en squattant le snack du site.

J en profite pour apprendre qq mots de japonais aupres d une charmante nippone qui repart promptement et sagement avec son groupe prendre le train de 15h (le Perou en 10 jours, quelle aberration apres 20h de voyage..).
Alors que le site commence a se vider, je prends le chemin inverse, une guide me propose ses services; je veux bien mais pour moi tout seul, c est trop cher. On se met en "chasse" et la demarre une franche partie de rigolade avec une bande de collegiennes en train de faire la queue devant l entree. Bah, difficile de retranscrire, je fanfarronne, je blague, j ai le temps devant moi, totale liberte d aller, de rester, l extase quoi...Finalement, la visite se fera sans guide, je prends un chemin inexplore, le temps se gate mais qu importe, tout va bien, je suis ds un endroit merveilleux et j en profite pleinement. J apercois 3 ptit malins a l abris sous une roche, je les rejoins. La conversation s engage, "oh un francais", c genial comme carte, ya toujours qqun tout content de pouvoir faire remerger les residus de ses lointains cours. En l occurence, il s agit de 3 amis de facs, 2 allemands Maek et Julia et d une peruvienne Marlyse. On va passer le reste de la journee ensemble, prolongeant la soiree jusqu au restaurant, se racontant des blagues -le plus international possible-, evoquant les confusions linguistiques possibles...
Voila a quoi ressemble la vie d un globe-trotter international, un flot discontinue de rencontres multi-culturelles, d apprentissage mutuel. Car si j en apprend beaucoup sur les autres cultures, j en apprends aussi bcp sur la mienne. Le voyage est un prisme extraordinaire, il met en lumiere tout un tas de choses, demonte aussi des trucs que l on croyait evident, acquis. Un truc tout bete, c dire si j etais naif et ignorant avant de partir, j etais persuade que des jeux de carte comme la belote ou le tarot etaient internationaux. Et bien non figurez vous! ya que ds nos contrees que ca se pratique (et ptet en Belgique flamande). En suisse romande, ils ont bien la pelote qui se rapproche grandement de notre sport national, mais il y a tt de meme qq subtiles divergences que je ne manquerais pas de vous compter si l occasion m en ait donnee :-)

Bref, je m eloigne, je m eloigne...J en termine avec le Macchu Picchu. Mes compagnons m ayant appris qu il y avait un train le matin direct pour Cuzco, je decide d aller faire un tour a la gare. En plus du train touristique, il y a un train local. Je tente ma chance, on sait jamais. Alors que le prix affiche est a 3 dollars, le caissier m en demande 10 fois plus, m expliquant en un sourire que c est le tarif le plus economique pour moi. Et ben qu il se la garde son tarif eco...Je mets les bouts au plus vite de ce lieu de perdition capitalistique. Cette fois, j vais me la jouais vraiment roots. En avant pour les 2h de descente sur les rails, chemin inverse de ce que j ai fait a l aller. Bon, j avoue, j ai galere... 2h, c est un peu long avec tout l attirail et pis apres complique pour trouver des moyens de locomotion pour redescendre jusqu a Santa Maria. Je chope un taxi finalement mais celui-ci tombe en panne seche a mi parcours. Pas grave, je repars a pied et qq kms plus loin, le combi me recupere. Ensuite, tout s enchaine bien, je saute ds le bus pour Cuzco (j fais le voyage avec les conducteurs, pas confortable mais super echange) et arrive a Cuzco  pile-poil pour prendre le bus de nuit pour Puno d ou je redige le present article. J ai calcule, 7h de detour au bas mot, 30 dollars d economie, mais des experiences enrichissantes et ma petite lutte contre le systeme. Si c etait a refaire...je paierais les 30 dollars!

Et maintenant? Ben en arrivant a Puno, apres avoir ma foi assez bien dormi ds le bus, j me suis fait une ptite ballade en bord du lac Titicaca, avec le lever de soleil s il vous plait...1er hotel, pas de place, tt le monde dort encore, c le pb d arriver trop tot; j ai une 2eme adresse mais j commence a tirer un peu la langue (on est a plus de 3 800m d altitude) alors je finis par accepter une des nombreuses propositions des pousse-pousse velo (vous voyez ce que je veux dire). Manque de bol pour mon chauffeur, l hotel en question est presque en haut de la colline!
Une douche, et hop, ca repart. J enfile le ptit dej et me dirige vers le port pour tenter la curiosite locale, des communautes indiennes qui vivent depuis des siecles sur des iles flottantes. Bon, j suis prevenu, c extremement touristique, tres artificiel, mais les personnes avec moi sur le bateau (des peruviens en vacance) sont excellentes et je passe une tres bonne matinee.
Voila, maintenant, j me tate un peu; 2 options d offrent a moi, partir plus ou moins directement vers la Bolivie toute proche (en m arretant ds les ptits villages en bord du lac) ou aller passer 2 jours sur une des iles du lac. J ai peur d une relation biaisee, artificielle, sur ces iles qui vivent en grande partie du tourisme; et puis je voudrais reserver au moins 15 jours a la Bolivie, La Paz, le desert de Uyuni et un sejour en Amazonie sont mes objectifs avant le rendez-vous du 5 novembre.
Le sommeil de la nuit ou les rencontres du samedi soir apporteront a n en pas douter la reponse a la question du jour : ou serai-je demain? Arf, arf, j adore ce genre de questions!!
Hasta luego!

PS: pour ceux qui se preoccuperaient de ma sante, j ai repris mon regime hyper-calorique a 4 repas par jour (apres un copieux ptit dej, j ai enchaine aujourd hui la truite a la plancha a 10h30,  l arroz de chauffa a la carne et je me prepare pour le repas du soir). Je compte bien recuperer les 4-5 kgs qui me font defaut! ;-)
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Jeudi 2 octobre 2008

Hello,
3 mois que je suis parti avant-hier...que de paysages, que de personnes rencontrees deja. On a bien sur fete cela comme il se doit. Arequipa, au sud du pays, est vraiment une chouette ville. Apres ces derniers jours passes au moyen age, ca fait du bien de se retrouver dans cette ville moderne, la 2eme du pays. Malgre l altitude, (2350 m) le temps est plus que printanier et on rechauffe nos muscles encore tout endoloris par les 3 jours de marche dans le cañon de Cotahuasi.

Revenons sur ces derniers jours. J ai donc quitte Nazca en compagnie d Eva et Lisa il y a maintenant plus d une semaine. Apres une derniere soiree avec nos amis  peruviens et 2 francais rencontres la veille (j en ai jamais vu autant depuis que j suis au Perou!!), on a pris le bus de 23h pour Areuipa. Au bout de 7h de trajet, on descend au croisement de la route menant a la ville de Cotahuasi. Il est 7h du mat, on prends le cafe et on s fait prendre en photos par un ptit vieux trop content de trouver des gens a qui parler.

Apres une etape intermediaire qui va me permettre de m equiper en vetements contre le froid (sur les bons conseils de ces demoiselles), on reprend un bus pour notre destination finale, ou on arrive en pleine nuit. Lisa qui est deja venu l annee passee retrouve le chemin de l hotel et sera tout au long du trek un guide de tres bonne tenue ;-) puisque on ne s est perdu qu une fois, et encore c etait pas toi devant a ce moment la, pas vrai?

Ce jour d avant depart, je suis malade comme un chien, je  soupconne tres fortement les crevettes du dernier repas a Naza. Cool, Jerome et Johann, le landais et le nicois rencontres 2 jours auparavant nous rejoingnent. 
Le lendemain, l equipe au complet prend la route de Lucho, point de depart de notre expedition. Un ptit tour aux bains chauds du coin, un dernier vrai repas et en avant pour la montee. Apres 3h de marche tranquille, on atteint le village de Huanacota, ou je decouvre la tente ds laquelle je vais dormir, tout juste adaptee a ma taille, lol

La premiere nuit est froide, comme prevue; j ai bien fait de prendre une couverture en rab a l hotel ou on a laisse le superflux. Apres une partie de foot endiablee avec les locaux -pas facile a plus de 3000 m d altitude-, chacun s active a la preparation du repas -les traditionnelles pates des montagnards, qui vont nous accompagner pendant ces 3 jours-. Apres manger, on enchaine les parties de belote en degustant les differentes cervezas qui montent encore jusque la.

Le lendemain, c est la grosse journee , au programme 1500 m d ascencion pour arriver au sommet situe a 4800 m au dessus du niveau de la mer. Jeje et Jojo, pas trop habitues a la montagne, degustent pas mal et maudissent Lisa ne les avoir entraines la dedans lol. Quant a moi, je ressens un peu les symptomes du mal de l altitude, accentue qui plus est par les conditions climatiques qui nous attendent au sommet : alors qu il a fait super chaud pendant toute l ascention, il se met a neiger lorsque l on arrive en haut sur le coup de midi. On redescend dare dare se mettre a l abri, on trouve un style de bergerie ou on se fait a manger.
Quelques instants apres, un type nous ayant vu commencer a s installer passe et nous propose l ecole ou un local pour la nuit. On opte pour le local, et avec raison car sans ca, j crois qu on aurait eu toutes les peines a supporter les -10 ou -15 degres qu il doit faire la haut.
Ensuite, je  vais chercher la cle chez lui et la j vais faire l experience de rencontrer des gens qui vivent encore a l age de pierre.
Ils m installent sur une couverture recouvrant un banc de pierre dans la cour separant les 2 maisonnees de la famille (une pour les 3 enfants et une pour les parents).

La mere de famille demande si je peux les prendre en photo; une chance je l ai sur moi, je le sors et ils dont tout etonnes de voir les choses a travers ce petit ecran. L excitation monte d un cran qd ils se voient une fois la photo prise. De tout evidence, la mere et les enfants n ont jamais vu d appareil numerique. Ils courent se changer pour mettre leur plus beau costume, se recoiffent...Je suis tout desole qd, au bout de 10 min d une seance photo tres ludique, elle me demande si je peux lui sortir la photo...Je tente de savoir s ils ne connaissent pas qqun qui aurait Internet. Peine perdue...si je reviens, je promets de ramener les photos.







Auparavant, on assiste au spectacle d une centaine de lamas defilant devant notre petite cabane. Ils sont vraiment excellents, de toute les tailles, de toutes les couleurs, il existe des milliers de variantes au niveau de la robe. J ai eu depuis l occasion de gouter la viande de lama, qui se rapproche du boeuf pour l entrecote, de l agneau pour les cotes, mais en moins bon il faut le dire. Voila, j ai decidement de plus en plus l impression d etre sur les traces de Tintin qui a berce toute mon enfance il faut le dire.

Maintenant, apres 3 jours a Arequipa, notre petit groupe se separe, je continue avec Jeje et Jojo a Cuzco, les filles partant pour La Paz.
Tchuss

Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Mardi 23 septembre 2008
Article qui aurait du etre puble hier mais je n ai pu le faire suite a une coupure Internet generalisee ds toute la ville. Heureusement l essentiel etait sauvegarde...

Hola todos!! Ici Sylvain qui s eclate de l autre cote de l Atlantique! me recevez-vous?
Ah que d instants inoubliables apportes par ce voyage! Voila maintenant 4 jours que je suis arrive a Nazca et j avoue que je m y sens vraiment bien. Le soir de mon arrivee a commence par un copieux repas dans LA polleria de la ville. Nico, j ai pense a toi, si tu avais vu ca, 3 salles successives bondees de monde sur un seul concept, le poulet! Sans mentir, au bas mots 500 couverts, dans une ville de la moitie de la taille de Niort, un samedi soir certes, mais sans un seul touriste -excepte moi-.

Je me suis donc fais un devoir de prendre un assortiment, une assiete comprenant des brochettes de coeur, de blanc, un truc qui ressemblait a des gesiers (mojellitas) et du poulet chicharron (des styles de nuggets de pechuga). En depit de mon grand appetit que certains d entre vous connaissent, je l avoue, j ai cale...Il faut dire qu au Perou, de maniere generale, les repas sont copieux, et bon marche qui plus est.
Pour l instant, la nourriture est un peu plus varie que les autres pays que j ai traverses, la proximite de la mer peut-etre. Comme sur la cote equatorienne, on y deguste donc beaucoup de ceviche -desole y a pas de traduction en francais..- sorte de salade de poissons, de fruits de mers cuits au jus de citron avec cette fameuse herbe dont j ai oublie le nom -au secours Kristen- , et que je vais retrouvee dans toute la comida latino-americaine.
Bref, une fois bien repus, Jonathan, un des serveurs tout heureux de pouvoir mettre en pratique son anglais, me fait observer qu il y a une discotheque attenante au restaurant. Tiens-tiens, une experience interessante en perspective.


Je rentre, John m apercoit et me presente la carte avant que j ai pu approcher du comptoir. Ici, on achete ses tickets conso aupres d une sympathique hotesse avant d aller commander aupres des barmen.
Je vais enfin deguster le fameux pisco sour dont ts les peruviens me rabattent les oreilles depuis qq jours...En fait, avec le pisco -eau de vie de raisin-, il y a bien une bonne douzaine de cocktails. Hum, ca va etre dur de ts les essayer..Enfin, commencons toujours par le 1er, a tt seigneur, tt honneur, le pisco sour.
La simple observation de la realisation de celui-ci est un delice, sucre de canne, jus de citron, blanc d oeuf et cannelle, le tout mixer au shaker par les bons soins d un pote a John :-)
Je m installe au comptoir, m appretant a deguster mon 1er cocktail, lorsque Janet vient m aborder. 23h, debut de soiree, pas encore gd monde, remarquant que je suis seul, elle m invite a me joindre a leur grupito, 7-8 amis autour de la trentaine. On papote un peu, les Crystal s enchainent -une proche cousine de la Pilsener equatorienne, meme gabarit, meme legerete-.
Tout en continuant a decouvrir la carte des cocktails -super l algarrobina a base de cafe, moins bien le chilicano- j apporte ma contribuation au rite d adoration du dieu Cerbeza lol. La soiree se poursuit, je m echappe qq instants de la surveillance de Janette. Sorti prendre l air , j observe un  groupe en train de s eclater comme des ptits fous. L un d eux m aborde, il se prenomme Ricky et va etre mon "sauveur". J ai passe l apres-midi a arpenter les agences pour faire un truc qui me tarrabuste depuis que m en a parle Vero que j avais rencontre aux Galapagos : la descente du cerro blanco, une des plus hautes dunes de sable du monde. Ya une petite bataille d expert pour savoir ou se trouve la dune la plus haute -meme Wikipedia s y perd-, mais une chose est sure, avec ses 2000m, elle est ds le top five..
Bref, la soiree va se poursuivre jusqu au petit matin, Ricky m invitant a le suivre ds un endroit ou les jeunes femmes font de jolies figures en tres petites tenues :-) Alors que certains esprits s echauffent, je m eclipse au  petit jour et parviens a retrouver le chemin de mon hotel.
Cette journee de dimanche est une etape de repos apres la dure soiree de la veille. Je conclus neanmoins la soiree par un petit topo sur les lignes de Nazca ds le planetarium de l hotel ou Maria Reiche -l allemande qui les a fait mondialement connaitre en passant sa vie a les etudier- a passe les 25 dernieres annees de sa vie. Ayant fui la presentation anglophone pour celle en espagnol, je beneficie d une seance privee suivie d une observation au periscope des satellites de Jupiter.
Apres une bonne nuit de repos, je me leve frais et dispo pour enfin voir ces fameuses lignes. Flairant la bonne affaire, je me rends directement a l aeroport au lieu de passer par l une des innombrables agences qui proposent le vol. Une fois sur place, je fais le tour des compagnies aeriennes -une petite dizaine- et embarque 3/4 d heure plus tard en compagnie de 4 espagnols.

Un vol ds une avionnetta, c est une premiere pour moi; je suis assis a cote de pilote; plein gaz, 20m, 30m, 50m et on decolle tout en douceur. Le vol dure une trentaine de minutes, le temps est clair, conditions ideales. Tout se passe pour le mieux. On vole assez bas aussi on peut voir tres nettement la plupart des figures presentes sur le trajet. Les prendre en photo, c est un peu plus complique, mais avec un peu d application, on arrive a qqch. Neanmoins, j suis content d avoir mis en sursis le ptit dej : pour que les 2 cotes de l avions puissent voir, le pilote fais successivement des grands virages. Meme en fixant fermement la ligne d horizon, on est immanquablement soumis a qq haut le coeur, largement compense par l interet de ce qui defile sous nous yeux.


Le reste de la journee est un peu plus laborieux, je galere toujours a trouver qq pour me conduire en haut de la dune. Pas de nouvelles de Ricky depuis la veille qd il etait passe a l hotel pour me dire qu il partait la, ds 20 min. Ah non la pas possible, pas mange, mal de crane terrible...Finalement, je decide de partir a pied pour aller voir les acqueducs construits par les indiens Nazca, bien avant l ere des incas. Une petite demi heure de marche et j arrive sur le site. Un gardien a l entree me demande 10 soles avec lesquels j suis sense pouvoir voir d autres sites. Merde, j les ai mais tt juste car j ai pas pris grand chose comme je partais en vadrouille en dehors de la ville. Si j veux rentrer en taxi apres...J discute un peu. Les autres sites m interessent pas trop, suis a pied en plus. Ok, il me laisse passer pour la moitie du prix mais sans ticket...Bien negocie ma foi! J arrive sur le site en meme temps que 2 allemands accompagnes de leur guide-chauffeur. J traine un peu autour. Le guide m aborde, me demande si j parle anglais. Ben j baragouine..Ok, tu pourrais faire la traduction pour moi? Ma foi pourquoi pas, j vais surement apprendre des trucs. Et voila comment j me retrouve assistant guide touristique!! Les allemands, enchantes d avoir un interlocuteur, demande si j peux poursuivre avec eux. Cool, ca m evitera le retour a pied. Et un tour gratis, un! On enchaine avec un site qui nous permet de voir les fameuses lignes de tout pres, puis avec les ruines d un village inca.

En rentrant a l hotel, j demande a la muchacha si y a eu des news de Ricky. Non, elle l appelle et il rapplique qq minutes apres. Oui, il a 2 autres personnes qui sont interessees, 2 chicas francesas, qu il a rencontre 2 jours auparant. Ah ca y est, je vais enfin faire mon trek!

Super, super trip. La journee de mardi demarre de bon matin. Ricky passe me chercher a l hotel a 2h du mat. On recupere ensuite Eva et Lisa, ainsi que Jose-Luiz et Edgardo, qui vont nous accompagner le long de cette journee. Quelle surprise, je reconnais en Edgardo l animateur du planetarium. Ricky lui a demande de se joindre a nous pour nous montrer les etoiles.
Une rude bonne idee, le ciel est magnifique, les estrellas scintillent de tout part, on apercoit la constallation d Orion, Casiope, la croix du sud...malgre la tabla -la planche de surf- que chacun porte l ascension s avere assez facile. Aux environs de 6h, on s arrete pour assister a ce rituel de la salida del sol auquel je vais finir par prendre vraiment gout.



Encore une petite heure de montee et on est au sommet. Une petite pause, qq photos, et le cours demarre. Pour mes compagnons qui ne sont meme jamais montes sur une planche de snowboard, mais aussi pour moi car, je vais vite m en apercevoir, il y a qd meme qq differences entre le sable et la neige...

On galere pas mal, surtout pour tourner sans s peter la goule. Apres 4 dunettes pour se faire la main, 1 000 m de denivele! Mais on s eclate bien, et les gameles ds le sable, ca fait moins mal que sur le verglas..
Malheureusement, on a pris un peu de retard ds l ascention et avec la chaleur, malgre la bougie -la wax locale- qu on arrete pas de passer sur la planche, ca manque un peu d adherence sur la fin du parcours...

Enfin, super experience, ca valait le coup d attendre. Les 2 bordelaises -et oui, le monde est petit!- me propose de les suivre dans la pampa andine, 4-5 jours du cote de Cotahuasi et du canon del Colca. Bon j pensais partir le soir meme pour Arequipa mais j ai pas encore acheter mon billet et rien de prevu pour les jours qui viennent alors...ca marche!! Arequipa attendra encore un peu.

Voila ce que je racontais hier...On a voyage de nuit avec le bus d Arequipa, descendant 2h avant l arrivee au milieu de nulle part. De la, on a repris un autre bus et c est comme ca que je vous livre mon nouvel l article depuis Chucibamba. Nous attendons le bus qui doit nous amener au point de depart de notre trek, Cotahuasi.

Allez, a j sais pas quand!


Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Samedi 20 septembre 2008
Ben si, ca l est... j y suis enfin, le but 1er de mon voyage, le pays qui m a donne envie de partir. J avoue que pour l instant, mais j me suis garde le meilleur pour la fin, c est loin d etre comme je l imaginais...
Tout d abord, il fait pas tres chaud..mais ce n est pas une surprise car apres tout l hiver n est pas encore termine ici. Ensuite, la region ou je me trouve, la cote au sud de Lima, est extremement desertique.


L impression de desolation est encore plus accentuee depuis que je suis arrive pres de l epicentre du terrible tremblement de terre qui a ravage la zone il y a tout juste un an. La reconstruction n est pas terminee, loin s en faut, et il faudra encore qq temps avant que l impression de zone de guerre ne disparaisse totalement.
C est bien simple, par moment on se croirait vraiment ds un pays sous developpe de l Afrique, ou plus encore dans l arriere pays du sud Tunisien, avec les dunes de sable et les maisons a moitie achevees.
Mais ce qui frappe le plus, c est que l on sent les gens veritablement traumatises par l evenement. C est qqch d encore tres present et qui revient souvent ds les conversations.





Les peruviens ont le contact facile, amicaux et curieux de savoir comment nous avons vecu cet evement. Le lendemain de mon arrivee, en rendant visite aux agences de voyage de Lunahuana, j ai rencontre un couple de Lima, Dante et Cathy avec qui nous avons bien sympathise. Faut dire que l experience de descendre une riviere dechaine en rafting, ca rapproche..On a occupe l apres midi en faisant le tour des curiosites de la region : degustations diverses -confitures de nispuro, miel, vins semi-doux et liqueur appellee Pisco-, visite de la maison hantee et d un pont suspendu.

On a ensuite pas mal discuste, comparant nos vies repectives. La soiree s est termine ds le restaurant El Langlino -j ai promis a Mr et Mme de leur faire un peu de pub-











ou l on deguste dans une paillote -et oui, la aussi bcp de maisons sont encore par terre- les specialites de la region, essentiellement a base de camarones, grosses crevettes de riviere. La aussi, le patron a tenu a nous faire gouter sa production viticole maison.










Aujourd hui, c etait visite de la reserve de Paraccas et des iles Balestas, les Galapagos du pauvre. Mais ceci dit, pour a peine 10 dollars et une demi journee, tu vois plus d oiseaux, d otaries et de dauphins que tu ne peux en voir en tout une vie en France..


Bref, une bonne petite journee mais j avoue que je regrette un peu la mer des caraibes de l archipel de Boca del Toro ou j ai passe ma derniere journee panameenne.
J me suis vraiment senti pendant qq heures dans la peau de Robinson.

Il me manquait que la machette pour y etre veritablement. Mais tout le reste y etait : la nature luxuriante -les noix jonchees sur le sol et en train de donner naissance a un nouveau cocotier-, les araignees, les bananiers, les plages desertes, les ilots a portee de main, les fruits inconnus -je vous laisse decouvrir les photos associees au lien Boca, elles ont ete prises sur l ile Bastimientos, un petit coin de paradis qui ne le sera peut etre plus tres longtemps.

Cette journee etait vraiment bizarre, elle a commence comme un reve de paradis perdu, puis c est comme si j avais trouve l enves du decor : sur le chemin du retour, un gars que j avais croise qq temps auparavant et qui m avait le chemin d une plage que je cherchais me propose de m emmener faire un tour de quad. Nous voila parti, sur le chemin marque propriete prive et en direction que j avais apercu a travers les arbres. On passe la maison qui s avere en construction, et la c en fait tout un lot de maison -une cinquantaine au bas mot- qui se decouvre devant mes yeux, sur les hauteurs de l ile. Le chantier a pris du retard, un pb legal, je suppute que les defenseurs de grenouille rouge menacee de disparition sont derriere tout ca. Enfin, tout ca pour dire que les riches americains sont en train d investir le terrain et que Mickael Jordan devrait certainement pouvoir disposer bientot de son nouveau pied a terre.

Apres ce petit tour tres instructif, quelle ne fut ma surprise de voir une des plages sur laquelle j etais passes qq heures plus tot envahie de beaux touristes avec leur joli bracelet colore au poignet. Et le must, le ptit panneau stop, women only, topless beach que je n avais pas remarque en passant la 1ere fois..
Et qq heures apres, autour d un verre entre panameens et europeen, l un d enre eux nous raconte qu i bosse pour la version survivor de la tele russe. Bref, un paradis en grand peril...

Pour terminer sur le Panama, faut quand meme que je raconte pour la posterite mon retour qui a ete epique.
Un truc que je referai pas, un bon coup de speed la veille de prendre mon avion pour le Perou, et l enchainement de 25h de trajet...
Tout bon voyageur raisonnable ne fait pas ce que j ai fait : 1ere des choses, qd on prend l avion a 10h du mat, la plupart des gens se prennent un hotel, pas trop loin de l aeroport histoire de s eviter un stress inutile. Mais, ceux qui me connaissent savent que j aime vivre dangereusment, profiter des choses a fond et me donner des sueurs froides... :-
Ainsi, la veille de prendre l avion, j etais sur la fameuse ile, situee a qq kms de la frontiere avec le Costa Rica. 2 choses me tenaient a coeur : je n avais pas envie de repasser une nuit dans la capitale que j avais moyennement appreciee, et je voulais aller voir cette frontiere que m avait decrite Julie : un pont de bois uniquement franchissable par les pietons. Je m etais un peu renseigne, il y a bien des bus de nuit vers la capitale, mais ceux-ci partent de David, a 4h de bus de la frontiere. Il y en ensuite pour 6h. Normalement, ca passe, je vise l avant dernier au cas ou et c est bon.
Donc j prends mon temps avant d aller a la frontiere, mon dernier repas a Changuinola, la grosse bourgade a une dizaine de kms de celle-ci, j imprime mon e-billet au cas ou, passe 2-3 coups de fils...mince il est deja 17h. j me renseigne encore un peu, y en a pour une demi-heure pour faire l aller-retour en bus, le dernier bus pour David est a 19h, c bon, ca passe. Bon, vous suivez toujours* j suis ds le bus qui bien sur pour une fois s arrete prendre de l essence, prend son temps, le temps passe et on arrive toujours pas..Et la j commence a gamberger et a calculer. en fait des 1/2h c plutot 40 min. Bon ca, j suis habitue, faut toujours rajouter 30%. Non c que j suis en train d me dire, c que si ya qu un seul bus qui fait le trajet..20 min pour repartir, 20 min pour revenir, et la ca commence a faire juste..Bon, j reflechis encore et j me dis que j poserai la question en descendant -j suis tt au fond avec mon sac- et qu au pire du pire, si y a pas de taxi, j fais juste la photo et j repars avec le meme bus...
Finalement, ya un autre bus qui fait la navette, ya moult taxis, donc tt va bien...Je commence a avancer sur le frele pont du bois, ya une fiesta de l autre cote, au Costa Rica, et il me tarde d aller y jeter un coup d oeil. Un gars me fais signe en designant un bureau -a oui, le coup de tampon avant de sortir-. J raconte a la nana du guichet qu en fait, j fais juste l AR, juste histoire d avoir un tampon de plus sur mon joli passeport qui commence a bien se remplir ma foi..
Et la, elle me dit : a demain alors! comment ca a demain, mais non, mais non, j peux revenir demain, j ai un avion a 600km d ici demain matin, donc faut que j parte, et ce des ce soir..Et la j comprends, je regarde ma montre, six heures moins le quart! merde c vrai que j ai lu qq part que ce poste frontiere tt riquiqui a des heures d ouverture..Bon ben j vais pas au Costa Rica, j veux revenir au Panama. Elle fait la mou, la superieure s approche, comment allez-vous, bien. Super, c sympa de montrer que vous baragouinez 2-3 mots de francais, mais la, non c pas le moment, je stresse un peu..Je lui reexplique la situation et elle me retorque avec un grand sourire, que maintenant que j suis sorti du Panama, ben faut entrer et ressortir de qq part pour pourvoir rerentrer. Bon, non elle m a pas dit tt cela, mais c ce qu il fallait comprendre..Et la c le speed..j lui demande si en un quart c est jouable, elle me rassure par un autre gd sourire mais j pense que je ne vais profiter pleinement de mon sejour au Costa Rica...Le pont est pas tres long certes, mais fait bien une bonne centaine de m, 2-3 min pour le traverser quoi. J arrive de l autre cote, et la tout s enchaine a peu pres bien, 2 min pour mettre la main sur le gars de l immigration qu est pas loin de la debauche, qq secondes pour remplir le formulaire, et puis encore qq secondes de plus qd il me rappelle pour le 2eme coup de tampon -pour la sortie pour ceux qui suivent...- Je retraverse le pont dans l autre sens, de l autre cote, ils font la reunion debriefing de la journee, de nouveau un gd sourire et paf le coup de tampon pour le retour. Ouf..il existe une video de tt ca -fialement ca devais encore aller car j avais encore la presence d esprit de filmer..-

Plus qu a repartir a Changuinola pour choper le bus pour David. Celui-ci se fait un peu attendre, je prends un taxi, saute dans le bus, attrape l express de 22h45 pour la capitale ou j arrive a 5h du mat. De la, j reprends un bus de ville -j adore ca les bus...-, 2h apres j suis au terminal, bien en avance finalement. Ca m laisse le temps de prendre u ptit dej, puis un autre cafe. Encore une fois j ai la surprise de voyager en business -decidement j dois vraiment la tete du mec qui fait marcher l economie du transport, car j ai pas celle de l homme d affaires lol-. 3h apres je suis a Lima. J ai deja decide de ne pas y rester, il est 13h30, je sors de l aeroport, trouve l arret des bus, monte ds le plus grand que je vois qui me lache, au bout d une heure et demie, de l autre cote de la ville -l aeroport est tt au nord et je vais tt au sud..- au-dessus d une autoroute. 'Descends la-dessous et prends un bus' J suis au bord de la autouroute avec tout plein de peruviens. J saute ds un autre gd bus, c bon ca y va, en redescends au bout d un heure et demie, le temps de mater un film de kung fu sous titre en espagnol. De la, un premier combi puis un 2eme pour arriver a Lunahuana. Ouf, 19h, ca fait 25h que j suis parti du Costa Rica, et j suis pas mecontent d arriver...
Peut etre pour la 1ere fois depuis que j suis en Amerique, j vais m autoriser une grasse mat jusqu a 10h30 le lendemain. Bon, bravo si vous etes arrive jusque la. Vous avez la un exemple d un enchaiement de folie, que je ne conseille a personne..
Ahora, me voy para Nazca, espero ver las famosas lineas..
Hasta prompto!
Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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Samedi 13 septembre 2008
Meme pas une semaine s est ecoule depuis mon dernier article et j avoue que je ne sais par ou commencer tellement il y aurait a dire..
Je m eclate veritablement, au dela de toutes mes esperances. Chaque jour qui passe est une experience unique, et je crois que si tout devait s arreter demain, je partirai heureux d avoir vecu tout ce que j ai vecu. J ai conscience de la chance inouie que j ai, et en meme temps je ressens un certain vertige devant ce trop plein d images, de sensations.
Parfois je me dis qu a trop vivre je finirai par ne plus sentir, qu a trop voir je ne verrai plus, qu a trop apprendre je ne retiendrai plus. D un cote plus je decouvre et plus je realise tout ce qu il y a a decouvrir, et de l autre j ai peur d etre blase, a force de chercher toujours plus. Je vais finir par envier les gens qui n ont rien vecu, lol!

Non, je pense que je suis tout simplement etourdi par ce tout petit pays qui offre tant de choses en si peu de kms. Rendez-vous compte : voyons, nous sommes aujourd hui samedi, je me trouve sur l ile de Bastimiento, dans l archipel de Boca del Torro (climat tropical, ile des caraibes, plage de sable..). Ce matin je suis parti de Boquette, a 1 000m d altitude, ou je suis reste 3 nuits. Dans la nuit de mercredi a jeudi, avec Julie que j avais rencontre le matin meme, on s est farci 2 000m de denivele pour arriver pour le lever du soleil a 3 500m, au sommet du volcan Baru (le point culminant du pays). On a eu vraiment du bol, merci ma bonne etoile ,-) le temps etais degage et on pouvait voir les 2 oceans!!










Apres cette nuit blanche, forcement la resdescente a ete douloureuse, surtout les derniers kms.
Apres etre sorti du parc et alors qu on croyait etre tire d affaire : on a fini par voir passer un pick up qui, ayant pitie de 2 naufrages de la montagne, nous a pris en stop. Quelle ne fut pas notre suprise lorsqu il s arrete qq kms plus loin. Un "controle de l eau a faire" ou qqch c omme ca, et oui y en qui bosse!! il nous propose de continuer a marcher pour nous reprendre qq centaines de metres plus loin lorqu il a termine. 1/2 h plus tard!! il est 11h du mat et on a a ce moment la presque 12h de marche ds les pattes, le voila qui nous recupere. Cette fois c est bon, on a bien merite, on va pouvoir bientot enlever nos chaussures, prendre une douche, et dormir......Et non!!! encore un controle a faire!! y en a pas pour longtemps, on decide cette fois de s coller a l ombre et d attendre...1/2 plus tard....toujours pas de Jose Miguel -c est le nom qu on lui a donne ds notre delire- on se leve peniblement, on tend le pouce, mais tout ca manque de conviction...qq picks up nous passent sous le nez, croulant sous leur          cargaison d oignons. Et dire qu on a laisse passer une bonne vingtaine de voitures toute vide tout a l heure. On est finalement pris, on arrive au croisement avec la natioale, et la, une chance sur 2...et non, il va pas ds notre direction. On redescend encore une fois -si vous avez bien suivi, ca fait 3-, on recommence a marcher, on adore ca la marche a pied!! le pouce en l air, et la une sympathique quinquagenaire anericaine -y a bcp de retraites nord americain ds le pays- va nous faire faire le dernier troncon..Ouf, on y est!! J attrape mon calepin ds la chambre, et oui, 11 septembre oblige, le devoir filial me commande d aller appeler mon paternel qui fete ce jour ses 55 ans (encore bon anniv pa!!)
Ca y est, il est 14h, je me jette ds la douche, puis ds le lit, la journee de 34h est terminee.
Quelle experience! c etait dur, mais on s est vraiment bien marre, a coup sur une des journees qui restera gravee ds ma memoire jusqu a la fin de ma vie! Merci Julie d avoir partage avec moi tous ces moments, et merci d avoir fait de ces presque 3 jours un de ces instants qui fait que la vie vaut le coup d etre vecue.
On en a ptet pas l air mais la on s les caille vraiment, putain de vent...



Devant le pont d Indiana Jones, sur le chemin des baños calientes, pour remettre nos jambes douloureuses de tous ces efforts..En fait de bains, on a surtout tres apprecie de se baigner ds la riviere, a temperature normale, la vingtaine agreable.
















Et si je remonte encore un peu le temps, mardi je fais le trajet de Pedasi -dans une Peninsule au milieu du pays, sur la cote Pacifique cette fois- a David.




J y suis arrive la veille en provenance de Panama city, metropole a la fois ultra moderne -avec ses quartiers internationaux et ses gratte ciel en construction- et antique -avec ses vieux quartiers coloniaux et ses vestiges espagnols-. Dans la meme journee de dimanche, j ai pu voir le fameux canal depuis l une de ses ecluses et les principaux quartiers de la capitale.

Merci qui? Merci a Ferdinand et toute sa clique qui ont initie la construction du fameux canal au 19e. Malheureusement on a pas ete fichu d aller au bout et ces les ricains qu ont fini le boulot et raffle la mise...

















Ainsi, beaucoup de choses en peu de temps, trop peut etre, mais c est que le temps m est compte maintenant. Je dois etre le 5 novembre a Buenos Aires et je veux aller auparavant au Perou et en Bolivie. Je compte m envoler pour Lima d ici qq jours, et c est probablement de Nazca que vous parviendra mon prochain memo.
A bientot,
Sylvain


Par Sylvain - Publié dans : America del Sur
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