Si je detourne la formule bien connue pour respecter l ordre chronologique, c est bien en ces termes que l on pourrait caracteriser mon impression respective de HK-Macau et de la
Thailande. Ou pour etre plus precis celle des chinois vs thailandais.
J ai passe une journee formidable...non, commencons par le commencement. 5 jours seulement finalement que je suis de retour en Thailande et j y suis comme un poisson ds l eau je dois le dire. Des
l arrivee, les auspices sont la : je chope comme indique sur le site internet de l aeroport de Bangkok le shuttle qui conduit au terminal de transport, puis de la saute ds le
bus en route pour Khao San Road. J y fais la connaissance de Lynn, Sian et Anna, la Evan s family en vacance pour une dizaine de jours ds le coin. Le courrant passe bien, je les retrouve
pour un verre mais elles sont erreintees apres leur 18h avec escale depuis Londres, on se donne rdv pour le lendemain.
Alors que je suis parti a la recherche de ma moustiquaire et de vetements amples en prevision de la chaleur et des moustiques (mon fil rouge de ce debut de sejour), je me laisse rapidement
distraire par la party ambiante.
Ds la nieme echoppe je troque ma chasse a la chemise pour un bac de cocktail PowerMax. Me demandez pas ce qu il y avait dedans, de guerre lasse je me suis laisse convaincre
rapidement par ces gentils thai. Mais non un verre pas sufisant, faut prendre le bac pour la partie -bon, faut visualiser avec l accent pour que ca soit drole :-)-
C est le pt de rupture de la soiree, la que tt derape. Non, j exagere, le cocktail n est pas si fort, et je le sirote tranquillement, ce n est que le debut de la soiree. J echage qq mots
avec des nords-americains puis continuer a deambuler. Je suis bien un peu choque par une enfant de 9ans qui tente deseperemment de forguer ses roses a 2h du mat au
milieu des fetards. Qd je lui dis qu elle devrait etre au lit, elle me retorque qu elle ne peut rentrer tt qu il lui reste des fleurs. On m explique effectivement que ces enfants, du Nepal
soi-disant, sont battus s ils ne reviennent pas avec suffisamment d argent. Mais que faire, acheter n est-ce pas etre complice en encourageant?
En fait la question ne s est pas reellement poser pour moi a ce moment la mais c est un debat du meme type que j aurais le lendemain avec couple de retraites suisses, au sujet cette fois de
la Birmanie : y aller ou pas? Soutenir financierement la junte militaire par l apport de devise, ou continuer d ouvrir le pays par notre presence en esperant que petit a petit les choses changent
a l interieur du systeme. Pour eux le choix est fait, ils y vont depuis plusieurs annees car ils y aident des gens, des coups de main concret, l achat d outils de travail, de
materiaux pour la construction. Assurement une rencontre riche d enseignements que ces 2 heures passees au bord de la piscine d un hotel au lendemain de cette fameuse soiree.
Ah ce pays est un bouillonnement, d idees, de voyageurs de tt poils, vacanciers, benevoles, journalistes, routards, queutards allez j ose et businessmen. Donc je reviens a ma soiree, et a
Patrick le businessmen, tiens un autre ;-). Qq minutes apres l episode de la petite fille des rues, je tombe sur un gars au maillot de l equipe de France. Un de ses chauffeurs du celebre tuk-tuk,
cet engin a 3 pattes et un moteur. Super soiree, las-bas, avec des filles :-) Une biere et la course AR pour 70 bats (ca fait 1 euro 50). Je me remmemore ma fin de soiree peruvienne et me
dit, aller pourquoi pas, voyons voir ce que ca donne ici ce genre d endroit. On rentre, on s installe et ce que je vois ne me plait pas du tt. Les nanas sont assises en face de toi, a une
quinzaine de metres, les unes a cote des autres en te faisant des gds sourires. Bref quasimment comme au marche le sourire en plus...En plus la biere est a 200 bats au lieu des 70 annonces.
Et puis j ai pas fini mon bac d abord, lol. Bref, j dis a mon nouvel ami que ca ne me convient pas, qu il m emmene ailleurs, ds un endroit "normal". Donc on ressort, on fait 10 m et on s
retrouve au Spiz. Bon c cheros l entree, 300 bats pour le coup mais avec conso et c vrai que ca a l air pas mal...Mon pote veut que je lui paye l entree. Non il est sympa mais qd meme, c tres
loin du deal initial. J lui file finalement 20 bats et le libere de son obligation pour le retour.
Non me voila au spiz. Bon, pour etre tres honnetes, la difference avec l endroit d avant, c est qu au lieu d etre assises, les filles sont debout en train de danser, elles sont ptet 200 ou
300 (ben c une gd salle de discotheque quoi) et si ya bien quelques femmes occidentales, pas un seul thai masculin traine ds le coin.
Alors j sais pas si on m suit toujours, moi j ai du mal car c est un peu embrume a ce moment la, il doit ds les 3h du mat. C est la que j fais la connaissance du profil businessmen europeen en
Asie du sud-est. Alors la...j vais pas l louper celui-la, lol. Que je me souvienne, ne disons pas de betise...Son age exact, j l connais pas, certainement une cinquantaine d annees, il a quitte
la France ya un bon bout de temps bien sur, apres avoir bourlingue a Tahiti et j sais plus trop ou. Bien sur, il a tjours des affaires la-bas : oui, c est bon pour y faire de l argent,
appartements, import-export, mais pour y vivre, non merci. Bon, j vais pas vous faire le couplet des expats, je le fais tres mal. Patrick est le business de luminaires, pas ici en Thai, non c
cuit la Thailande c deja trop developpe, on y vient pour le repos et la detente car c le seul endroit civilise (non la j exagere c etait pas le mot exact, mais + ou - l idee) ds le coin.
Donc notre Mr est ds le luminaire, il arrose notre beau pays (la France cette fois) et me sort la litanie des But, Conforama, Pier Import et consors dont il est le 1er fournisseur de
produits made in China, l eldorado de l homme d affaires.
Bon j voudrais dire immediatement, peu importe si les faits sont exacts, on a bu 2-3 verres ensemble, il s appelle peu etre meme pas Patrick; et apres, meme si je restitue pas tt bien, on s en
fiche hein, c l impression qui compte, l esprit non? Bon, j dis ca parce qu ca m emm.. un peu qu il ait pas de droit de reponse mais j suis chez moi, sur MON blog, j dis que j veux, na! :-)
Alors Patrick a ceci de bien -en plus de m etre malgre ce que je dis de lui sympathique- qu il me confirme que les creatures a qq metres de nous sont bien des lady boys. Alors les lady
boys...Bon la ca commence a etre penible car il va falloir ouvrir un autre chapitre et ca fait deja 1h30 que je martelle furieusement mon clavier. Putain j aurais du m acheter le laptop a HK, ca
me revient une fortune en connexion Internet...
Les lady boys, j etais comme la plupart d entre vous surement, j connaissais pas meme si avec mon bon niveau d anglais maintenant j avais pu deceller la signication profonde lorsqu Ali et Anna me
l ont evoque la 1ere fois a Java. Desole pour les phrases a ralonge mais j suis comme ca, moi, une idee en enchainant un autre, ca foisonne vous dis-je. Donc, tentons de mettre de l ordre ds tt
cela. Ce sont des travellos a la base, mais je crois que le terme generique recouvre maintenant travestis, transexuels, drag-queen, bref tt la clique des "femmes qui n en sont pas vraiment mais
qui hante les nuits thailandaises". Ok, jusque la pas de pb, celle-ci en est une, et celle-ci aussi. Mais alors la, je vais dire que j ai ete vraiment surpris de realiser a quel point cela
pouvait etre un pb insignifiant pour certains. Bref, j ai vu ces types, j allais dire "normaux" mais c debile ds ce domaine la, me soutenir que peut-etre, on voyait pas la difference,
que j allais passer une nuit merveilleuse et patati patata. Ben non, ya pas moyen, malgre l alcoolisation avancee, rien que de savoir...
Alors mon article est a tiroir, parce que j aborde la sexualite masculine, mais egalement la prostitution, et autre chose, que je ne sais pas comment definir. Oui, il y a ts ces types,
avec leur copine thai (j avais vu la meme a Gili island, Indonesie, mais ds l autre sens), qui si elles ne se font payer, n en sont neanmoins pas desinteressees. Alors, j observe bcp, je ne juge
pas, je m observe et me connais un peu mieux, c est tt. Certainement un ego demesure en moi pour ne pas vouloir tomber ds ce si delicieux piege. Si je dois plaire, c pour ce
que je suis et non ce que j ai; si l on doit m aimer, c est pour moi et non pour ce que je represente. Mais peut-etre, certaiment, changerais-je d avis un jour, et loin de moi l idee de
jeter la pierre aux personnes qui cedent aux chants des sirenes.
A moins que cela ne soit une trop grande mefiance, justifiee car pour en terminer, a mon retour d after (pour l ancienne generation, l endroit ou en va apres, qd le jour s est
leve), je me suis retrouve avec qq billets en moins ds les poches a mon retour a l hotel. Enfin, je me console en me disant qu on avait eu la delicatesse de me laisser de quoi rentrer
en tacos, ou en me disant que je les ai ptet perdu tt seul apres tout...
Bon j m apercois que j me suis bien eloigne de ce qui m avais porte vers l ecran ce soir, meme si j avais tres envie de parler des lady boys, ces personnages dramatiques sur lesquels il y aurait
encore tant a dire.
Non, je voulais ce soir evoque ma rencontre avec les Thai.
Apres une matinee sportive, une sortie accrobranche ou on evolua jusqu a 40m au-dessus du sol au sein de la canopee tropicale, je me suis rendu en scooter au temple Doi Suthep sur les
hauteurs de Shang Mai. Suite a ca, fut-ce une revelation spirituelle du au lieu, lol, je me suis mis a realiser a quel point je respectais ce peuple. C est la 1ere fois que je ressens a ce pt ce
la. Tout est bon en eux, jusqu a leur cuisine et leur religion. Non, ce sont des mots excessifs bien sur, mais le simple fait de vouloir le dire est revelateur.
Je crois que je suis en train de tomber amoureux, comme on peut l etre d une femme ou d un lieu.
Alors pourquoi je l aime (je vous en prie ajoutez de vous-meme la plupart d entre eux et laissez moi a mon doux reve) : ils sont respectueux de l autre au sens large, etranger ou dosmestique (ca
s est particulier, en Indonesie par exemple, ils sont geniaux avec les etrangers mais teignes entre eux), humain, animal ou vegetal. Ils sont gentils, souriants et attentionnes. Ils
cultivent leurs traditions mais ouverts a l exterieur. Heureux d echanger tout en etant soucieux de ne pas vous importuner. Poli, aimable, respectueux, tel est le peuple thailandais. Un seul
geste les resume a lui-seul je trouve, c le wai, leur salut, exprimant tt a la fois remerciement, au-revoir, qui demeure tres vivace et pas un truc pour les touristes comme on pourrait le
penser initialement.
Voila tout le bien que je pense des thailandais. Ca tombe un peu a brule-pour-point et il faudrait des exemples pour etayer tt cela bien sur; il y en a nombreux mais ils n expliciteraient
peut-etre pas tt a fait le niveau du compliment alors je prefere dire que c le reflet d une impression, de tt une foule de details que j ai pu noter et partager avec qq voyageurs d ores
et deja.
Alors voila, maintenant je suis partage, comme d hab j ai envie d aller voir ailleurs -pas pour voir si c plus vert parce que la c pas possible mais juste pour connaitre : ben
oui la descente du Mekong, Luan Prabang et Ventiane... et puis donner ma reponse a la question : les laotiens sont-ils amicaux? ou escrocs comme me l a dit Vero?- mais une autre forte
option se fait entendre : pourquoi ne pas se laisser porter, bercer par cette douce musique que vous distille l amour. Comme a chaque fois, l objet d amour vous pose
tant de questions : ne veux-tu pas connaitre les secrets de ma philosophie? Que dirais-tu d apprendre comment maitriser qq ficeles de ma cuisine? Et oui, tt cela est possible pour
qui le desir ds la ville ou je me trouve.
Reponse au prochain episode...