Mercredi 1 avril 2009

Si je detourne la formule bien connue pour respecter l ordre chronologique, c est bien en ces termes que l on pourrait caracteriser mon impression respective de HK-Macau et de la Thailande. Ou pour etre plus precis celle des chinois vs thailandais.
J ai passe une journee formidable...non, commencons par le commencement. 5 jours seulement finalement que je suis de retour en Thailande et j y suis comme un poisson ds l eau je dois le dire. Des l arrivee, les auspices sont la : je chope comme indique sur le site internet de l aeroport de Bangkok le shuttle qui conduit au terminal de  transport, puis de la saute ds le bus en route pour Khao San Road. J y fais la connaissance de Lynn, Sian et Anna, la Evan s family en vacance pour une dizaine de jours ds le coin. Le courrant passe bien, je les retrouve pour un verre mais elles sont erreintees apres leur 18h avec escale depuis Londres, on se donne rdv pour le lendemain.
Alors que je suis parti a la recherche de ma moustiquaire et de vetements amples en prevision de la chaleur et des moustiques (mon fil rouge de ce debut de sejour), je me laisse rapidement distraire par la party ambiante.
Ds la nieme echoppe je troque ma chasse a la chemise pour un bac de cocktail PowerMax. Me demandez  pas ce qu il y avait dedans, de guerre lasse je me suis laisse convaincre rapidement par ces gentils thai. Mais non un verre pas sufisant, faut prendre le bac pour la partie -bon, faut visualiser avec l accent pour que ca soit drole :-)-
C est le pt de rupture de la soiree, la que tt derape. Non, j exagere, le cocktail n est pas si fort, et je le sirote tranquillement, ce n est que le debut de la soiree. J echage qq mots avec des nords-americains puis continuer a deambuler. Je suis bien un peu choque par une enfant de 9ans qui tente deseperemment de forguer ses  roses a 2h du mat au milieu des fetards. Qd je lui dis qu elle devrait etre au lit, elle me retorque qu elle ne peut rentrer tt qu il lui reste des fleurs. On m explique effectivement que ces enfants, du Nepal soi-disant, sont battus s ils ne reviennent pas avec suffisamment d argent. Mais que faire, acheter n est-ce pas etre complice en encourageant?
En fait la question ne s est pas reellement poser pour moi a ce moment la mais c est un debat du meme type que j aurais le lendemain avec couple de retraites suisses, au sujet cette fois de la Birmanie : y aller ou pas? Soutenir financierement la junte militaire par l apport de devise, ou continuer d ouvrir le pays par notre presence en esperant que petit a petit les choses changent a l interieur du systeme. Pour eux le choix est fait, ils y vont depuis plusieurs annees car ils y aident des gens, des coups de main concret, l achat d outils de travail, de materiaux pour la construction. Assurement une rencontre riche d enseignements que ces 2 heures passees au bord de la piscine d un hotel au lendemain de cette fameuse soiree.
Ah ce pays est un bouillonnement, d idees, de voyageurs de tt poils, vacanciers, benevoles, journalistes, routards, queutards allez j ose et businessmen. Donc je reviens a ma soiree, et a Patrick le businessmen, tiens un autre ;-). Qq minutes apres l episode de la petite fille des rues, je tombe sur un gars au maillot de l equipe de France. Un de ses chauffeurs du celebre tuk-tuk, cet engin a 3 pattes et un moteur. Super soiree, las-bas, avec des filles :-) Une biere et la course AR pour 70 bats (ca fait 1 euro 50). Je me remmemore ma fin de soiree peruvienne et me dit, aller pourquoi pas, voyons voir ce que ca donne ici ce genre d endroit. On rentre, on s installe et ce que je vois ne me plait pas du tt. Les nanas sont assises en face de toi, a une quinzaine de metres, les unes a cote des autres en te faisant des gds sourires.  Bref quasimment comme au marche le sourire en plus...En plus la biere est a 200 bats au lieu des 70 annonces. Et puis j ai pas fini mon bac d abord, lol. Bref, j dis a mon nouvel ami que ca ne me convient pas, qu il  m emmene ailleurs, ds un endroit "normal". Donc on ressort, on fait 10 m et on s retrouve au Spiz. Bon c cheros l entree, 300 bats pour le coup mais avec conso et c vrai que ca a l air pas mal...Mon pote veut que je lui paye l entree. Non il est sympa mais qd meme, c tres loin du deal initial. J lui file finalement 20 bats et le libere de son obligation pour le retour.
Non me voila au spiz. Bon, pour etre tres honnetes, la difference avec l endroit d avant, c est qu au lieu d etre assises, les filles sont debout en train de danser, elles sont ptet 200 ou 300 (ben c une gd salle de discotheque quoi) et si ya bien quelques femmes occidentales, pas un seul thai masculin traine ds le coin.
Alors j sais pas si on m suit toujours, moi j ai du mal car c est un peu embrume a ce moment la, il doit ds les 3h du mat. C est la que j fais la connaissance du profil businessmen europeen en Asie du sud-est. Alors la...j vais pas l louper celui-la, lol. Que je me souvienne, ne disons pas de betise...Son age exact, j l connais pas, certainement une cinquantaine d annees, il a quitte la France ya un bon bout de temps bien sur, apres avoir bourlingue a Tahiti et j sais plus trop ou. Bien sur, il a tjours des affaires la-bas : oui, c est bon pour y faire de l argent, appartements, import-export, mais pour y vivre, non merci. Bon, j vais pas vous faire le couplet des expats, je le fais tres mal. Patrick est le business de luminaires, pas ici en Thai, non c cuit la Thailande c deja trop developpe, on y vient pour le repos et la detente car c le seul endroit civilise (non la j exagere c etait pas le mot exact, mais + ou - l idee) ds le coin. Donc notre Mr est ds le luminaire, il arrose notre beau pays (la France cette fois) et me sort la litanie des But, Conforama, Pier Import et consors dont il est le 1er fournisseur de produits made in China, l eldorado de l homme d affaires.
Bon j voudrais dire immediatement, peu importe si les faits sont exacts, on a bu 2-3 verres ensemble, il s appelle peu etre meme pas Patrick; et apres, meme si je restitue pas tt bien, on s en fiche hein, c l impression qui compte, l esprit non? Bon, j dis ca parce qu ca m emm.. un peu qu il ait pas de droit de reponse mais j suis chez moi, sur MON blog, j dis que j veux, na! :-) Alors Patrick a ceci de bien -en plus de m etre malgre ce que je dis de lui sympathique- qu il me confirme que les creatures a qq metres de nous sont bien des lady boys. Alors les lady boys...Bon la ca commence a etre penible car il va falloir ouvrir un autre chapitre et ca fait deja 1h30 que je martelle furieusement mon clavier. Putain j aurais du m acheter le laptop a HK, ca me revient une fortune en connexion Internet...
Les lady boys, j etais comme la plupart d entre vous surement, j connaissais pas meme si avec mon bon niveau d anglais maintenant j avais pu deceller la signication profonde lorsqu Ali et Anna me l ont evoque la 1ere fois a Java. Desole pour les phrases a ralonge mais j suis comme ca, moi, une idee en enchainant un autre, ca foisonne vous dis-je. Donc, tentons de mettre de l ordre ds tt cela. Ce sont des travellos a la base, mais je crois que le terme generique recouvre maintenant travestis, transexuels, drag-queen, bref tt la clique des "femmes qui n en sont pas vraiment mais qui hante les nuits thailandaises". Ok, jusque la pas de pb, celle-ci en est une, et celle-ci aussi. Mais alors la, je vais dire que j ai ete vraiment surpris de realiser a quel point cela pouvait etre un pb insignifiant pour certains. Bref, j ai vu ces types, j allais dire "normaux" mais c debile ds ce domaine la, me soutenir que peut-etre, on voyait pas la difference, que j allais passer une nuit merveilleuse et patati patata. Ben non, ya pas moyen, malgre l alcoolisation avancee, rien que de savoir...
Alors mon article est a tiroir, parce que j aborde la sexualite masculine, mais egalement la prostitution, et autre chose, que je ne sais pas comment definir. Oui, il y a ts ces types, avec leur copine thai (j avais vu la meme a Gili island, Indonesie, mais ds l autre sens), qui si elles ne se font payer, n en sont neanmoins pas desinteressees. Alors, j observe bcp, je ne juge pas, je m observe et me connais un peu mieux, c est tt. Certainement un ego demesure en moi pour ne pas vouloir tomber ds ce si delicieux piege. Si je dois plaire, c pour ce que je suis et non ce que j ai; si l on doit m aimer, c est pour moi et non pour ce que je represente. Mais peut-etre, certaiment, changerais-je d avis un jour, et loin de moi l idee de jeter la pierre aux personnes qui cedent aux chants des sirenes.
A moins que cela ne soit une trop grande mefiance, justifiee car pour en terminer, a mon retour d after (pour l ancienne generation, l endroit ou en va apres, qd le jour s est leve), je me suis retrouve avec qq billets en moins ds les poches a mon retour a l hotel. Enfin, je me console en me disant qu on avait eu la delicatesse de me laisser de quoi rentrer en tacos, ou en me disant que je les ai ptet perdu tt seul apres tout...
Bon j m apercois que j me suis bien eloigne de ce qui m avais porte vers l ecran ce soir, meme si j avais tres envie de parler des lady boys, ces personnages dramatiques sur lesquels il y aurait encore tant a dire.
Non, je voulais ce soir evoque ma rencontre avec les Thai.
Apres une matinee sportive, une sortie accrobranche ou on evolua jusqu a 40m au-dessus du sol au sein de la canopee tropicale, je me suis rendu en scooter au temple Doi Suthep sur les hauteurs de Shang Mai. Suite a ca, fut-ce une revelation spirituelle du au lieu, lol, je me suis mis a realiser a quel point je respectais ce peuple. C est la 1ere fois que je ressens a ce pt ce la. Tout est bon en eux, jusqu a leur cuisine et leur religion. Non, ce sont des mots excessifs bien sur, mais le simple fait de vouloir le dire est revelateur. Je crois que je suis en train de tomber amoureux, comme on peut l etre d une femme ou d un lieu.
Alors pourquoi je l aime (je vous en prie ajoutez de vous-meme la plupart d entre eux et laissez moi a mon doux reve) : ils sont respectueux de l autre au sens large, etranger ou dosmestique (ca s est particulier, en Indonesie par exemple, ils sont geniaux avec les etrangers mais teignes entre eux), humain, animal ou vegetal. Ils sont gentils, souriants et attentionnes. Ils cultivent leurs traditions mais ouverts a l exterieur. Heureux d echanger tout en etant soucieux de ne pas vous importuner. Poli, aimable, respectueux, tel est le peuple thailandais. Un seul geste les resume a lui-seul je trouve, c le wai, leur salut, exprimant tt a la fois remerciement, au-revoir, qui demeure tres vivace et pas un truc pour les touristes comme on pourrait le penser initialement.
Voila tout le bien que je pense des thailandais. Ca tombe un peu a brule-pour-point et il faudrait des exemples pour etayer tt cela bien sur; il y en a nombreux mais ils n expliciteraient peut-etre pas tt a fait le niveau du compliment alors je prefere dire que c le reflet d une impression, de tt une foule de details que j ai pu noter et partager avec qq voyageurs d ores et deja.
Alors voila, maintenant je suis partage, comme d hab j ai envie d aller voir ailleurs -pas pour voir si c plus vert parce que la c pas possible mais juste pour connaitre : ben oui la descente du Mekong, Luan Prabang et Ventiane... et puis donner ma reponse a la question : les laotiens sont-ils amicaux? ou escrocs comme me l a dit Vero?- mais une autre forte option se fait entendre :  pourquoi ne pas se laisser porter, bercer par cette douce musique que vous distille l amour. Comme a chaque fois, l objet d amour vous pose tant de questions : ne veux-tu pas connaitre les secrets de ma philosophie? Que dirais-tu d apprendre comment maitriser qq ficeles de ma cuisine? Et oui, tt cela est possible pour qui le desir ds la ville ou je me trouve.
Reponse au prochain episode... 

Par Sylvain - Publié dans : Asie
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Samedi 28 mars 2009

J ai bcp hesite avant de me lancer ds la redaction du present article. Quelle vocation je donne a mon blog? Faire rever, evader mes amis, famille de la morosite d un quotidien parfois trop terne? Non, si ce sont les reactions et commentaires que celui-ci inspire, ce n etais pas mon but premier. Il s agissait au depart de donner des nouvelles, et aussi laisser une trace que je voulais conserver pour me souvenir, ds 10, 20 ans de ce que j ai vecu durant cette annee.
Alors ceux qui sont la uniquement pour le reve, passez votre chemin, car ce n est pas le theme du jour.
Si ce voyage m enrichit enormement a tt point de vue, s il est et demeurera a tt jamais globalement positif pour moi, je veux pouvoir me rappeller que cela n a pas ete toujours tt rose et que j ai connu des moments difficiles. J entends deja des voix s elever... attention, je ne suis pas en train de me plaindre, ce voyage, je l ai voulu, je l assume ds tt ces facettes; et apres tt, si cela ne va vraiment pas, j ai qu a rentrer, pas vrai?
Donc ces derniers jours n ont pas aussi idyliques. Mais que serait la vie si on evoluait en permance ds un reve merveilleux, constitue de choses uniquement positives? Ce sont les mauvaises passes qui permettent de mieux apprecier les bonnes, n est-ce pas? D abord ces 3 jours a Hong-Kong, qui n ont pas ete a la hauteur des esperances que j avais fondees suite a ce qui m avait ete dit de cette ville. Plus qu une ville, il faut savoir qu il s agit en fait d un territoire de 1 000 km carre, dont je n ai finalement pas reussi a apprehender l espace car c est bcp plus grand que je ne l imaginais. Meme l ile de Hong-Kong est de taille notable et l on ne peut en faire le tour a pied. Ce que j ai apprecie, c est ce fameux dynamisme, cette activite permanente qui y regne. En fait, c est surtout de nuit que la magie opere : qd on deambule sur l avenue des stars (les etoiles du cinema chinois y ont laisse leur emprunte) le soir vers 20h, le spectacle des immeubles s allumant les uns apres les autres sur HK island est veritablement feerique. Mais pour etre honnete, sorti de ce spectacle, c est une ville bien moche, tentaculaire, les immeubles des annees 70 se succedent tout au long du territoire. J ai tente de sortir du centre, c est encore pire, il y a bien qq temples de ci, de la mais bien mal mis en valeur par l environnement adjacent. Ce qu il y a de bien en revanche, ce sont les nombreux marches de Kowloon (aux fleurs, aux oiseaux, lady s market, temple marcket, etc...) et les gigantesques malls. Bref, pour les amateurs de shoppping, sans aucun doute une ville d un gd interet. Et puis l aviary (j ai pas d equivalent en francais), gigantesque serre en plein centre ville, hebergeant plus de 600 especes d oiseaux tropicaux de toute l Asie. Ca c etait vraiment etonnant, un veritable havre de paix en pleine ville.
Apres ma deconvenue avec Hong-Kong, je me suis rendu a Macau, ancienne colonnie portugaise retrocedee a la Chine en 99. Ce qu il y a de bien, c est que c est a 1h de ferry et pas besoin de visa non plus pour s y rendre. Macao m a plu bcp plus, avec ses airs de ville latine en qq endroits. Macao, c est la ville des casinos, ils pullulent un peu partout, que cela soit sur la presqu ile principale ou sur l ile hebergeant le sympathique mais trop petit village de Taipa. Hors de qq ruelles, c est malheureusement toujours ces immeubles tt moches et la grisaille. Oui, il faut le dire, le temps a ete particulierement maussade cette semaine, ce qui n a pas embelli ma vision des choses...:-)
J en viens maintenant au veritable pt  noir de cette semaine, a ce qui a fait que vraisemblablement je ne reviendrai pas et ne mettrai peut-etre jamais les pieds en Chine. Ca me fait vraiment mal de dire cela, mon meilleur ami est chinois, j en ai rencontre 2 extras sur mon trajet, mais j ai ete je dois dire que j ai ete choque par la globale inhumanite de ce peuple. Si j ai par moment pu briser la glace, ca a ete le plus souvent avec des indiens et des philippins et qq chinois ayant des relations avec l etranger. Mais je n avais au cours de mon voyage ressenti une telle indifference. Vous etes perdu, demande votre chemin en tendant une carte, on s ecarte de vous en faisant de signes de negation. Je me suis amuse a faire le con ds le metro pour voir, rien, pas une reaction, vous etes transparent!! Alors suite a une mauvaise rencontre avec des chiens agressifs ds une ruelle -alors que les proprietaires, voisins sont la mais n interviennent pas- je me suis mis a avoir une angoisse, j ai commence a mal amberger. C est bizarre, c est un truc auquel je n avais pense car je m etais tjours dit : partout ou j irai, il y aura des humains pour m aider en cas de pb. Pour la 1ere fois, j ai eu cette crainte, je pourrais m ecrouler la, ds cette rue, ds ce bus, et tt le monde s en fouterait. Pour la 1ere fois, j ai doute, doute de mon prochain. Alors bien sur, il y a l excuse de la langue, mais c etait aussi le cas de Java, et je n avais pas du tt la meme impression de solitude.
Pour en avoir discute a plusieurs reprises je sais que pour tt un tas de raison culturelles les chinois n aiment pas parler l anglais meme si bcp le comprennent.
La journee suivante a ete aussi maussade que la precedente, avec la pluie en toile de fond. Heureusement, une heureuse rencontre a emaillee le debut de journee, une chinoise dont les enfants vivent a l etranger. Et puis je me suis remis en question, j ai analyse et j ai compris que je n avais pas percu le gouffre qu il pouvait exister au sein de ce continent : si en Indonesie, on finit par fermer plus ou moins la porte pour eviter l invasion perpetuelle, en Chine, il faudrait plutot l avoir grande ouverte, et meme clamer haut et fort son envie de communiquer.
Et ca marche, a force de sourire et de mains tendues, ca a ete de mieux et mieux et j ai pu a la fin etablir le contact.
Peut-etre qu en fait il fallait une semaine pour se faire a cette nouvelle culture, ou que le gap Indonesie-Chine etait trop important, lol.
Enfin, maintenant c est derriere moi, j ai retrouve en milieu d apres-midi un pays connu, que j ai aime des la 1ere minute ou j y ai pose le pied il y a 3 ans maintenant. Je suis a Bangkok, ds le quartier backpacker de Khao San Road. J ai deja trouve mon guide Asie du Sud-est, repere quelques moustiquaires et etablis mon itineraire ds les grandes lignes. Prochaine etape : la region de Shang-Mai, puis la frontiere laossienne. Je prevois toujours de descendre le Mekong mais j sais pas encore si j irai jusqu au du sud du Laos. Ca dependra de mon avancee et des billets d avion dispo pour le Cambodge.

Voila, desole pour cette article en demi-teinte. Pour ceux qui en doutaient, non je ne suis pas un surhomme. Si j ai peut-etre moins besoin que la moyenne, j ai pu eprouver qu en situation de crise, comme pour tt le monde le besoin de chaleur humaine etait pregnant. Alors vous me direz, quel besoin de vivre ce genre d experience? Avais-je besoin d aller si loin pour m apercevoir de cela, lol? Ou masochisme peut-etre? Non, je me suis fixe un challenge (faire le tour du monde) et des objectifs intermediaires (visiter des pays). Voila, si je peux voyager en compagnie agreable, si des amis se joignent a moi, tant mieux. Sinon, tant pis, j irai au bout a condition que la sante veuille bien me l autoriser. Oui, j ai appris que mon amie Corinne etait rentree prematurement d Australie suite a un pb de sante. Je n ai qu une angoisse, c est celle-la, donc je fais ce qu il faut pour me preserver. J ai cette chance inouie de realiser un reve que bcp de gens ont, donc je vais le poursuivre, et continuer a emmagasinner souvenirs, connaissances, et rencontres interressantes.
A bientot.



 

Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : Voyages
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Samedi 21 mars 2009
Allez, je ne pouvais pas quitter l Indonesie sur cette impression mitigee. J ai vraiment adore ce pays, ou plutot ces pays car chaque ile recelle des joyaux bien distincts. Franchement, je regrette de n avoir prevu qu un mois pour cette destination et de m etre pas organise pour obtenir le visa de 2 mois avant de partir. Tellement d iles a voir, et si peu de temps. Pour donner une idee, je peux dire que j ai fais 1/3 de Bali (sud, sud-est) en 4 jours, un gros quart de Lombok en 2 jours, et la moitie de Java en 10 jours. Et j aurais laisse de cote Sumatra ) la plus grosse ile, les iles Sulawasi, Komodo et son dragon..Enfin, comme on dit toujours on ne peux pas tt faire alors il faut choisir. Et choisir c est renoncer, n est-ce pas? Enfin, ces 3 derniers jours ont ete particulierement enthousiasmant. Qu il est grisant de deambuler a scooter a travers ces magnifiques paysages. Non pas les cheveux au vent car je mets (presque) toujours mon casque, mais on ressent un tel sentiment de liberte...Oublies les policiers, c etait vraiment tres localise.
Je garderai un excellent de souvenir de mes peregrinations ici et reviendrai certainement, a 2, pour la cote nord et ouest de Bali, et pour toutes les plages que je n ai pas vu.
Car c est extraordinaire la richesse de ces iles; il y en a veritablement pour tous les gouts : tu aimes la rando, il y a les volcans Agung, les alentours du lac Batur ou le mont Reijani a Lombok. Ton truc, c est plutot la plage, plages paradisiaques tu trouveras au sud, vers Kutah Lombok ou Ulawatu. Pour les amateurs des fonds marins, j ai deja evoque les iles Gili au nord-ouest de Lombok, mais il ne faut pas passer a cote de la cote est de Bali. Ce matin, apres avoir assiste au retour des pecheurs (malheureseument pour eux bredouilles) depuis la plage de galets de Tulamben ou j ai passe la nuit, j ai loue un masque et un tuba. Et la, a qq encamblures de la cote, a quoi, 3 metres de profondeur, git le liberty, cargo americain torpille par un sous-marin japonais en 1942. Vous imaginez le paradis pour la myriade de poissons multicolores..Le pire, c est que le cargo avait ete alors remorque sur la plage mais les coulees de lave de l irruption de 1963 l ont repousse a la flotte.
Parmi les sensations fortes de ces derniers jours, je dois evoquer le spectacle saisissant auquel j ai assiste hier en fin d apres-midi. Ayant laisse une fois de plus le gros sac  (car decidemment on voyage mieux leger) a Ubud, je cherchais un endroit ou passer la nuit. Bie qu ayant visite des endroits fantastiques (temple de Besakih, le plus etendu de Bali et tres tres beau water palace de Tirtagangga) j etais harasse par ma journee de crapahutage. Je longeais la cote des environs d Amed losque j apercus un nombre consequent de motobecane garrees ds une rue adjacente. Je m approche et decouvre sous une halle une bonne centaine d hommes affaires. Je comprends rapidement, le casino local...Un premier groupe autour de ce qui ressemble a un jeu de "boule", la roullette simplifiee avec une dizaines de symboles differents. Interessant mais ca ressemble a du deja-vu. Le 2eme groupe, bcp plus important, est plus remarquable : de nombreux individus tiennent en leur bras un gallinace, un chapon, un castrat; bref un coq, qu ils caressent avec bcp plus d amour qu ils n en donnent certainement a leur femme lol.
Un m intrigue particulierement, il enroule qqch autour de la patte gauche de l animal. Soudain la foule s ecarte, l homme se met a genoux, un 2eme lui fait face, son petit protege entre les bras. Le colleret des coq, sous l effet de la colere encouragee par leur maitre, est toute voile dehors. La foule, comme prise de trans scande des "han, han, han" et fait de grands mouvements verticaux avec les mains. Et les fauves (en fait c est tjours des  poulets) sont laches l un contre l autre. Le combat, d une extreme violence, ne dure que quelques dizaines de secondes; l un des 2 coqs s effondre, il a  2 trous au cote droit.
Voila, c est ca qui est fascinant avec Bali. Malgre le tourisme qui regne ici depuis une trentaines d annees, qq m apres les resort, qq minutes avant le coucher du soleil, on peut encore assister a pareil spectacle d un autre age.
C est fantastique de constater a quel point les 4,5 millions de balinais conservent avec ferveur leur tradition. Ces 3 derniers jours, c etait Galungan, une fete importante du calendrier qui intervient ts les 210 jours. A cette occason, ils rendent hommage aux dieux et aux ancetres. Et business ou pas, l ile etait veritablement au ralenti, uniquement perturbee par les enfants deguises en barong, cette enorme peluche a crocs censee representee le Bien.
Et partout les rues decorees de bambous de plusieurs metres desquels pendent des tresses de palmiers tisses. Enfin, difficile a decrire, les photos parlent bcp mieux, bien qu elles ne recellent ni les odeurs d encens, ni les sons du  gamelan et la voix envoutante du dalang. A, il y aurait tellement a dire sur ces civilisations...
Oui, definitivement, je regretterai l Indonesie, pour ses paysages, ses traditions mais aussi pour sa nourriture riche et savoureuse, ses poissons...De combien de mie-goreng, nasi goreng, ayam goreng me serais-je regaler, difficile de compter..
Maintenant, j en termine avec l Asie teintee d Inde, en route pour l Asie des bouddha, des chinois et des peuples thai et kmerhs!
A bientot
Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : Voyages
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Mardi 17 mars 2009

Bon, vous me direz, ca fait qq temps qu elles sont deja plus trop en place, mais la, y en reste plus grand chose...j ai laisse le gros sac, pris mon sarung que je ne quitte plus (et oui, Coco, j ai adopte non pas la pareo mais la sarung attitude lol) mon K-way, ma brosse a dent, mon appareil photo, et j ai enfourche mon scoot de location.
Je suis maintenant a Lombok, a l est de Bali, apres une journee et 2 nuits au paradis artificiel de Gili Trabawan; bon pas que artificiel qd meme, tu nages ds l aquarium a moins d une dizaines de brassees de la plage. J ai ainsi pu admirer une tortue en train de se regaler d algues a moins d un metre de moi! Et j y ai aussi bu le meilleur jus de banane depuis bien longtemps. Et fait des rencontres sympas comme les 3 potes francais que je salue au passage, ils ont du reintegre leur bureau respectif :-) et Alain, le suisse, horloger de son etat bien sur lol.
Bon alors le scooter a Lombok maintenant...Je me suis promis de regarder le film avec Marc Lavoine (Tous les matins du monde) a mon retour, pour voir s il parle des flics. Parce que les paysages sont magnifiques c est vrai : en ce moment c est l une des 2 recoltes annuelles ds les terrasses de rizieres, grandiose; et au sud de l ile, tres vallonne, les plages desertes se succedent. Mais il y a ds ce pays comme bcp d autres une vraie plaie...la corruption.
Avant-hier j avais pas fait 50 m apres l agence de loc que j me fais arrete...Merde, fais .hier, il est deja 16h30 et j ai bien 3h de route jusqu a la plage ou je souhaite passer la nuit. Bon, j commence a avoir l habitude car a Bali j y ai eu droit 2 fois mais la ca s annonce plus delicat. Ils me conduisent ds leur cabane, ils sont tout beaux ds leur bel uniforme tout propre, et moi j ressemble a rien avec mon short et mon debardeur de touriste.
J ai affaire au capitaine de brigade en personne. Apparemment, j ai fait une bourde, sur la route a 3 voies quand on va tout droit il faut s arreter sur celle du milieu au feu et pas sur celle de gauche comme c etait mon cas. Bon, qd on voit l anarchie generale qu il reigne ici sur la route, on se doute que ma faute n est pas gravissime.
Bref, de toute facon je sais tres bien ou ils veulent en venir, et j applique a la lettre la consigne du petit routard. Je pipe pas un mot d anglais et si je parle bien qq mots d indonesien pour leur faire un minimum la conversation, je comprends pas assez pour les suivre jusqu au bout de leur raisonnement.
Je finis pas admettre mon erreur mais qd il est question de me remplacer contre remuneration au tribunal, je suis completement largue. Et je parle, je parle, je les inonde de francais lol. Je leur raconte ma vie, mon programme de ces 2 jours, etc...Et je me tiens a ce grand principe, toujours garder le sourire, etre cool.
Alors vous me direz, t aurais pu payer, en negociant, je suis sur qu avec 3 euros ils m auraient laisser partir immediatement au lieu de m usiner comme ils l ont fait pendant pres d une heure. Et je m serais pas retrouve a crecher ds un hotel en construction. Ah mais c etait tellement drole...Et puis mes .utains de principe ca me perdra. Et j ai aussi pense a tous mes compatriotes qui passeront un jour a ce carrefour, "parler francais ils vous laissent partir en general" qu ils disaient. Donc si d aventures vous passez un jour par le carrefour de Mataram, vous savez ce qu il y a faire...

Bon, apres cet intermede qui m a permis de faire connaissance avec la marechausse locale, j ai donc pris la route du sud, ah le sud...Comme je le disais, je suis arrive a l objectif que je m etais fixe bien apres le coucher du soleil. Selong Blagnac, et sa plage de reve, est un endroit en devenir. Tellement en devenir qu il n y a pour l instant, ni hotel, ni resto. J ai donc inaugure et l hotel, et le fait de dormir ds un hotel en construction. Oui, en demandant a droite a gauche, on m a gentiment propose de dormir ds le 1er bungalow, pas encore fini mais avec deja la salle-de bains et le ventilateur (mais ss le lit c eut ete trop beau lol).
J ai repris la route de la cote de bon matin, m arretant prendre le ptit dej en bord de plage a Kuta, puis le cafe a Gerupuk, le spot de surf du bout du monde. Et ensuite direction Tetebatu, le centre de l ile, ou je me rends pour retrouver un peu de fraicheur. Les hotels de ce petit village de presque montagne ont la bonne idee de proposer des bungalows individuels et traditionnels, avec le mandi ("salle de bain" version indonesienne) en bas et le lit sur la mezzaninne a laquelle on accede par une echelle. Trop cool!!
Je me rends l apres-midi a l une des cascades des environs, connues pour ces proprietes medicinales et pour faire pousser les cheveux aussi :-) Au retour, j assiste a diverses scenes quotidiennes, une partie de "toupies" entre adulte. A ce que j en ai compris, 20 joueurs en tout, 2 equipes, le but du jeu est d avoir la toupie d un des partenaires qui dure le plus longtemps. Pour cela, ils se "decanillent" les toupies les uns les autres, tres tres impressionnant, le bruit de la corde tel un fouet qd la toupie est liberee. Et puis, une partie de foot entre 2 equipes locales. Comme a chaque fois, il faut raconter d ou on vient, pour combien de temps on est la...Ils sont vraiment marrant car yen a tjours un qui veut s exercer en anglais. Faut les comprendre, ils ont pas souvent l occasion et sont vraiment curieux. C est parfois un peu pesant il faut le reconnaitre mais c est toujours amical. Je crois ce que l une des choses que je retiendrais de l Indonesie, c est son incroyable humanite, a ts les sens du terme. Du monde, partout, tout le temps, ils ne faut pas venir ici pour la tranquilite, ou alors se retirer ds un resort. Quel contraste apres la Tasmanie tt de meme.
Je suis un peu triste car je n ai pas trouve le village de pecheurs de mes reves pour passer qq jours a pecher. Maintenant, je retourne a Bali, je veux me rendre a Ubud avant de decoller dimanche prochain pour Hong-Kong.
Heureusement car les hotels sont hors de prix, j y ai un pied-a-terre chez un certain David Palmer.
Voili, voila pour cette fois, je ne sais pas s il y aura de nouvel article avant l Asie du sud-est maintenant donc peut-etre pour la derniere fois,
Selamat jalan

Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : Voyages
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Lundi 9 mars 2009

Bon je sais pas si j ai des choses tres interessantes a dire aujourd hui, mais c est pas grave, je beneficie d un acces internet gratuit grace a mon ami Jack et son laptop alors j en profite. :-) et puis parler francais me manque alors, let s go! et oui, les occasions de pratiquer ma langue ne sont pas si nombreuses, j ai bien rencontre 3 jeunes en vacances pour 2 semaines, mais mes compatriotes sont moins nombreux qu habituellement. Kutah beach, c est plutot les australiens en masses et ce week-end les javanais car c etait ferie pour les musulmans aujourd hui.
Bref, je travaille mon anglais avec mes compagnons, je revise l espagnol avec Anna la portugaise, et je continue de developper mon bahasa indonesia :-)

Bon desole, c est pas d un tres grand interet tout ca...Que vous dire sur Kuta -parce que Bali j peux pas encore trop en parler...- ben c est qd meme la destination revee pour des vacances plages...Aujourd hui  j ai pris le 1er cours de surf de ma vie. C est une station ideale pour debuter car les vagues ne sont pas trop grosses. Beaucoup d activites en perspective, a des prix tres abordables. Le soir, les cocktails coulent a flot et la musique envahit la rue principale. En ce moment, j suis juste en face d une des plus grandes discotheques, le Bounty, ptet bien celle qui a explose il y a qq annees. On a du mal a y croire quand on voit les cohortes entrer et sortir...
Le programme? surement encore une journee plage demain, histoire de progresser en surf, a moins que les courbatures ne me tiennent cloue sur le sable, lol. Car j avoue qu entre les coups de soleil et ts les coups que les vagues m ont infligees, c est pas gagne...
J suis un peu desole quand meme d infliger a mes lecteurs metropolitains cette evocation lol. Quoique j ai oui dire que le froid s etait retire des lattitudes francaises. Voila, je voulais dire qu ici c est loin d etre la morosite, mais finalement comme la majorite des endroits ou j aurais passe mon annee. C est vrai, meme si de temps en temps je suis sorti des sentiers battus ou ai fait les choses differemment, cela aura ete une annee a cotoyer des gens qui vivent ds des lieux de tourisme, ou qui sont en vacances. Parce qu au bout du compte, qd on visite un pays, surtout pour la 1ere fois, on a envie de voir les centres d interets de celui-ci. Et ya pas de secret, c est bien souvent des lieux tres populaires. Qq part j aurais donc ete sous endorphines pendant tout ce temps, lol. La replongee ds le quotidien s annonce difficile mais je compte sur le soutien de mes amis et ma famille pour traverser ce cap.

J ai ecrit cela il y a 2 jours. Comme prevu, les courbatures etaient aux rdv et le manque de sommeil ne m a pas non  plu pousse vers la plage. Ca a donc ete une journee harassante, de la chaise-longue a la piscine, de la piscine a la chaise-longue...Bon aujourd hui on s est un peu loupe, on voulait se louer une voiture et partir se balader ds l ile mais le reveil tardif, les qq gouttes de pluie nous ont dissuade. D autant plus que j ai des galeres avec mon prochain billet d avion, mon programme de la matinee est tt trouve.

Demain, c est decide, je pars pour Lombok, je reviendrais a Bali pour voir Ubud et la cote est qui est tres belle.

Sampai bertemu anda

Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Dimanche 8 mars 2009
Des pierres de plus dans ma construction personnelle. C en est termine avec Java depuis hier soir, mais j y suis encore ds ma tete. Je ne sais pas trop par ou commencer. Tant d idees me traversent l esprit dans ce voyage. Allez, au choix, je vais parler de ma rencontre avec les habitants du quartier autour du palais du sultan.
C etait au retour de Borobudur, a Jogya donc. J avais ds l idee de sejourner dans l autre quartier sympa de la ville. En fait de sympa, j ai pas du tout accroche -comme quoi on est pas tjours d ac mon routard et moi lol-, et ai decide de retourner la ou j avais ete precedemment.
Chemin faisant, je retombe sur un des musiciens du gamelan du sultan qui m avais aide a trouve mon chemin 1 ou 2 jours auparavant. On rediscute, je parle du spectacle de jeux d ombre auxquel je souhaiterais assister.
Il me presente des personnes qui faconnent ces objets. Et la je suis veritablement scotche par non seulement le travail artistique, mais par tout l aspect philisophique qu il y a derriere. Pendant une demi-heure on va tenter de m expliquer tout cela mais j avoue que c est facile a aborder pour nos esprits cartesiens. J etais loin d imaginer la profondeur de cette culture. Et par sa vigueur toujours vivace. C est toute une communaute (15 000 personnes), tres solidaires, vivant aux abords du palais et soutenus par la sultan, qui reside la dans une surface de 1 km carre.
Ils me proposent de dormir chez l un d eux. Bien qu un peu gene, surtout quand j ai compris que Milo -oui, c est le nom de mon hote d un soir :-)- m a laisse son lit pour dormir par terre, j accepte. C etait vraiment extrement enrichissant d etre ainsi plonge au sein de leur quotidien pendant ces qq heures. Alors bien sur c est toujours ambigu. Car evidemment ils finissent par te proposer d acheter. C est leur metier et moyen de subsistance apres tout. Et meme Arto le musicien m a rapidement avoue qu il avait un 2eme boulot car le gamelan ne l occupe qu a mi-temps. Et celui-ci consiste a rabattre les clients vers l atelier de batiks de son patron.
La vie pour eux est tellement differente de la notre. Pas de 35h, pas vraiment de distinction entre vie privee/vie professionnelle. Comment cela serait-il possible, la boutique est a peine a quelques metres de la "maison" ou ils vivent. Arto m a montre son chez lui, la encore nouvelle gene, sa femme et son fils dorment au milieu du couloir.
Enfin voila, ainsi va le monde, je sais que je n y changerais rien, mais apres tout ce que j ai vu, je peux juste dire que je n ai tout simplement plus le droit de me plaindre, jamais.
Et ca, ca n est presque rien en comparaison de ce qui m attendais a Kawa Ijen. Oui, apres cette nuit et une suivante pour admirer le magnifique Pramdaman et passer une derniere soiree avec mes amis, j ai pris la route des volcans. Le Mont Bromo d abord, ou j ai fait la connaissance de mes actuels compagnons de voyage, puis le sulfureux cratere situe a l extreme est de java. Au-dela du caractere magique que la nature peut offrir en ces lieux, j ai ete particulierement marque par le "spectacle" des hommes qui recoltent le souffre a meme le volcan, et le transportent sur leurs epaules a plusieurs kms de la. Est-ce utile de les decrire, avec leur charge de 50, 60 kgs sur les epaules, luttant pour sortir du cratere? Est-ce utile de raconter qu ils sont payes une misere pour faire ca (500 roupies par kgs, 2 a 3 euros par jour) Est-ce utile de dire que c est revoltant de voir ca au 21e siecle, que leurs conditions de travail sont inhumaines? Et le pire, mais est-ce vrai, je n ose y croise, ca parait tellement gros. Quand j ai demande en redescendant pourquoi on utilisait pas des ponneys comme ceux qu il y avait au mont Bromo pour les touristes, on m a repondu qu il y en avait il y a qq annees, qu on a arrete a cause des dejections, pour ne pas gener les touristes...Oui, c est une reflexion que l on a reguliement, notre impact n est pas neutre. C est bien beau d aller voir des choses que personne ne voit, de rencontrer des peuplades isolees, mais quelle est la limite? Je n ai pas la reponse.
Bon, je ne peux terminer ce post sans evoquer mes compagnons de voyage. Des gens fascinants, Ali d abord, l allemand de parents turc, qui realise depuis 30 mois son reve de toujours, voir le monde. Annee apres annee, cumulant heures et boulot supplementaires, il a tout mis en place pour vivre son reve. Avec Ana, l immigree portugaise en terre allemande depuis une quizaine d annees, ils forment un couple atypique. Je ne me lasse pas de les admirer, eux et leur reve. 30 mois de voyage, c est tellement enorme; si la redescente va etre dure pour moi, qu en sera-t-il pou eux...
Avec le petit dernier, qu on appelle Jack car le sien est vraiment "a coucher dehors", on forme un drole de quatuor.
Jack vient du centre de la Chine, il m a bien dit sa bourgade mais bien que ca doit faire plusieurs millions d hab j avoue que je ne connaissais pas :-)
Jack, je l adore car il ressemble comme 2 gouttes d eau a mon pote Patrick (meme visage mais avec un peu de barbe, etonnant pour un asiats, non? memes expressions...) Je continue a apprendre sur la Chine et ca me fout vraiment les boules de ne pas y aller. Non decidement, le visa est vraiment trop cher depuis Hong Kong et puis Ana m a mis l eau a la bouche avec le Cambodge et les temples autour d Angkor.
Alors oui, on nous demande souvent d ou on vient et c est toujours comique quand l un dit saya Prancis, et l autre j suis allemand, moi portugaise!...bon, c est ballot, ca ferme, la suite ds un prochain episode
a+
Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : Voyages
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Lundi 2 mars 2009
Ahhhh, ca y est, je suis tombe sous le charme...J ai ressenti les frissons caracteristiques connus naguere en d autres lieux. Java m enchante... Je suis a Bodorudur. Plus que les qq temples que j ai pu apercevoir au cours de ma balade de l apres-midi (je me reserve le clou, le plus grand temple bouddhiste du monde, pour demain matin, des l ouverture du site a 6h), c est les emotions ressenties ds la campagne environnante qui m ont marquees a ce point. Quel bonheur que de sentir le vent souffler sur mon visage, les sourires, les 'hello mister" aux moindres detours. Je voudrais le crier au monde entier : 'venez! car ces gens le meritent, mais pas seulement. Oui, ca fait vraiment mal au coeur de voir aussi peu de touriste. Les hotels sont vides, les grands sites accueillent bien sur leur lot de cars touristiques, mais les gens ne restent pas, font dans la journee les 2 principaux sites et s en retournent a Joguiakarta. Attention, je ne jette pas la pierre, tt le monde n a pas le luxe de temps dont je dispose. Une fois de plus, j ai fait le choix de sortir de la ville pour etre le 1er demain et je dois dire que je ne le regrette pas un 1/4 de seconde. Si vous aviez pu voir la joie de ces gens a me voir circuler sur le velo bien trop petit pour moi, dans les ruelles adjacentes aux arteres principales. C est fou comme en faisant qq metres a cote on peut se retrouver si loin...En un mot, sortez des sentiers battus, vous ne serez jamais decus... Alors oui, il faut venir, revenir a Java je vous en conjure...Les gens d ici continuent a souffrir des repercussions des attentats perpetres par qq extremistes en 2002 et 2004. Il faut savoir que si la majorite de la population indonesienne est musulmane (excepte a Bali), c est un islam tres modere qui est ici pratique, et la coexistence entre les differentes religions est un modele qui perdurera longtemps je l espere. De plus, et en consequence certainement, les prix sont ridiculement bas : des nuits d hotels a 3 euros, de la bonne nourriture partout et en abondance pour qq centimes d euros. Et les transports, j en parle meme pas, ou plutot si, j ai voyage depuis Djk (7h de train) en 1ere classe avec repas pour moins de 20 euros. Outre le prix et la gentillesse des gens qui ne font pas tt, c est un endroit a l histoire riche et qui offre en consequence bcp du pt de vue culturel. Et puis il y a cet artisanat extraordinaire, les tissus (batiks, sarungs) et tout le travail du bois et de la pierre pour lequel les javanais n ont pas leur pareil. Et je ne vous dis rien de la musique (ceux qui me connaissent savent que c est un peu moins mon rayon, lol) Voila, si cela ne pouvait donner qu a une seule personne l envie de decouvrir Java...Et pour ceux qui se posent la question, non je ne suis pas commissionne par l office du tourisme javanais :-) Apres cette envole lyrique, revenons sur les precedents jours. 3 jours au sein d une famille indonesienne qui m ont permis de prendre la temperature, puis le train pour Yogya comme on l appelle affectieusement. Une arrivee epique, a 1h du matin, a chercher mon hotel au milieu des conducteurs endormis ds leur becak, le pousse-pousse local. Une 1ere journee tranquille a humer l atmoshere de la ville, bruyante, encombree mais avec infiniment plus de charme que la capitale. Quel regal que de s arreter au hasard des rues, gouter les innombrables mets, et les fruits encore plus nombreux que propose cet ile extraordinaire. Et la viste du palais du sultan, le kraton, sympa mais sans plus ce matin. Mon programme pour la suite, escalader les flans du volcan Merapi, peut etre le 2eme site de Prambanan "qu il n est pas pensable" de ne pas faire en sejournant a Yogya d apres mon partenaire du moment, Mr GdR :-). Et puis surement un spectacle musical avec les marionnettes vous savez (wayang kulit, tres bon a placer au scrabble lol) qui dansent pendant toute la nuit au son du gamelan, l orchestre traditionnel. A moins que ce ne soit plus simplement la fete de l anniversaire Mohammed -qui dure jusqu au 9 mars ils prennent le temps de bien faire :-)- qui ne retienne mon attention. Ah oui, autre chose aussi devrait m occuper, mes petites emplettes de printemps. Qui qui veut un sarung certifie made in Indonesia, j vous le fais a 20 de nos bons vieux euros c est cadeau!! Allez, selamat tinggal! ah oui ca aussi c est un interet de l Indo, le bahasa indonesian est super fastoche : un sujet, un verbe, un complement, pas de grammaire, pas de conjugaison (vous vous rendez compte, pas de temps a apprendre!! ils s embetent pas, on met demain ou hier, et hop le tour est joue!) Et en plus ya pas de verbe etre... ca donne par exemple : saya lapar, saya mau makan, di mana rumah makan? Litteralement, "je faim, je vouloir manger, ou maison manger? en sorte que qq jours encore et je devrais pouvoir ajouter une 3eme langue etrangere sur mon beau CV :-) bon et la mauvaise nouvelle, c est qu une fois encore les coins recules c pas bon pour le chargement des photos, donc pour celles du jour faudra repasser...pour les ptits malins presses, ya celles des 1ers jours sur hiboox (un bon point a celui ou celle qui les trouve avant le prochain episode)
Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : Voyages
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Samedi 28 février 2009
Avant de vous dire qq mots de mes premiers jours en Indonesie, je voudrais conclure sur les australiens (ou du moins sur ceux de Tasmanie et des environs de Sydney). Ce sont probablement les personnes les plus amicales de tous les peuples que j ai rencontre jusqu a present dans mon parcours. Alors je vous en conjure, si jamais vous en croisez un au detour d un chemin de notre pays, traitez le comme qqun de votre famille car c est bien comme cela que les etrangers sont accueillis dans ce pays.
C est difficile de dire cela, mais l image des francais et de leur accueil n est pas des plus reluisante (j ai malheureusement eu cette echo la a plusieurs reprises, et provenant de personnes qui aiment notre pays).
Voila, je ne sais pas si j ai raison d evoquer cela et d aucuns se demanderont de quel droit je me permets de juger mes compatriotes. Mais comme l a dit un de mes lecteurs, si le devoir de l historien est de transcrire l histoire en essayant d etre le plus fidele, celui du voyageur est d etre objectif sur ce qu il voit et aussi de rendre compte de l image de son pays a l etranger.

Maintenant que cela est dit, l Indonesie...J y suis depuis 3 jours et je retrouve avec plaisir cette atmosphere de pays a l apparence destructuree. Alors sous la pluie oui, c est encore la saison pour un mois mais d apres mon hote Zo Genardo c est meilleure periode car il fait moins chaud que le reste de l annee (27 -28 qd meme en moyenne). Il a plu toute la nuit, des trombes d eau comme je n en avais jamais connu, a tel point que j ai vu un moment la maison sous 2 metres d eau comme il y a 2 ans d apres Zo.
Alors Djakarta? Et bien c est comme annonce moche, surpeuple, archi polue et avec un trafic inimaginable (12 millions d habitants), mais j aime ca! :-) Le 1er jour on a ete au musee national et j ai eu la chance de rencontrer une francaise, passionnee de l Indonesie, qui faisait une visite privee pour sa famille venue de France. Quelle parfaite introduction a l Indonesie (et meme a l Asie car l archipel a de tt temps connu bcp de mouvements et de commerce avec ses voisins) que ces 2 h de visite.
Maintenant, mon sejour sur Djakarta arrive a sa fin, je prends le train pour Yogia dans l apres-midi.
A bientot
Par Sylvain - Publié dans : Asie - Communauté : Voyages
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Dimanche 22 février 2009
Et voila, notre sejour sur l ile de Bruny Island, au sud-est de la Tasmanie, touche a sa fin. Ce n est pas sans regret que nous allons quitter cet endroit merveilleux. J y ai trouve le repos et la serenite auxquels j aspirais depuis quelques temps. Merci John, merci Alison et merci Clio (et oui, comme la voiture mais surtout comme la muse de l histoire) pour votre accueil et votre gentillesse. J ai appris a vos cotes le vrai sens du mot generosite.

Voila, j avoue que j ai pas trop le coeur a resumer notre sejour. C etait exactement ce qu il, au moment ou il fallait : de la nature en veux tu en voila, des animaux de toute sorte (wallibi, opossums, lapins, pinguins, dauphins...), des activites utiles de plein air (cueillette des fruits, compostage, deforestation, jardinage diverse...), de la bonne nourriture (et des kgs repris) et de la culture , bcp de culture grace a John qui est un puit de science comme je n en avais jamais rencontre. Merci Corinne (et merci woofing) de m avoir permis de vivre cette experience.

Maintenant c est l Indonesie qui se profile, et avec elle tout un continent et une nouvelle culture que je m apprete a decouvrir. Comme a chaque fois, se melent une part d excitation et un peu d apprehension face a l inconnu. Grace a Alison, je connais qq mots d Indonesien, ce qui devrait m etre utile en particulier a Java ou l anglais est peu pratique a ce que j ai cru comprendre. Comme a chaque fois, mon plan n est pas tres bien ficele :-) Je suis en train de me chercher un couch pour les 1ers jours a Djakarta; ca me serait bien utile, histoire de m impregner avant de penetrer pour de bon ce nouveau monde. Comme a chaque fois, je ne sais pas trop ce que je vais y chercher. Vais-je etre confrontes a de nouveaux paysages, a des animaux qui m etonneront? En fait, je ne sais pas grand-chose de l Indonesie, excepte que c est un archipel compose d une kirielle d iles toutes tres differentes les unes des autres; que Java est reputee pour ces volcans, et Bali pour ses plages, ses temples et ses Australiens en short buvant des bieres dans le sud de l ile.
Voila, pour moi, c est ca l interet du voyage, etre catapulte dans un endroit qu on ne connait absolument pas, et decouvrir, decouvrir, decouvrir...Revivre sans cesse la 1ere fois, la 1ere plongee dans le bain, pour connaitre a nouveau l ivresse de la perte des reperes. C est devenu ma drogue. Au fond, je me rends compte que maintenant le voir et faire a moins d interet; ils sont devenus un pretexte a la rencontre. Car je suis toujours avide de ces rencontres qui enrichissent, qui ouvrent l esprit a d autres manieres de penser, de travailler, de vivre.
Voila, encore 2 jours en Tasmanie, je m envole mercredi pour Djajarta, via Sydney.
A bientot,
Sylvain
Par Sylvain - Publié dans : Oceanie - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Vendredi 30 janvier 2009
Vous vous demandiez ce que j etais devenu, pas vrai? Et bien figurez vous que j etais retenu en otage pendant ces 10 derniers jours, par un representant de l armee revolutionnaire bretonne! Mon ravisseur se prenomme Corinne; 25 ans, originaire de St James pres du Mont St Michel; si jamais vous la croisez, il s agit d une dangeureuse activiste au service de la cause autonomiste. Non, j deconne : en fait, on est tt simplement parti en vadrouille, en immersion totale a travers la Tasmanie.
Ca me trottait pas mal ds la tete, suite a la frustration de n avoir pu aller partout en Nlle Zelande. Alors j m etais mis en quete d un partenaire de route pour louer un van. Apres s etre retrouves sur Sydney pour mettre au pt les details pratiques, je l ai recuperee a l aeroport avec le ledit van lundi de la semaine derniere.

On l a rendu aujourd hui, avec un petit pincement au coeur. Maintenant, va falloir digerer tt cela...comme a chaque fois, une rencontre et une tranche de vraie vie ne laisse pas indemne. On est encore tt etourdi par nos 10 jours, mais on pense deja a preserver nos souvenirs : 1ere etape, recuperer les photos de l un et l autre, supprimer les doublons. 2eme etape, ecrire notre carnet de voyage qu on avait completement delaisse, se rememorrer les noms des lieux, la chronologie des choses. 3eme etape, le plus important surement, raconter les bons moments -sans masquer les moins bons-, consigner les choses apprises : sur l Australie, la Tasmanie, ses animaux, ses plantes, et tout ce que l on appris sur nous meme.

C est une experience fascinante : imaginez, vous rencontrez qqun 2h et 5 jours plus tard vous partez 10 jours avec cette personne dans un van. Quand on y reflechit, c est assez dingue...mais ca marche! Alors, avec du consensus bien sur, de la psychologie et une bonne dose de positive attitude. Ah, la positive attitude...Nous y voila!! Le truc, si je ne devais en retenir qu un, que m a enseigne ma partenaire de voyage. Ah, j avoue que je ne m attendais pas a ca en la rencontrant qq jours auparavant. Pensez-vous, du haut de mes 33 ans et apres mes 6 mois et demi de baroud, qu est-ce que j aurais pu apprendre d une petite jeunette de 25 ans? C etait oublier un peu vite mes classiques, "la valeur n attend pas le nombre des annees", ou "on a toujours besoin d un plus jeune (bon, j adapte un peu la) que soit".
Qu est-ce que la positive attitude d abord? Je l ai souvent questionnee la-dessus, et si je suis encore un debutant en la matiere, je vais essayer de traduire son message :-) C est une disposition d esprit qui consiste a mettre en avant les choses positives de maniere a diminuer l impact du negatif. Bref, voir le bon cote des choses, le verre a moitie plein plutot que...Attention, il ne s agit pas de nier le mauvais, mais de regarder ce qu il y a de bien, tout en restant objectif. Par cette "simple" dialectique, on parvient a etre effectivement plus positif, plus enthousiaste, ce qui est qqch de primordial qd on voyage. Je me suis prete au jeu sur une journee, et c est vrai que ca fait une difference. C est vraiment SU-PER!
Non, sans dec, Maitre Coco -nous l appeleront Coco pour plus de commodite- a raison : ds la vie , mais en voyage plus qu ailleurs, l optimisme est un etat a cultiver d arrache-pied. Et je lui tire mon chapeau pour la finesse psychologique dont elle a fait preuve tt au long de ces 10 jours, notamment en sortant la fameuse theorie de la positive attitude apres une journee ou je m etais montre un peu maussade... :-)

Ca fait drole qd meme, parce qu on finit par se raconter des trucs intimes bien sur; vous vous rendez compte, j ai meme subi les tests de psychologie Magazine!! :-) Bon a part nos bavardages de nanas lol, on a qd meme vu et fait pleins de trucs. 

D abord, on a rencontre le fameux diable de Tasmanie!!

On a vu de belles plages de sables blancs...

De belles montagnes...

De beaux panneaux...

Des petits et des grands lacs, des mers, des oceans...

Des beaux arbres et memes des epiphytes...

On a appris des mots en anglais, et meme en francais...

On a escalade puis devale des dunes de sables...

On a joue au morpion et au pendu dans le sable...

On a bu de bonnes bieres tasmaniennes...

On a joue a l artiste photographe...

On a fait des photos marrantes...

On s est invente des jeux, de mots, de chansons...

On a vu des levers et des couchers de soleil...

On s est fait le coup de la panne d essence, de la batterie, et meme celui du radiateur...

On a decouvert des animaux bizarres, et des enfants gentils...

On s est mittone des bons repas avec les moyens du bord...

On a mange des huitres, au restaurant, et directement dans la mer...

des crepes, et de la vache qui rit...

On a reve en regardant les etoiles au bout d un quai, au milieu d un foret...

On a visite les douches de parcs Discovery..

On a fait la vaisselle dans les vagues...

On a souleve des arbres...

On a fait la fete dans le van...

On a ete cherche l eau au puit du robinet...

On a fait de l interpretation de reves, et de nuages...

On a joue a des jeux d enfants...

On a vecu quoi!

Bon, la positive-attitude a un cote un peu niais il faut bien le reconnaitre, mais quel delice! bien mieux que n importe quel anti-depresseur. Mais comme toutes les drogues, attention a la redescente! C est pour cela que, histoire d atterrir en douceur, on se prevoit un petit stage de 2-3 semaines dans le quotidien d une famille; on espere une ferme, qq heures de travail en echange du logis et des repas. Peut-etre du cote de Bruny Islands, une petite ile pas tres loin d Hobart.
Puis ce sera l Asie, cette belle qui me fait tant rever depuis plusieurs semaines, le dernier continent de mon voyage. Il me tarde, il me tarde!!
Allez, a bientot tous, et n oubliez pas, pensez POSITIF!!
Par Sylvain - Publié dans : Oceanie - Communauté : Voyages
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